Bipod 2018. Une ode à la femme
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Nº 3088 du vendredi 6 avril 2018

Bipod 2018. Une ode à la femme

 
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    Du 11 au 27 avril, la 14e édition de Bipod accueille au Liban 11 performances internationales, et 8 performances d’artistes arabes, dans le cadre de Moultaka Leymoun. Au centre de...
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Du 11 au 27 avril, la 14e édition de Bipod accueille au Liban 11 performances internationales, et 8 performances d’artistes arabes, dans le cadre de Moultaka Leymoun. Au centre de cette effervescence, la femme.

La 14e édition de Bipod (Beirut International Platform of Dance) célèbre la femme. «Les femmes chorégraphes, mais aussi toutes les femmes qui se battent chaque jour, dans l’espace public ou dans l’espace privé, et qui continuent à traverser la vie de manière remarquable. A toutes les femmes qui le sont, et à toutes les femmes en devenir, ce festival vous est dédié»,  affirme Mia Habis, directrice artistique du festival. Le ton est donné: une grande partie des performances internationales qui seront présentées au public libanais sont l’œuvre de chorégraphes et de danseuses femmes. «Mais il y a des hommes aussi», ajoute Omar Rajeh, fondateur de Bipod et de Maqamat.
Onze performances internationales sont au programme, d’Italie, avec un focus italien cette année, d’Espagne, d’Allemagne, d’Islande, de Norvège et des Etats-Unis. Pour la première fois, en effet, l’ambassade américaine au Liban s’est joint à la longue liste des fidèles partenaires de Bipod, au moment où cette 14e édition marque l’absence du British Council et de l’Institut Français du Liban.
Dans le cadre de Bipod également, la 7e édition de Moultaka Leymoun, cette plateforme dédié à la promotion des artistes, danseurs et chorégraphes, du monde arabe. Du Liban, de Palestine, de Syrie, d’Iraq, mais aussi d’Iran. Une vingtaine d’artistes auront l’occasion, non seulement de présenter leurs performances, mais aussi de rencontrer des professionnels internationaux afin d’établir des collaborations.
Au sein des performances, projections de films, ateliers de travail, conférences, débats, expositions, notons le débat, prévu le 14 avril, à 15h: We women, the inside story, modéré par Nayla Tamraz, avec Asma Andraos, Hania Mroué, Taghreed Darghout, Georgette Gebara, Nayla de Freige et Nadine Touma. Après l’hommage rendu l’an dernier à Abdel Halim Caracalla, cette année c’est à Georgette Gebara, figure pionnière de la danse au Liban, que sera consacré le Takreem de Bipod, le 15 avril, à 11h. Bipod 2018 sera clôturé par une exposition de clichés de Myriam Boulos qui accompagnera, équipée de son appareil, tout le festival, des coulisses aux représentations jusqu’au mouvement des spectateurs.
La plus grande partie des événements et des performances auront lieu à D Beirut, à la Quarantaine, en attendant l’inauguration de Citerne Beirut, en septembre, dans son emplacement permanent.


Au Programme
11 avril: Sol Picó, We Women (Espagne).
12 avril: Erna Ómarsdóttir, IBM 1401, a User ́s Manual (in memoriam) (Islande).
17 avril: Cristina Morganti, Jessica & Me (Italie).
18 avril: Soirée «double bill»: Annamaria Ajmone, Trigger – Jacopo Jenna, Choregraphing Rappers (Italie) – 19h*.
18 avril: Silvia Gribaudi, ROSA (Italie), 21h*.
19 avril: Scarlett’s Ruth Childs, Pastime/Carnation/Museum Piece by Lucinda Childs (Etats-Unis/Switzerland).
20 avril: Aldes/Roberto Castello, In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni (Italie).
22 avril: Wee/Francesco Scavetta, Lost Accidentally (Norvège).
24 avril: Anna Konjetsky, Wah Wah (Allemagne).
27 avril: Israel Galván, FLA.CO.MEN (Espagne).
*D Beirut, 20h30, sauf mention contraire.

Les performances de Moultaka Leymoun:
13 avril
19h: Charlie Prince et Hoor Malas, Taraneem (Liban/Syrie).
20h30: Hamdi Dridi, Tu meurs de terre (Turquie) – Yara Boustany, ēvolvō (Liban).

14 avril:
19h: Bassam Abou Diab, Of what I remember (Liban)
20h30: Mitra Ziae Kia et Hiva Sedaghat, Through the skin (Iran)
21h30: Sarah Gabr, Rebound (EG) – Musée Sursock (en plein air)*.

15 avril:
20h30: Hamdi Dridi, I listen (you) see (Turquie) – Yazan Iwidat,
Running away (Palestine).
*D Beirut, sauf mention contraire.

Plus d’infos sur: www.maqamat.org
Billets en vente à la Librairie Antoine
et en ligne: www.antoineticketing.com

Nayla Rached

 

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Éditorial
Déficit de confiance

Les Libanais n’attendaient pas la mise en garde du président Michel Aoun sur le danger de la faillite de l’Etat pour se rendre compte de la gravité de la situation. Un vent de panique, encore contenu, bruisse dans le pays. Des rumeurs mais aussi des informations vraies sur la fragilité des finances publiques foisonnent. On chuchote au sujet de la fuite de capitaux; d’un infléchissement de la politique monétaire de la Banque du Liban, suffisamment important pour provoquer l’effondrement du cours de la monnaie nationale d’ici la fin de l’année; on murmure que la banque centrale cherche, désespérément et difficilement, à acquérir des dollars pour renforcer ses réserves. Les analyses prévoyant un conflit régional d’envergure, dont une attaque israélienne contre le Liban ne serait que l’une des facettes, n’arrangent pas les choses. Les menaces israéliennes d’une «guerre destructrice» contre le Hezbollah, proférées lundi, les confirment. Les craintes sont tellement tenaces que même la «positive attitude» des plus optimistes ne parvient plus à les atténuer… ni les «bonnes nouvelles» attendues de la conférence Cèdre I.      Un déficit de confiance fondamental semble s’être installé dans le pays. Tous les jours, la méfiance grandit et enfouit ses racines plus profondément. Le plus grave, c’est que lesdites «mesures d’austérité» adoptées par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2018 ne sont perçues, par une majorité de Libanais, que comme de la poudre aux yeux. Ce n’est pas en réduisant de 20% les dépenses des ministères que l’on règlera le problème. Un telle démarche est non seulement insuffisante mais aussi contre-productive, car les coupes touchent indistinctement tous les ministères, y compris, par exemple, celui des Affaires sociales, qui apporte une aide modeste mais salutaire à des milliers de familles qui peinent à remplir leur panier de la ménagère.Une fois de plus, le gouvernement ne regarde que la partie visible de l’iceberg. Il ignore le vrai problème, celui de la corruption institutionnalisée, de ces minces mais intarissables filets de gaspillage, qui pompent des milliards tous les jours. Une fois de plus, l’Etat ponctionne le portefeuille déjà vide des classes les plus démunies, et ferme les yeux face aux abus des plus puissants. Qu’en est-il des biens maritimes exploités illégalement? Des évasions fiscales? Des catégories de privilégiés ou de protégés qui inondent le marché de biens manufacturés importés sans payer un sou à la douane? Des milliards dépensés par les officiels en voyages, aux frais du contribuable? Des commissions payées et perçues dans le cadre de contrats de gré à gré? La liste est interminable…Le déficit des finances est, désormais, couplé à un défaut de confiance. Les soins palliatifs ne sont plus utiles. Un traitement lourd est nécessaire. Y a-t-il un médecin dans la salle?    


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un passeport biométrique?
Le passeport biométrique est disponible au Liban depuis le 1er août 2016. Toutefois, la remise de titres de voyage relevant de l’ancien «régime» a toujours été permise pour les Libanais…

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