Fête de la musique. 2015 Beyrouth, musicalement vôtre
Logo

Nº 3004 du vendredi 5 juin 2015

Fête de la musique. 2015 Beyrouth, musicalement vôtre

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Fête de la musique. 2015 Beyrouth, musicalement vôtre
    «Fête de la musique», «Faites de la musique», c’est sous ce credo que se déroule, depuis des années, la fête de la musique lancée en France avant de gagner le...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

«Fête de la musique», «Faites de la musique», c’est sous ce credo que se déroule, depuis des années, la fête de la musique lancée en France avant de gagner le monde entier, et le Liban depuis 15 ans. A Beyrouth, le 21 juin sera une longue promenade musicale.

D’année en année, depuis 15 ans, la fête de la musique s’impose dans sa version libanaise. A chaque édition, un renouvellement au détour de cet événement devenu désormais une tradition culturelle incontournable dans le paysage local. Le 21 juin, tous les amateurs de musique, simples mélomanes ou professionnels, mais surtout le citoyen lambda, sont appelés à découvrir et redécouvrir leur ville, Beyrouth, en musique.
«La musique rapproche, inspire, suscite, dit l’ambassadeur de France, Patrice Paoli. Plus que jamais, cette édition est l’occasion de célébrer le vivre-ensemble, valeur fondatrice de cette grande fête du partage et thème choisi pour cette édition au niveau international». Des propos recueillis dans la conférence de presse, le mardi 26 mai, à l’occasion du lancement de la fête de la musique, organisée par l’Institut français du Liban et Solidere, sous le patronage du ministère libanais de la Culture, et en collaboration avec Grand Factory, The Garten, l’Ecole de musique Ghassan Yammine, sous la coordination générale de Michèle Paulikevitch.
Place des martyrs, les Thermes romains, Beirut Souks, Jardin Samir Kassir, les quartiers et les églises de la ville… la musique investira une douzaine de scènes de la capitale, qu’enjamberont près de 80 groupes libanais et internationaux. Pop, rock, blues, jazz, folk, indé, musique classique… la diversité sous toutes ses formes. Des groupes reconnus et de nouveaux venus, Patrice Paoli exprime sa joie que cette 15e édition libanaise soit marquée par la présence, pour la première fois lors de cet événement, de nombreux nouveaux groupes et musiciens. Mais «ajoute-t-il, ce sont parfois plus de 50% de ‘‘primo-accédants’’ qui se présenteront au public». Preuve que la fête de la musique réussit toujours à se renouveler.
L’appel est lancé: le 21 juin sonne comme une invitation ouverte à descendre dans la rue, le programme en main, pour déambuler au fil des envies et des goûts.

Nayla Rached

Au détour de la promenade
Place des Martyrs
Dès 20h, se succéderont des groupes de rock, du rock «classique» au progressif, au métal: Shadowalls, Runaway Jacks, Bandage, Epic, In Sanity Q, Chained Reaction et IV Dimensions.
Jardin Samir Kassir
Oscillation, dès 18h00, entre rock, jazz, folk et pop, avec les bands: Generation Gap (rock), Megatherium (rock), Homesick (rock), Lara Eidi Band (pop-jazz), Funky Blues Brothers (blues), Jazzmine Bey trio (jazz), Tim Hassak (folk),
Silverage (soft rock), Ali Sleeq Blues Band (blues) et The Jigers (folk-rock celtique).
Thermes romains
A partir de 19h, entrée dans un univers de
cosmopolitisme musical: Champlain
(chanson française), Karim Khneisser (musique du monde), Drunken Goats (folk celtique), Safar (pop indé), François and the Atlas Mountains (pop indé), Alan Abi Sleiman (rock, soul), Ruby Road (blues, rock) et Audysea (rock alternatif).
Beirut souks – Place Ajami
Eclectisme au rendez-vous à partir de 18h30, avec: la chorale de l’académie La Demeure des muses, Fer’et aa nota (jazz oriental, fusion), Nachaz (blues oriental, rock), Rand (pop),
Generation Zee (rock indé), Wondergaap (rock indé) et Dirty Enzyme (post-rock).
Youssef el-Rami
Dès 19h50, la scène accueillera: Risky Violet (rock n’roll), Sun and moth (rock psychédélique), Brick Floyd (covers), Turbulence band (rock progressif), April (métal symphonique), Rebellion (métal) et Memories and madness (métal).
Zaitunay Bay
Les célébrations musicales débutent à 19h: Amal Kaawash (fusion oriental-jazz), Audiyat
(Oriental), Jebebara (percussions), Rasta Beirut (reggae), Rabih & The Playmates (reggae
libanais), Fareeq el-Atrash (hip hop), Aziza (pop, tarab) et Daya and the band (pop, rock).
Beirut Souks el-Tawilé
A partir de 19h20: Latlateh (hip-hop), One voice (R&B), 7 Ta2et (hip-hop), Min el-ekher (hip-hop), Rocketeers (hip-hop), The storm (violon électrique), Rachelle Kiame (pop), Samer Kanaan (guitare électrique), Cover blown (rock, blues) et Gravity (80’s rock).
Gemmayzé
Place à la musique dès 20h00 dans ce quartier à caractère traditionnel: Syncope by Laugh
Association (musique relaxante et contemporaine), Abou Chakra girls (pop, musique du monde), Oud ya naï (libanais traditionnel), Kifah Masri (tarab) et Musie Folie (chansons arabes, turques et grecques).
Audio Kultur Sound à The Garten
Dès 17h00, place aux sons et sonorités des platines des DJ: 3lias, Technophile, Romax, YHS, Rami O et Ceasar K.
Grand Factory
De 19h00 jusqu’après minuit, se succéderont Peter and Naji, Iklil, Belime, Rakans, Ben Coutts et Etyen.
Eglise Saint-Louis des Capucins
De la musique classique, dès 17h00 avec: Coralino, chorale Hiba Kawas, Lebanese music school et l’académie La demeure des muses.
Eglise évangélique
A partir de 17h00, l’occasion de voir et d’entendre: la violoncelliste suisse Brigitte Müller, accompagnée de la pianiste Liana Harutyunyan, la chorale du Festival al-Bustan, le programme de l’Ecole de musique et des arts Ghassan
Yammine, au piano, chant moderne et chant classique, et le pianiste Philippe el-Hage.

Plus dans cette rubrique:

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Idées berceuses

La réunion entre Michel Aoun et Samir Geagea était prévisible, après six mois de discussions entre leurs représentants respectifs et, surtout, en raison des conseils prodigués par le Vatican. Elle casse l’angoissante routine dans laquelle se complaisait la vie politique libanaise. Sur un plan strictement chrétien, la rencontre Aoun-Geagea peut contribuer à solder un passif vieux de 25 ans entre les deux hommes, et, par conséquent, à apaiser les tensions latentes au sein de la communauté. A condition, bien entendu, que cette démarche ne reste pas orpheline et fasse l’objet d’un suivi assidu, à travers des initiatives au niveau de la base populaire des deux grands partis chrétiens. Les sceptiques dans les deux camps sont nombreux et ne croient pas au sérieux de cette réconciliation. Pour la renforcer, il faut prouver qu’ils ont tort.La réconciliation personnelle entre Michel Aoun et Samir Geagea est certes importante mais elle n’est pas suffisante, car les deux hommes ne représentent pas uniquement leur auguste personne, mais deux projets politiques, qui s’opposent sur plusieurs points. Pour qu’elle soit solide et durable, l’entente doit donc comporter un volet politique. Le fait d’avoir signé une déclaration d’intentions est la preuve d’une volonté commune d’aller au-delà de la dimension personnelle de la relation. L’accord conclu entre les deux partis comporte des principes généraux, qui expriment effectivement les appréhensions des chrétiens. Mais ils ne dépassent pas le cadre d’idées, qu’il faut maintenant essayer de traduire en mesures concrètes afin d’initier un réel changement. Or, c’est là que le bât blesse. Car pour transformer en actes certaines des idées formulées, des réformes importantes sont nécessaires, ce qui déplaît fortement aux alliés respectifs des deux leaders chrétiens. Prenons par exemple l’accord sur la nécessité d’élire un président «fort» et «représentatif» au sein de sa communauté. En évoquant la question de l’élection présidentielle au Liban devant la délégation libanaise conduite par Tammam Salam, le roi Salmane d’Arabie saoudite a énuméré des critères qui s’appliquent plus à un président consensuel que représentatif. Les deux candidats «forts», à savoir Michel Aoun et Samir Geagea, sont donc exclus d’emblée de la course.L’attitude des deux partis chrétiens vis-à-vis de la bataille des jurds de Ersal pourrait être une autre source de problème entre eux s’ils ne parviennent pas à gérer la question avec doigté. Michel Aoun estime prioritaire l’éradication des groupes terroristes, qui occupent quelque 400 kilomètres carrés du territoire national dans cette région. Il appuie le Hezbollah dans sa stratégie, y compris la décision du parti de mener lui-même la bataille si l’Armée libanaise n’obtient pas le feu vert du gouvernement. Samir Geagea, quant à lui, refuse d’accorder une quelconque couverture au Hezbollah et estime que seule l’armée est habilitée à défendre les frontières du pays. Toutefois, le Courant du futur, avec derrière l’Arabie saoudite, ne semble pas pressé d’enlever cette épine «jihadiste» du pied du Hezbollah et du gouvernement syrien.On peut égrener comme cela, pendant des heures, les sujets qui séparent Michel Aoun et Samir Geagea, pour des raisons de politique locale ou à cause de leur positionnement régional.Il en ressort que la rencontre entre les deux hommes est un développement nouveau, sans pour autant être un événement exceptionnel, susceptible d’initier des dynamiques inattendues. Sauf si les deux partis sont prêts à tourner le dos à leurs alliés… ce qui est fort improbable dans cette vie, comme dans l’au-delà.


 Paul Khalifeh
   
Bannière
Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved