Mimosa, d’Alexandre Najjar. Sublime ode à toutes les mères
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Mimosa, d’Alexandre Najjar. Sublime ode à toutes les mères

 
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    Mimosa, d’Alexandre Najjar. Sublime ode à toutes les mères
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Dans ce livre foisonnant de souvenirs émouvants, Alexandre Najjar s’adresse à sa mère et ressuscite les jours heureux de son enfance, la tendresse familiale, les épreuves et les espoirs dans son pays, le Liban.

Mimosa (éditions Les Escales), vous l’aurez compris, est un hommage à la mère de l’auteur disparue l’année dernière. Une femme adorant ses six enfants, qui a donné à Alexandre Najjar le goût de la lecture et de l’écriture. Une femme libre aussi, qu’il présente même comme plutôt rebelle dans le Liban des années 60 et 70 que la guerre s’apprête à déchirer. Ce roman est un livre émouvant et, il faut le dire, marquant, Il ne laisse pas indifférent, une fois sa lecture achevée. Tous les sentiments y sont évoqués, dans le style simple et direct employé par Alexandre Najjar. Une simplicité qui émeut.
Dès les premières pages, l’écrivain et avocat nous emmène dans la vie de cette jeune femme qui deviendra sa mère. Il nous la raconte simplement, à travers des souvenirs, avec en filigrane un amour incontestable et fort. Ses parents qu’il raconte forment un couple hors du commun: deux êtres qui se sont aimés et respectés toute leur vie. Mimosa est une suite du Silence du ténor, un livre hommage que l’avocat avait consacré à son père parti en premier, soutenu par Mimosa, épouse et mère parfaite. Alexandre, l’aîné des six enfants, entretenait une tendre complicité avec sa mère, férue de jardinage, et à qui il a donné le nom d’une fleur, Mimosa, au lieu de la nommer simplement maman. Ce surnom s’est imposé à l’auteur comme une «évidence», dit-il. Mimosa a toujours été une femme forte, une battante. Son sourire ne l’a jamais quitté, même et surtout en luttant contre la maladie. L’éducation, la guerre et bien sûr l’amour constituent la trame de ce livre émouvant.
A travers l’exceptionnelle Mimosa, ce sont toutes les mères qui sont sublimées. Un clin d’œil à toutes les mamans qui sont parties. A lire absolument.


Bio en bref
Alexandre Najjar est né en 1967 au Liban. Il est l’auteur de romans (Le Roman de Beyrouth, Phénicia, Berlin 36, chez Plon), de récits (L’Ecole de la guerre, Le Silence du ténor) et de biographies (Gibran, Le Censeur de Baudelaire) traduits dans une douzaine de langues. Avocat, responsable de L’Orient littéraire, il a obtenu la bourse de la Fondation Hachette 1990, le prix Méditerranée 2009 et le prix Hervé Deluen décerné par l’Académie française pour son action en faveur de la francophonie.

Christiane Tager Deslandes
 

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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