Sidewalks de Zoukak. D’art et d’engagement
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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

Sidewalks de Zoukak. D’art et d’engagement

 
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    Le festival Sidewalks de Zoukak, lancé le 1er novembre, se poursuivra jusqu’au 11 du mois au studio Zoukak, la Quarantaine. Théâtre, musique, débats, rendez-vous avec les œuvres engagés d’artistes locaux,...
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Le festival Sidewalks de Zoukak, lancé le 1er novembre, se poursuivra jusqu’au 11 du mois au studio Zoukak, la Quarantaine. Théâtre, musique, débats, rendez-vous avec les œuvres engagés d’artistes locaux, régionaux et internationaux.
 

Le festival Sidewalks de Zoukak est un point de rencontre présentant des performances et des événements artistiques locaux et internationaux. C’est à la fois une plateforme d’échange artistique et un espace interculturel de réflexion. Dans sa note de présentation, la compagnie Zoukak, s’interroge sur «nos sociétés meurtries qui se caractérisent par un effort visible d’isoler les esprits et les corps de toute confrontation constructive qui pourrait mener à une réflexion commune. Comment créer un espace commun? Comment raconter une histoire différente, défier les narratives imposées? L’espace théâtral nous donne le lieu et l’art nous donne les moyens, il n’y a pas d’excuses à ne pas commencer la reconstruction». A travers le pouvoir du storytelling et de l’imagination, une sélection d’œuvres proposera une nouvelle vision du monde et de l’autre, ouvrant un espace de réflexion commun au sein de l’ignorance engendrée par l’intolérance et la xénophobie.

Master-class
Théâtre, musique, concert, performance, installation, débat, table ronde, à l’adresse des professionnels du théâtre et du public, le programme est riche et dense. Un «Focus Liban» est consacré à la scène théâtrale libanaise. Œuvres finalisées, projets en cours, projets expérimentaux, le programme théâtral libanais se décline dans toute son intensité, touchant à une multitude de sujets et de thématiques. Plusieurs artistes présenteront le projet sur lequel ils planchent devant des professionnels et des directeurs de théâtre étrangers : ainsi Sawsan Bou Khaled présentera-t-elle Under Correction, Chrystèle Khodr Augurs, Yara Bou Nassar Everything is just fine, Wael Kodeih et Randa Mirza présenteront 077, Rawya el-Chab et Antoine Bouguier Playground in Emergency, et tant d’autres encore. Des projets en cours, nous passons aux multiples performances qui seront présentées dans le cadre du Festival, à l’instar de The Confession d’Abdallah el-Kafri, Two Heads and a Hand de Zoukak, Illusions de Carlos Chahine, 36 Abbas Street, Haifa de Raeda Taha et Junaid Sarrieddeen…
Parmi les moments forts du Festival: une master-class de 6h avec le directeur du théâtre de Strasbourg, Stanislas Nordey, incontournable de la scène théâtrale française, qui participera également à une table ronde avec Roger Assaf. Mentionnons aussi la forte présence au festival de Milo Rau, dramaturge, sociologue et essayiste suisse. Il présentera la performance Breivik’s Statement, qui revient sur l’affaire Breivik, le tueur norvégien d’extrême droite qui a commis le massacre contre la ligue des jeunes du parti travailliste de Norvège, dont le bilan s’élève à 77 morts et 151 blessés. Deux de ses films seront également projetés lors du Festival: The Congo Tribunal et The Moscow Trials. Milo Rau donnera également une master-class» et sera notamment en conversation avec Junaid Sarrieddeen.
Festival impliqué, Sidewalks se présente comme une agora engagée et audacieuse, où sont traités des sujets culturels d’actualité, touchant au cœur même de nos sociétés: il y aura ainsi une performance d’anciens détenus libanais en Syrie, ainsi que la performance Manwatching, des textes écrits par des femmes anonymes et lus pour la première fois sur scène, tour à tour par Joe Kodeih et Fouad Yammine. A noter également dans ce contexte une performance de l’indienne Sankar Venkateswaran, Criminal Tribes Act, qui tonne comme une critique de la pratique de la justice et la caste des juges. Ainsi qu’un engagement contre le racisme et la xénophobie, avec le très prestigieux théâtre américain Sundance à travers les performances et échanges avec le public de Philip Himberg, Charlaynee Woodard et Christopher Hibma.

 

Retrouvez tout le programme sur www.zoukak.org
Billets: www.ihjoz.com

Nayla Rached

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   

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