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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

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    Dans la tête de Marine Le Pen De MICHEL ELTCHANINOFF Ed. Solin/Actes Sud Après s’être introduit, en 2015, Dans la tête de Vladimir Poutine, le rédacteur en chef de Philosophie Magazine s’introduit dans...
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Dans la tête de Marine Le Pen
De MICHEL ELTCHANINOFF
Ed. Solin/Actes Sud
Après s’être introduit, en 2015, Dans la tête de Vladimir Poutine, le rédacteur en chef de Philosophie Magazine s’introduit dans celle de Marine Le Pen. A la veille de l’élection présidentielle, en pleine période électorale, ce livre met en lumière les lignes de force du Front National, à travers un décryptage des discours de sa présidente, de ses références philosophiques, de ses proximités intellectuelles, de son entourage et de spécialistes de l’extrême droite. Le FN a-t-il vraiment changé? A l’adresse de tout public, le livre «ouvre autant de questions (qu’il) dissipe de confusions», écrit Philo Mag.

 

 



Blabla république
Au verbe citoyens!
De PHILIPPE-JOSEPH SALAZAR
Ed. Lemieux
Langue de bois, langue morte, discours creux et indigents mais nulle action, les élites, les politiques et les pouvoirs en usent et en abusent. Philippe-Joseph Salazar, autorité incontestée de la scène rhétorique française, auteur de Paroles armées. Combattre et comprendre la propagande terroriste (2015), se propose ici, à travers une vingtaine de chapitres incisifs, percutants et saignants, de décortiquer ce mal-parler qui impose de faux débats, et nous propose de faire revivre notre langue. Au verbe, citoyens!


 

 


Bienvenue dans le nouveau monde: Comment j’ai survécu à la coolitude des start-up
De MATHILDE RAMADIER
Ed. Premier Parallèle
«Dans une start-up, on est comme Charlie Chaplin à l’usine...»; ces mots accordés à Cheek Magazine revèlent le contenu acerbe du premier essai de Mathilde Ramadier, scénariste de BD. Pendant 4 ans, à Berlin, «capitale de la bohème digitale, parfois surnommée Silicon Alley», elle a cru aux promesses des start-up: vie cool dans un environnement friendly parsemé de smileys! Entre anecdotes personnelles, analyse de la novlangue, symbole d’une «précarité sociale et d’un appauvrissement intellectuel inquiétants», elle montre l’envers de la médaille de cette nouvelle économie dans laquelle fonce toute une génération.

 



Des robots et des hommes – Mythes, fantasmes et réalité
De LAURENCE DEVILLERS
Ed. Plon
Lily, Théo, Aiko, RO42, Jedi, ce sont les robots Marvin des récits de fiction se déroulant en 2015, et que l’auteur utilise pour illustrer le propos de cet essai, en montrant l’impact sociétal que ces objets pas comme les autres auront sur nos sociétés. Ces machines artificiellement intelligentes et affectives nous promettent-elles le meilleur ou le pire des mondes? Professeur d’informatique à la Sorbonne, et chercheur au CNRS, Laurence Devillers imagine des solutions pragmatiques, combinant avancées technologiques et réflexions philosophiques, et propose que ces futurs compagnons empathiques suivent, eux aussi, des commandements éthiques.

Nayla Rached

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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