La philosophie de l’art et de l’esthétique pour l’amour de l’art
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

La philosophie de l’art et de l’esthétique pour l’amour de l’art

 
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    Artiste dans l’âme, Dédé Hourani nous emmène en voyage dans le monde de l’art, avec un très bel ouvrage, La philosophie de l’art et de l’esthétique (éditions Antoine), illustré par...
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Artiste dans l’âme, Dédé Hourani nous emmène en voyage dans le monde de l’art, avec un très bel ouvrage, La philosophie de l’art et de l’esthétique (éditions Antoine), illustré par ses soins et agrémenté de textes et d’œuvres musicales.

Passionnée d’art sous toutes ses formes, Dédé Hourani a attendu longtemps avant de publier un livre qui rassemble, à son image, musique, poèmes, peintures, empreints de philosophie. L’art, c’est presque une discipline de vie chez elle. Dans son introduction, elle confie d’ailleurs «avoir passé sa vie attachée à l’art et (à) l’écriture». «Ils m’ont toujours accompagnée et je me suis rendue compte qu’ils font partie de moi-même, artiste et écrivain». De fait, Dédé Hourani parvient à communiquer sa passion pour l’art sous toutes ses formes, à travers cet ouvrage magnifiquement illustré par ses propres peintures. Au fil des pages, elle égrène les hommages, tantôt aux peintres qu’elle estime comme Wassily Kandinsky, ou son père Adib Hourani,  mais aussi et surtout aux poètes et compositeurs qui ont enchanté sa vie. Le poète français Paul Eluard tient ainsi une grande place dans le livre, aux côtés de Rainer Maria Rilke, Louis Aragon, Paul Valéry, etc. Dédé Hourani met également sur toile ses passions musicales. Et elles sont nombreuses. Ses peintures viennent imager les œuvres de Johann Sebastian Bach, Franz Schubert, Joseph Haydn, Richard Wagner, qui l’inspire beaucoup dans un style contemporain.
Il faut dire que Dédé Hourani est plus qu’engagée dans le monde de la musique. C’est une vraie mélomane. Après des années passées en tant que patron de diplôme à l’ALBA, elle fonde Selecteum des arts et des sciences, un réseau culturel sans frontières qui lui permet de réunir toutes ses passions. L’objectif de ce centre culturel basé à Kaslik est de proposer au public libanais un héritage multiculturel et de leur offrir un programme diversifié de concerts de musique classique, mais aussi de musique plus contemporaine ou du jazz, ou encore des rencontres poétiques ainsi que des conférences autour de l’art. En annexe, elle a aussi ouvert un musée privé qui recèle une vaste collection d’objets archéologiques, d’icônes, d’artefacts et de livres anciens, permettant de documenter l’histoire de la culture humaine de ses débuts jusqu’au XXe siècle.
Soucieuse de proposer des œuvres exigeantes au public libanais, parfois peu connaisseur de musique classique, des concerts sont régulièrement organisés à l’Assembly Hall de l’AUB, avec la participation de musiciens chevronnés et de chanteurs lyriques. La prochaine soirée, gratuite, se déroulera le 10 janvier prochain avec une programmation de Bach, Handel, Chopin, Verdi, Gluck, Donizetti, Massenet, Zaki Nassif, Fauré. Un concert que les mélomanes ne rateront sous aucun prétexte.

Pour plus d’infos: www.selecteum.com

Jenny Saleh

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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