Beirut Chants. Un petit air de sérénité
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Nº 3084 du vendredi 1er décembre 2017

Beirut Chants. Un petit air de sérénité

 
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Le Festival de musique sacrée, Beirut Chants, célèbre sa 10ème édition du 1er au 23 décembre. Au programme, des concerts d’artistes locaux et internationaux, englobant les traditions musicales orientales et occidentales. Une occasion unique de découvrir des solistes, chœurs et musiciens.

Depuis dix ans, chaque année, en décembre, les églises historiques de Beyrouth se accueillent volontiers les concerts de Beirut Chants, le festival de musique classique, sacrée et ethnique et font profiter ainsi un large public. Fondé en 2008, le festival a rapidement attiré l’attention du public et est devenu l’un des temps forts les plus attendus de la saison de Noël. Son importance réside dans la promotion du Liban sur la scène touristique internationale. Le festival célèbre Noël et la saison des fêtes avec 29 concerts. Au fil des ans, Beirut chants est devenu une tradition qui permet à un large public de profiter de la musique et de l’esprit de Noël à Beyrouth. Il sert également  de plate-forme pour les artistes et les orchestres locaux et internationaux, diffusant un message de paix, d’espoir et de tolérance via des personnes de différents horizons. Comme tous les ans, ce festival, désormais incontournable de la vie culturelle du pays, sera un véritable havre de paix dans un Liban qui aspire à la sérénité. A signaler que les entrées sont gratuites.

Extraits du programme
1er décembre Soirée d’ouverture : 9ème Symphonie  de Beethoven, par Daria Masiero (soprano) Sonia Prina (Contralto), Carlo Allemanno (Tenor), Shady Torbey (Bass-Bariton) et les Chorales de l’Université Antonine et Notre-Dame, l’orchestre philharmonique libanais. Cathédrale St-George-des-Maronites, 20h.
2: Sergueï Khatchatryan (violon) et Lusine Khatchatryan (piano). Eglise St-Maron, Gemmayzé, 20h.
3: Ecole libanaise pour les aveugles et les sourds. Église de Tous les Saints à 18h00. Ensemble de l’asile Moustapha Said, Oud & Composition. Église catholique St-Elie à 20h.
4: Edgard Moreau, (violoncelle) 2ème prix au concours international Tchaïkovski 2015. David Kadouch, (piano) Victoires de la musique. Église St-Louis-des-Capucins à 20h00.
6: Chorale orthodoxe Theotokos. Cathédrale St Georges des Orthodoxes à 20h.
9: Chorale des jeunes arméniens de Hamazkayin avec la participation de la chorale des enfants Gargatch Zakar Keshishian. Eglise St Elie Kantari à 18h.
10: Sagesse St-John et la chorale des enfants de l’École de musique Antonine et la chorale masculine de la chorale de l’UA. Eglise ND- des-Dons Achrafieh à 18h.
11: Quintet à vent de La Scala. Eglise St-Maron Gemmayzé à 20h.
12: Nidaa Abou Mrad et l’ensemble arabe antonin. Eglise St-Elie Kantari à 20h.
13: Chœur de l’Université Notre-Dame. Cathédrale maronite Saint George à 20h.
14: Académie de l’Opéra de Paris, orchestre philharmonique de la Radio –Bucarest. Eglise St-Joseph Monot à 20h.

Plus d’infos sur www.beirutchants.com

Christiane Tager Deslandes

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Éditorial
Le front le moins solide

Des trois fronts sur lesquels se battait le Liban pendant la crise liée à la démission surprise de Saad Hariri, l’économie était le moins visible mais le plus surveillé par les milieux locaux et internationaux.Sur le plan de la sécurité, la réaction rapide et ferme des autorités a permis d’étouffer dans l’œuf toute tentative de déstabilisation. A part le petit attroupement organisé à Sodeco par des partisans du Parti national libéral et d’Achraf Rifi, et l’incendie d’un portrait de MBS à Tripoli, suivi par la décision du ministre de l’Intérieur de retirer des rues tous les portraits du prince héritier saoudien, aucun incident notable n’a été enregistré. Dans le domaine politico-diplomatique, la gestion de la crise par le président Michel Aoun, avec le soutien de Nabih Berry et de la direction du Courant du Futur, a désamorcé une à une les mines dont l’explosion était susceptible de plonger le pays dans le chaos.C’est l’économie qui a le plus inquiété les dirigeants du pays et les milieux de la finance internationale. Certes, la panique des marchés a été contenue mais les signaux émis ont montré combien ce front restait fragile. Dans un article publié le 17 novembre, consacré aux pays à risque après le défaut de paiement de sa dette par le Venezuela, l’agence Bloomberg souligne que le ratio de la dette comparé au PIB au Liban pourrait atteindre, cette année, 152%.Comment ont réagi les marchés financiers à la crise politique déclenchée par la démission et le séjour ambigu de Saad Hariri en Arabie saoudite? Selon des sources économiques, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre le 6 et le 15 novembre près de 800 millions de dollars pour soutenir la livre libanaise. A l’heure d’aller sous presse, la BDL n’avait pas encore publié le bilan bimensuel sur l’état de ses réserves en devises étrangères. Mais le chiffre de 800 millions de dollars est probablement dépassé, bien que les pressions sur la livre libanaise aient baissé après la décision de Saad Hariri de temporiser concernant son éventuelle démission. Autre signal négatif, la sortie de capitaux. Près de 1,5 milliards de dollars auraient émigré du Liban vers des cieux moins encombrés. Certes, ce montant paraît insignifiant comparé aux 169 milliards de dollars de dépôts dans les banques libanaises. Mais il constitue quand même 20% des capitaux entrants au Liban en rythme annuel (estimé à 7,5 milliards de dollars), et qui servent à financer les besoins de l’Etat.     Enfin, la crise politique s’est traduite par des pressions sur les eurobonds libanais (les bons du trésor en devises) à cause de la vente par des détenteurs étrangers de leurs titres libanais, ce qui a provoqué une baisse de leur prix et, par conséquent, une hausse du taux de rendement. Toutes ces données montrent que l’économie reste le ventre mou du pays, le talon d’Achille, qui pourrait réduire à néant la résilience politique et sécuritaire.


 Paul Khalifeh
   

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