Festival Al-Bustan. Du Bach, et rien que du Bach
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Nº 3086 du vendredi 2 février 2018

Festival Al-Bustan. Du Bach, et rien que du Bach

 
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    Pour fêter ses 25 ans, le Festival al-Bustan présente, pour son édition 2018, une programmation entièrement dédiée à Jean-Sébastien Bach. Du 13 février au 21 mars, le public est invité...
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Pour fêter ses 25 ans, le Festival al-Bustan présente, pour son édition 2018, une programmation entièrement dédiée à Jean-Sébastien Bach. Du 13 février au 21 mars, le public est invité à découvrir toutes les facettes du plus grand de tous les compositeurs.

«S’il y a quelqu’un qui doit quelque chose à Bach, c’est bien Dieu». C’est par cette citation du philosophe roumain Emil Cioran, que Mirna Bustani, présidente et fondatrice du Festival al-Bustan a présenté l’édition 2018. Cette année, le festival célèbre ses 25 ans; c’est l’occasion idéale de réaliser enfin l’idée qui l’anime depuis des années: une programmation dédiée entièrement à Jean-Sébastien Bach. Du 13 février au 21 mars, le public est invité à six semaines de musique et de communion. Comme le dit le directeur artistique du festival, Gianluca Marcianò, l’écoute de Bach a le même effet sur l’âme qu’un séjour dans un spa sur le corps. Magazine l’a interviewé.

Pourquoi aller écouter Bach?
Nous avons une occasion unique d’écouter le plus grand de tous les compositeurs, un compositeur classique mais aussi innovant. Il a anticipé le jazz, toute la musique du XXe siècle et même avant. Il a écrit aussi de la musique sacrée absolument parfaite, une géométrie d’harmonie et de mélodie. Nous pouvons écouter aussi au Festival la fusion entre Bach et la musique arabe, mais aussi avec le breakdance, avec le jazz. Bach nous donne l’occasion de communiquer avec notre âme. A la fin du Festival, le public pourra dire qu’il connaît Bach.

A quel niveau se situe votre programmation par rapport à un festival international dédié à Bach?
Ce n’était pas facile de créer un programme totalement dédié à Bach, ce n’est pas facile non plus à Leipzig, à Salzburg, à Lucerne. Il est impossible de choisir tout Bach dans un festival; mais pendant six semaines, nous avons choisi presque tout ce qu’il est possible de choisir. C’est un choix polyédrique, comme un kaléidoscope, qui va du pur classique jusqu’au breakdance. Je pense que seulement le Festival al-Bustan peut produire un programme tellement varié et différent, qui s’adresse à tout public.

 

Après Bach, comment aller au-delà?
Il est toujours possible de trouver une nouvelle émotion, une nouvelle idée. Ca va être une grande surprise. Ce sera non seulement une idée musicale, mais elle permettra de développer la possibilité de faire de la musique ici, et de connecter le Liban avec, non seulement tous les autres festivals, mais aussi les autres expériences musicales internationales. J’espère annoncer le
projet pour la prochaine année durant le festival. C’est une idée qui remonte à trois ans déjà, mais j’ai dû attendre les 25 ans du Festival. Une période se termine et une nouvelle commence, pleine de musique, de surprises, de grands artistes et d’innovation aussi.

Bach classique
● 15 février: Magnificat, Eglise Saint-Louis des Capucins, Beyrouth.
● 18 février: La Passion selon Saint-Jean, Eglise Saint-Elie, Kantari.
● 21 février: Messe en si mineur – Eglise Saint-Joseph des Pères jésuites, Beyrouth.
● 23 Février: Variations Goldeberg avec Martin Stadfeld (piano).
● 8 mars: Suites pour violoncelle nos. 2, 4, 6 avec Antonio Meneses- Musée national.
● 10 mars: Suites pour violoncelle nos 1, 3, 5 avec Victor-Julien Laferrière – Eglise Saint-Charbel (Maad) – 19h.

Bach avec un twist
● 13 février: JSB for Jazz Sebastian Bach avec The Swingle Singers.
● 25 février: Breakdancing Bach avec The Red Bull Flying Bach.
● 1 mars: Soirée poétique arabe avec Bach, avec Mireille Maalouf et Rifaat Torbey (acteurs), Roman Storojenko (violoncelle) – Grystal Garden, Hotel al-Bustan.
● 28 février: Jasmin Toccata avec Jean Rondeau (clavecin), Thomas Duford (luth) et Keyvan Chemirani (zarb/santour).
● 17 mars: Bach Plucked Unplucked avec Edouard Ferlet (piano) et Violaine Cochard (clavecin).
● 20 mars: Contemporary Innovative Rythms avec Florain Willeitner (violon), Maria Radutu (piano) et Ivan Turkalj (violoncelle).
Les concerts sont prévus à 20h30, à l’Auditorium Emile Bustani sauf mention contraire.
Pour consulter tout le programme:
www.albustanfestival.com

Nayla Rached

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Éditorial
Des chiffres introuvables

La catégorie de Libanais qui peinent à boucler leurs fins de mois grossit à vue d’œil. Sciemment ou inconsciemment, de plus en plus de familles éliminent du panier de la ménagère des produits devenus trop coûteux. Avant d’en arriver là, elles ont réduit, progressivement, leur train de vie, reportant le remplacement d’une voiture, espaçant leurs voyages, ajournant le renouvellement d’un salon ou d’un appareil électroménager. Les gens consomment moins et moins cher. Tous les mois, des familles voient leur statut socioéconomique se détériorer, passant de la classe moyenne aux couches les plus défavorisées et démunies de la société.   Les acteurs économiques et sociaux se renvoient la balle et échangent les accusations. Chacun propose des solutions partielles, à travers le seul prisme de ses intérêts étroits et sectoriels. Les syndicats réclament une augmentation du Smic, sans s’interroger sur les possibles implications d’une telle mesure sur l’ensemble de l’économie (voir page 38). Le patronat ne se soucie que de ses marges de gains et du poids des charges sociales qui pèsent sur ses comptes. Tous rejettent la faute sur l’emploi de la main-d’œuvre syrienne, qualifiée ou sans qualifications, qui envahit des pans entiers de l’économie.L’Etat, premier concerné par les grands choix stratégiques, régulateur en chef et principal catalyseur de l’activité économique, aussi bien dans les secteurs public que privé, est inscrit aux abonnés absents. Il faut dire que les dirigeants ont d’autres chats à fouetter en ce moment. A quelques mois des élections législatives, ils sont occupés à s’écharper, tantôt pour un décret de promotion d’officiers, tantôt pour des réformes de la loi électorale. Ils sont surtout motivés par l’obsession de perdre un peu de leur influence.Mais à quoi sert cette influence sinon à protéger leurs intérêts immédiats, souvent au détriment de ceux de l’Etat et du bien général? Et même si les dirigeants étaient réellement soucieux de freiner la chute vers les abysses de la pauvreté d’une grande partie de la classe moyenne, ils n’ont ni les compétences ni les outils nécessaires pour le faire. Pour arrêter des choix stratégiques et établir des plans intégrés de relance de l’économie, il faudrait disposer de données précises et de chiffres exacts. Tous les Etats qui se respectent sont capables de fournir, en temps réel, le nombre de chômeurs. Ici au Liban, le pourcentage de personnes sans emploi est une «opinion». Qui est capable de nous dire combien de Libanais sont au chômage? Hier encore, le ministre de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan, affirmait que 30% de la population active est sans travail. Si tel est le cas, nous sommes déjà au fond de l’abysse sans le savoir.La situation n’est guère plus reluisante pour toutes les autres données et chiffres fondamentaux et indispensables pour établir des plans. Ceux dont nous disposons, concernant notamment les comptes de l’Etat, remontent à 2015.Tout compte fait, avoir des chiffres exacts c’est peut-être trop demander à un Etat qui n’a pas procédé à un recensement de la population depuis 1932.


 Paul Khalifeh
   

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