Festival du monde arabe de Montréal. La chorale de NDU en clôture
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Nº 3083 du vendredi 3 novembre 2017

Festival du monde arabe de Montréal. La chorale de NDU en clôture

 
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La chorale de la NDU présente le concert Les 7 cités de l’amour, avec Fadia Tomb el-Hage, le 12 novembre, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal.

La chorale de la NDU est reconnue pour son vaste répertoire sacré et profane, par la polyphonie de ses voix, très rare dans le chant sacré oriental,  et l’usage du quart de ton harmonisé dans ses chants. Des particularités qui confèrent une place privilégiée dans le patrimoine culturel libanais à cette chorale. Son chef, le Père Khalil Rahmé, a reçu Magazine dans son bureau de l’université NDU.  
La musique fuse de partout. L’orgue, les CD, les partitions, les chevalets… Mais aussi les papiers, les lettres, les livres, les dossiers.  Autant de projets enclenchés par le Père Rahmé. «Douze de nos choristes (choisis pour leur voix mais aussi «parce que c’est leur tour») vont participer au prestigieux Festival du monde arabe à Montréal pour rendre hommage à Gibran Khalil Gebran. Ils s’associeront à d’autres chanteurs d’origine libanaise, pour beaucoup anciens de la NDU, et aux treize musiciens de l’ensemble oriental montréalais, sous la direction de Katia Warren Makdessi». L’ambassade du Liban au Canada, partenaire de cette soirée d’exception, a, pour l’occasion offert le voyage aux chanteurs de la chorale.
Sur des arrangements du Père Rahmé, la soirée promet d’être exceptionnelle, puisque tous les chants feront appel aux paroles et récits de celui qui, en Amérique du Nord, est reconnu comme l’âme poétique de l’Orient. De grands noms de la musique libanaise (Zaki Nassif, les frères Rahbani, Joseph Khalifé, Michel Fadel, Iyad Kanaan, Rudy Rahmé) célèbres pour leurs compositions, leurs arrangements, adaptations, orchestrations, interprétations… se feront l’écho d’airs connus: A’tini el naya wa ghani, el «achek wa el majnoun, el mahabbah, ya bani oummi, etc. Pour rendre hommage à Gebran Khalil Gebran, Fadia Tomb el-Hage et le chœur de la NDU, «synthèse de l’héritage oriental et de la modernité occidentale», présenteront une quinzaine de pièces,  des chants et des mélodies puisés dans un héritage oriental millénaire que le chef Rahmé reconquiert, harmonise et enrichit de formes occidentales, comme il le fait pour toutes ses compositions sacrées et profanes (75% en moyenne de son répertoire est dédié à la musique sacrée). Durant ce quatrième voyage au Canada (la chœur de la NDU avait remporté la médaille d’or au Mondial Choral Loto-Québec, en 2007), outre la soirée du FMA, un spectacle sera donné aussi le 17 novembre à Ottawa après avoir rencontré les élèves de l’école de musique de l’Université Concordia (dont le vice-directeur, William Cheayeb, est d’origine libanaise).
Le Père Rahmé confie avoir «toujours aimé les cantiques, du temps où j’étais sacristain à l’église St-Maron à Tripoli, puis quand j’allais visiter mon grand-père cuisinier chez les Pères carmélites à Bécharré. J’adorais les chants occidentaux qu’accompagnait l’harmonium».  Trois ans de piano au conservatoire de Gibran auront suffi à tracer sa voie. Ce passionné mélomane est aussi l’instigateur du festival de l’orgue qui tiendra sa 3ème édition cette année (du 27 janvier au 4 février 2018): «On a fait restaurer par une société italienne six orgues et acquis deux nouveaux. Chaque église paie la restauration du sien. Ainsi, celui de l’école du Sacré-Cœur (Gemmayzé)  va coûter 100 000 euros». Satisfait et confiant, car il «rêve d’arranger les orgues depuis petit», il est surtout fier de son école de musique qui forme actuellement 217 élèves, dont le plus jeune a 7 ans. Une manière d’assurer la relève?
C’est en tout cas le désir profond du Père Rahmé dont la chorale (bénévole) participera le 13 décembre prochain à la 10ème édition de Beirut Chants.

Succès international
La chorale de la NDU célèbrera en mai ses 25 ans.  Elle a été créée par le Père Rahmé en 1993, après son retour d’Italie où le jeune moine de l’Ordre des Mariamites a suivi des études de philosophie et de théologie qu’il a prolongées d’un diplôme en musique. Ébahi par le chœur d’hommes de la chapelle Ste Marie Majeure où son professeur était maître de chapelle, il rentre au pays avec des projets plein la tête. Applaudi dans plus de 300 concerts en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et dans le monde arabe, le chœur de la NDU s’est doublé d’une chorale d’enfants de 60 élèves et d’un chœur d’hommes.

Gisèle Kayata Eid
 

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Éditorial
La perception compte que la réalité

La première année du sexennat du général Michel Aoun, élu le 31 octobre 2016 après deux ans et demi de vacance à la première magistrature de l’Etat, vient de s’achever. Partisans et détracteurs du mandat avancent des bilans tellement contradictoires qu’on a l’impression qu’ils ne parlent pas du même pays. Les fidèles du chef de l’Etat égrènent une longue liste de «réalisations», qui n’auraient pu être concrétisées sans la présence, au palais de Baabda, d’un «président fort». Les réussites du mandat vont de l’adoption d’une nouvelle loi électorale introduisant le mode de scrutin proportionnel et le vote des émigrés, à la bataille de l’«Aube des jouroud», qui a permis la libération, par l’armée libanaise, du territoire des groupes terroristes, en passant par les nominations administratives, militaires, sécuritaires, diplomatiques et juridiques, bloquées depuis des années. Au crédit du chef de l’Etat, également, le renforcement de la sécurité préventive, qui a épargné au pays de nombreux attentats, la condamnation à mort d’Ahmad el-Assir et d’autres extrémistes, dont les procès avançaient au ralenti à cause de l’absence d’une volonté politique. Sur le plan économique et social, les partisans du mandat soulignent le vote du budget 2017, après 12 ans de dépenses selon la douzième provisoire – qui autorise toutes sortes d’abus –, et l’adoption de l’échelle des salaires dans la fonction publique, qui renforce le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles. Dans le bilan des contempteurs du mandat, ces «réalisations» ont cédé la place à une interminable liste de fiascos, d’échecs et de défaillances. «L’Etat est en déliquescence», déplore l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui se livre dans les colonnes de Magazine à un réquisitoire au vitriol contre le pouvoir actuel (voir page 16). Pour les détracteurs du président Aoun, les nominations ne sont qu’un partage du gâteau entre les partenaires de la coalition gouvernementale. Plus qu’une faute, l’échelle des salaires serait un péché, selon eux, car son financement impose des charges et des taxes supplémentaires aux chefs d’entreprises, aux sociétés, à la classe moyenne et les catégories les plus démunies. Le vote du budget n’est en aucun cas une source de fierté, car il s’agit de l’année fiscale écoulée, et déjà le gouvernement a dépassé les délais constitutionnels dans l’examen et l’approbation du budget 2018. De plus, la loi fondamentale votée au Parlement permet de mesurer la gravité du phénomène du gaspillage des deniers publics, avec des centaines de milliards de livres qui partent en fumée entre les administrations publiques, les dépenses inutiles et les fonds secrets (voir page 34). Entre ces deux descriptions antagonistes du Liban, il y a la perception qu’ont les Libanais de leur pays. Rares sont ceux qui ont le sentiment que leur vie s’est améliorée d’une année à l’autre. La tâche qui attend le mandat est tellement titanesque, que les réalisations accomplies, aussi importantes soient-elles, n’ont que très peu pesé dans le jugement que les Libanais se font des conditions et de la qualité de leur vie.


 Paul Khalifeh
   

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