Festival du Film Libanais. Hommage aux femmes
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Nº 3093 du vendredi 7 septembre 2018

Festival du Film Libanais. Hommage aux femmes

 
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C’est l’un des festivals cinématographiques les plus ancrés dans le paysage local. Anciennement connu sous le nom ..né à Beyrouth, le Festival du Film Libanais, organisé par Bande à Part productions, revient cette année pour une 13e édition, du 17 au 21 septembre.

La 13e édition du Festival du Film Libanais se décline dans sa thématique comme un hommage aux femmes dans le cinéma, une manière de suivre un peu la marche du monde. Un hommage aux femmes d’autant plus prégnant que le festival s’associe en partenariat avec FFFMed, Films Femmes Francophone Méditerranée, également organisé par Bande à part productions, une résidence d’écriture de scénario pour les femmes francophones de la Méditerranée, qui préparent leur premier long-métrage, une résidence qui se tiendra du 11 au 18 septembre, à l’Institut Français de Deir el-Qamar.
C’est le 17 septembre que s’ouvrira le Festival, avec la projection du dernier film de Nadine Labaki, Capharnaüm, présenté dans la sélection officielle au dernier festival de Cannes, (Prix spécial du Jury). Dernière femme libanaise à être sélectionnée à Cannes, c’est avec la première femme libanaise, et même la première femme arabe à être sélectionnée à Cannes, Heiny Srour, que se terminera le festival, et en sa présence, à travers la projection, le 21 septembre, de son film, avec la collaboration de Nadi lekol el-nass: L’heure de la libération a sonné, un documentaire controversé autour du rôle des femmes pendant les révolutions et les guerres. Une manière de mettre en lumière les pionnières du cinéma libanais.
Loin de toute idée féministe discriminatoire envers les hommes, le Festival se penche sur les femmes au cinéma, en raison notamment de leur grande présence dans l’industrie locale, contrairement au reste du monde et contrairement à d’autres professions. Mais il ne s’agit pas uniquement de mettre en avant les femmes qui sont déjà visibles, les réalisatrices, les productrices, les actrices, et même les scénaristes, mais celles qui sont un peu moins visibles, un peu plus dans les coulisses, comme les compositrices de bandes son, les ingénieures de son, les cheffes opérateurs… et dont le rôle est tout aussi important, à l’instar de la musicienne et compositrice Cyhtnia Zaven, membre du Jury aux côtés de Darine Hotait, Hady Zaccak et Nadia Turincev.

Le monde autrement
Outre les cérémonies d’ouverture et de clôture, et parallèlement aux 18 programmes de projection qui se déroulent à Beirut Souks, le Festival décline ses sections parallèles. Le 18 septembre, le Festival du Film Libanais, en collaboration avec Beirut Art Fair et Opera Gallery, présentera un ciné concert en plein air, surplombant les ruines au centre-ville, sur la terrasse de la galerie. En osmose avec le focus sur la photographie qui distingue la 9e édition du Beirut Art Fair, le public est convié à une projection d’un montage exclusif de pellicules photographiques montrant Beyrouth, des années 50 jusqu’à aujourd’hui. Le 19 septembre, carte blanche à la cinémathèque française, sur la pelouse de l’Institut français de Beyrouth. Le 20 septembre, toujours à l’IFL, le programme de la soirée sera présenté par Panorama Cinema Maghreb Moyen-Orient (PCMMO). Et finalement le 21, dans l’après-midi, et pour la première fois, il y a un programme pour enfants. Cette année, le Festival s’ouvre à un nouveau public, au public jeune, avec la projection d’un film d’animation, suivi d’un workshop d’animation pour encourager les enfants à s’exprimer dans un des langages cinématographiques.

Avec ses longs-métrages, ses courts-métrages, ses films de fiction, ses documentaires, ses films d’animation, ses films hors-compétition et en compétition (Meilleurs fiction, documentaire, premier film, film expérimental), le Festival présente cette année une riche sélection de films aux traitements divers, aussi bien thématiquement que visuellement. Et cette année, la sélection fut rude pour choisir parmi les plus de 350 films présentés. Pour le comité de sélection, la partie fut serrée, suscitant de vrais débats pour défendre les films coup de cœur, comme le précise Wafa’a Céline Halawi, directrice du Festival.
Le festival est une plateforme pour que le cinéma libanais ait sa place, ajoute-t-elle. C’est dans cet objectif que le festival a été créé en 2001 par Nadim Tabet et Pierre Sarraf, et tel est toujours son objectif. Après avoir été durant plusieurs années un festival annuel, organisé par ..né à Beyrouth, l’organisation du Festival, désormais sous la direction de Wafa’a Céline Halawi depuis 2015, est passée à Bande à Part productions depuis 2012, pour prendre place chaque deux ans, en alternance avec le Festival Ayyam Beirut al-Cinemai’ya. Actuellement vu l’essor de la production cinématographique libanaise, les discussions portent sur l’éventualité d’en faire, à nouveau, un festival annuel.

Nayla Rached

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Éditorial
Diplomatie à la hussarde

Gebran Bassil a parfaitement raison de mettre en garde dans les termes les plus directs des dangers qui se cachent derrière l’«accord du siècle» proposé par Donald Trump pour en finir une fois pour toute avec le conflit israélo-arabe. Proposer n’est d’ailleurs pas le verbe adéquat. Le président américain veut imposer sa vision aux Palestiniens en usant de pressions, d’intimidations, de sanctions économiques et autres mesures coercitives, avec l’accord ou le silence complice de pays arabes.La décision de Washington de ne plus participer au financement de l’UNRWA est un nouveau jalon posé sur la voie de ce plan. Le transfert, en mai dernier, de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem en était un autre. Ces mesures viennent compléter la loi sur l’Etat-Nation juif, votée par la Knesset le 19 juillet, qui enlève la dernière feuille de vigne de la «seule démocratie du Proche-Orient», où les Arabes, chrétiens et musulmans, ne pourront plus prétendre aux mêmes droits que les juifs.Pour faire avaler ce cocktail nauséabond aux Palestiniens, Trump use d’une diplomatie à la hussarde. Il a déjà suspendu une grande partie de l’aide financière octroyée à l’Autorité palestinienne. La fin du financement de l’UNRWA était prévisible, car le plan américain enterre le droit au retour des 5 millions de réfugiés palestiniens des territoires de 1948 et de leur descendance, installés au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Cisjordanie et à Gaza.Le ministre des Affaires étrangères s’interroge, dans un tweet émis dimanche 2 septembre, sur «ce que cache l’accord du siècle». «Transfert (de population), exode, implantation etc…?». Ses craintes sont confirmées par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a révélé, le jour même, que le plan américain consistait en une Confédération jordano-palestinienne. Cette nouvelle entité serait donc appelée à accueillir les Arabes toujours installés en Israël, afin que le caractère juif de l’Etat puisse être consacré.L’énormité de ce que propose Donald Trump n’a d’équivalent que le silence complice des dirigeants arabes. Le plan américain est purement et simplement un remodelage géographique et démographique du Proche-Orient, avec ce que cela implique comme nouvelles complications.Le Liban ne saurait être à l’abri de ce séisme annoncé. Et une fois de plus, une partie de la classe politique montre qu’elle n’est pas à la hauteur des défis qui se profilent à l’horizon. Sinon, comment expliquer l’absence de réaction face à ce qui est en train de se mettre en place? Au lieu de décréter l’état d’urgence politique pour examiner les moyens de mettre le pays à l’abri de ce qui se prépare, ils traînent les pieds dans l’affaire du retour des déplacés syriens, un autre dossier encore plus dangereux que celui des réfugiés palestiniens. En prenant leur temps dans la formation du gouvernement, ils rendent le Liban encore plus vulnérable.Face à ces comportements douteux, nous sommes en droit de nous demander si une partie de la classe politique ne voit pas dans le plan de Trump et ses implications l’occasion rêvée de modifier les rapports de force internes.


 Paul Khalifeh
   

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