26e édition du Festival al-Bustan. Crescendo: hommage à la musique italienne
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Nº 3098 du vendredi 1er février 2019

26e édition du Festival al-Bustan. Crescendo: hommage à la musique italienne

 
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    26e édition du Festival al-Bustan. Crescendo: hommage à la musique italienne
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Sous l’intitulé Crescendo, la 26e édition du Festival al-Bustan, sera consacrée à la musique italienne, du baroque à la Renaissance, en passant par les musiques de films. Vingt performances à retrouver du 12 février au 17 mars. Voici le programme.

Mardi 12 février
Sanja Romic au hautbois, Benjamin Baker au violon, Miriam Prandi au violoncelle et Maxim Novikov à l’alto, accompagnés de l’Orchestre académique du Festival al-Bustan, sous la direction de Gianluca Marcianò, interpréteront des compositions de Cimarosa, Saint Saëns, Mascagni, Tchaïkovsky, Berlioz.

Mercredi 13 février
D’après le magazine Gramophone, «Joseph Calleja est décidément entré dans la zone des Trois ténors». Avec sa voix méditerranéenne, Calleja est le choix ultime pour interpréter le répertoire de Verdi.

 

Samedi 16 février
La violoniste italienne Anna Tifu interprètera l’une des plus populaires compositions de Mendelssohn, son Concerto pour violon en E mineur, ainsi que sa Symphonie italiana no4.

Lundi 18 février
Vivaldi, Much more than the Four Seasons: une conférence présentée par Susan Orlando. Musée Sursock, à 19h.

Mercredi 20 février
Un des artistes préférés du Festival, Mario Stefano Pietrodarchi est de retour, avec son bandonéon pour interpréter des musiques de films italiens, comme La Dolce Vita, La Strada, Il Padrino… signées Nino Rota, Ennio Morricone, Roberto Ruggieri, Sandro Di Stefano…

 

Samedi 23 février
Première partie d’une double soirée où les six concertos pour violon de Paganini seront interprétés par six violonistes. Gabriele Pieranunzi, Yury Revich et Sergej Krylov interprèteront les Concertos 2, 5 et 4.

Dimanche 24 février
L’orchestre de chambre World Youth, sous la direction de Damiano Giuranna, interprètera Wieniawski, Paganini, Saraste, Verdi.

Lundi 25 février
L’Academia Bizantina, sous la direction d’Alessandro Tampieri, invite le public à repenser le Stabat Mater de Jean-Baptiste Pergolèse. Avec Delphine Galou (contralto) et Monica Piccinini (mezzo).
Eglise Saint-Joseph.

 

Mercredi 27 février
Delphine Galou (contralto) interprètera des arias sacrés des XVIIe et XVIIIe siècles. Eglise Saint-Elie, Kantari.

Vendredi 1er mars
Plongée dans la musique vénitienne de Monteverdi avec l’Odhecaton, un ensemble de voix masculines, spécialisé dans la musique de la Renaissance et du baroque, sous la direction de Paolo Da Col.
Eglise Saint John-Marc, Byblos.

Dimanche 3 mars
Momento Immobile: Plongée dans le bel canto italien avec la soprano Venera Gimadieva, accompagnée du Serbian National Theater Orchestra of Novi Sad, qui interprètera Bellini, Donizetti, Rossini.

Mardi 5 mars
Paganini violin concertos nos 6, 3, 1: avec les violonistes Anastasiya Petryshak, Kevin Zhu et Giulio Plotino, accompagnés du Serbian National Theater Orchestra of Novi Sad.

Jeudi 7 mars
Forza e Delicatezza: Erica Piccotti interprètera le concerto pour violoncelle de Dvorak, et Vanessa Benelli Mosell le concerto pour piano de Ravel.

Vendredi 8 mars
Le ténor mexicain Javier Camarena interprètera Rossini, accompagné au piano d’Angel Rodriguez.

Samedi 9 mars
La Traviata de Verdi sera présentée sous forme de concert avec un exceptionnel casting, dont Maria Mudryak, Vincenzo Costanzo et Damiano Salerno, accompagnés du Serbian National Theater Orchestra of Novi Sad et de la Chorale de l’Université Antonine.

Mardi 12 mars
Une soirée avec la pianiste Khatia Buniatishvili. Au programme: Schubert et Liszt.

Mercredi 13 mars
Les jeunes danseuses étoiles de l’Accademia Teatro alla Scala Ballet School présenteront des extraits d’un répertoire de chorégraphes classiques et contemporains comme Marius Pepita, Roland Petit…

Vendredi 15 mars
Partez à la découverte des stars émergentes de l’Académie d’Opéra Lyrique de la Scala au sein d’un récital de bel canto, avec Enkeleda Kamani (soprano), Anna-Doris Capitelli (mezzo-soprano), Chuan Wang (ténor),
Ramiro Maturana (barytone) et Michele d’Elia (piano).

Dimanche 17 mars
Pour la grande finale, un double concert: Les quatre saisons de Vivaldi, suivi de celles de Piazzolla, interprétées par l’Ensemble de l’Academia Teatro alla Scala.

Sauf mention contraire, les performances auront lieu à l’auditorium Emile Boustani, à l’hôtel al-Bustan, à 20h30.

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Éditorial
En route pour l’âge de pierre

Dans ses mémoires publiés en 2010, le vice-président de l’Etat des Emirats arabes unis, cheikh Mohammad Ben Rached al-Maktoum, évoque un rêve qu’il dit avoir souvent fait, celui «de voir un jour Dubaï devenir un Beyrouth». Les Libanais sont-ils conscients que leur capitale a inspiré cet homme visionnaire et ambitieux, qui a réussi à faire émerger des sables du désert un émirat au rayonnement planétaire? Un centre d’affaires qui s’est réservé une place parmi les grands, tels Hong Kong, Shanghai, Londres et New York? Un bouillon de culture qui a transposé la Sorbonne, le Louvre, et bien d’autres noms et lieux prestigieux dans la Péninsule arabique? Une cité médiatique qui a attiré les titres et les plumes les plus convoités?Quelle que soit l’opinion que l’on se fait de Dubaï aujourd’hui, force est de reconnaître que cette ville sous-peuplée, sans patrimoine, ou si peu, sans beauté sinon celle des dunes dorées, propre à toutes les cités du Golfe, est devenue l’une des destinations les plus prisées du monde. Voilà un prince qui a réussi son pari, qui a concrétisé son rêve! Certes, l’atout des pétrodollars, qui n’est pas des moindres, lui a facilité la tâche. Mais les pétrodollars, qui coulent aussi à flot en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar, n’ont pas fait bourgeonner d’autres Eldorados dans ces pays immensément riches.    Pendant que Dubaï entrait à pas sûrs dans l’avenir, Beyrouth, lui, sombrait dans les précipices du passé. Les Libanais ont réussi le tour de force de plonger leur ville dans les affres de la guerre, puis une fois la paix revenue, de reconstruire la pierre sans y insuffler l’âme qui lui donnait ce cachet unique. La gloire d’antan n’est plus qu’un vieux souvenir, la culture se raréfie, la beauté ressemble à celle d’une femme (ou d’un homme) toute refaite, la joie de vivre n’est plus qu’amertume et aigreur, la satisfaction apportée par le travail plus qu’un dur et insupportable labeur. Avec une insouciance couplée à une affligeante ignorance et une criminelle irresponsabilité, les Libanais, peuple et dirigeants, ont perdu un à un les atouts qui faisaient de leur capitale le phare de la région. Fut un jour où Beyrouth était l’université, la maison d’édition, la cité médiatique, du monde arabe, une oasis de liberté pour les opprimés et les oppressés, un havre de tolérance. Il n’est plus qu’une ville sévère et peu hospitalière de par la cherté de la vie et l’absence des services les plus élémentaires. A vouloir cloner bêtement l’émirat du désert, les Libanais ont perdu ce qui faisait la gloire et la beauté de leur ville, sans pour autant gagner les atouts qui font la force de Dubaï. Beyrouth s’enfonce dans le passé. A ce rythme, et si rien n’est fait pour stopper la chute, l’âge de pierre n’est plus très loin.


 Paul Khalifeh
   

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