Semaine du 12 au 18 juin
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Nº 3005 du vendredi 12 juin 2015

Semaine du 12 au 18 juin

 
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Les Francis Vendredi 12 à 21h55, C+ de Fabrice Begotti Alice David, Thierry Neuvic, Thomas VDB, Elie Semoun et Claudia Cardinale Afin de lever le mystère sur un secret familial comme le lui...
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Les Francis
Vendredi 12 à 21h55, C+

de Fabrice Begotti
Alice David, Thierry Neuvic, Thomas VDB, Elie Semoun et Claudia Cardinale

Afin de lever le mystère sur un secret familial comme le lui a demandé son grand-père avant de mourir, Jeff part pour la Corse. Il a demandé à Mehdi, Willy et Seb, trois amis d’enfance qui ne connaissent pas l’île de Beauté, de l’accompagner. Le séjour commence bien, mais quand Seb regarde la belle Vanina, la situation se gâte. Il ignore qu’il a bafoué ainsi l’honneur de la jeune fille. Dès lors, le quatuor devient la cible de la famille Campana, clan que dirige Dumé, le frère de Vanina. Pour les quatre «Francis» - nom que les Corses donnent aux continentaux - ce qui s’annonçait comme une quête se transforme en course-poursuite… (85’, 2014)

Maldonne
Samedi 13 à 2150, F3

de Patrice Martineau
Corinne Touzet, Patrick Catalifo, Alice Bromberg et Maaike Jansen

Sandrine est heureuse d’emménager dans une belle maison flambant neuve et adaptée au handicap de sa fille Juliette, 9 ans, qui ne se déplace qu’en fauteuil roulant. Depuis qu’elle est en âge de comprendre, la fillette sait que son père est parti à cause de sa maladie, et que sa mère a tout sacrifié pour s’occuper d’elle, mettant sa vie de femme entre parenthèses. A peine installée dans sa nouvelle demeure, la gamine part à la découverte de son quartier... et en repérage pour trouver l’homme qui rendra sa mère heureuse… (100’, 2005)

Lord of War
Dimanche 14 à 21h45, Arte

d’Andrew Niccol
Nicolas Cage, Ethan Hawke, Jared Leto, Bridget Moynahan et Shake Tukhmanyan

Au beau milieu d’un champ de bataille, sur un tapis de douilles, Yuri Orlov raconte son histoire… Originaire d’Ukraine, il s’est installé avec ses parents dans le quartier de Little Odessa à New York avec son frère cadet Vitali. Vivant au milieu des gangsters russes et des règlements de comptes, il comprend rapidement que le commerce des armes est une activité plus que lucrative et décide d’en faire son métier. Doué pour la contrebande, il se lance donc dans la profession et, après des débuts difficiles, sa petite entreprise commence à prospérer… (120’, 2005)

On se retrouvera
Jeudi 18 à 21h45, TF1

de Joyce Buñuel
Laëtitia Milot, Alexandre Varga, Annie Grégorio et Mathilda May

Margot, 30 ans, découvre un terrible secret à la mort de sa mère. En lisant le journal intime de cette dernière, elle apprend qu’un soir, en rentrant chez elle, la défunte a été victime d’un viol collectif et laissée pour morte dans la garrigue. Neuf mois plus tard, elle a accouché d’une petite fille, Margot. Sa mère a toujours gardé le silence sur ce drame. Les hommes coupables de ce crime n’ont donc été ni retrouvés ni inquiétés. La jeune femme décide de partir à leur recherche, tout en essayant de comprendre pourquoi sa mère est restée silencieuse. Progressivement, elle remonte le fil de l’histoire et la trace des coupables. Une quête de vérité qui n’est pas sans danger… (100’, 2014)

Go Fast
Jeudi 18 à 21h45, W9

d’Olivier Van Hoofstadt
Roschdy Zem, Jean-Michel Fête, Olivier Gourmet, Jil Milan et Catalina Denis

A la Brigade de recherche d’intervention (BRI) de Paris, Jean-Do Paoli explique le nouveau dispositif mis au point pour enrayer une grosse affaire de stups à ses troupes, dont Nadia et Fred. A la nuit tombée, ils seront en planque au 10e étage dans un quartier chaud prêts à intervenir, et Marek supervisera les écoutes. Mais celui-ci n’est pas d’accord. Il veut être sur le terrain. Cependant, comme Marek est infiltré et supposé être un malfrat en cavale, Jean-Do ne veut pas en entendre parler. Et l’invite dans sa famille à fêter l’anniversaire de son fils. Au petit matin, un gamin a repéré la planque des flics. Jean-Do, Nadia et Fred sont abattus par les dealers. Marek, toujours aux écoutes, est anéanti. Il va prévenir la femme de Jean-Do. Peu après, les assassins sont arrêtés. Mais Marek n’a aucune preuve qui tient devant un tribunal. En sortant le dealer, il est reconnu… (95’, 2008)

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Éditorial
La nostalgie du «Livre»

Alors que les hommes politiques d’aujourd’hui, faisant fi des principes fixés dans la Constitution, ou les interprètent au gré de leurs intérêts personnels ou claniques, paralysent le pays depuis une très longue durée et dont on ne voit toujours pas l’issue, il est difficile de ne pas revenir à l’une des plus belles périodes de l’histoire contemporaine du Liban. Comment ne pas être nostalgiques du temps où les antagonismes, pourtant profonds, étaient résolus sur la base des règles fondamentales de la République libanaise et non dictés par des querelles de boutiquiers. Il serait trop long de revenir en quelques lignes sur les performances d’une République qui n’a rien à voir avec celle que nous vivons et où prédomine l’ego de chacun des «présumés» dirigeants du pays. Mais on peut en rappeler le climat, histoire de réveiller les mémoires et les consciences.En 1958, au lendemain d’une crise provoquée par des tensions internes politiques et religieuses, qui avaient divisé le pays, l’élection à la tête de l’Etat du commandant de l’Armée libanaise avait ramené l’ordre sur la scène locale. Accédant à la plus haute autorité de la République, le général Fouad Chéhab avait réussi à sécuriser la scène locale où s’affrontaient des forces antagonistes, elles aussi guidées par des alliés étrangers. Sa bible était «le Livre» qu’il respectait et appliquait à la lettre. Les conflits inévitables entre dirigeants étaient résolus par ce simple mot magique. Il n’avait pas besoin d’en référer aux juristes, mais simplement aux principes édictés dans la Constitution et approuvés par les pères de l’Indépendance. Sa carrière d’officier l’avait amené à sillonner le pays, à rencontrer toutes sortes de problèmes. Surtout la misère dans de nombreuses régions abandonnées. Très vite, conscient des réformes indispensables, il s’y attela en revenant sans cesse au «Livre». «Son ambition, selon les témoins qui l’ont accompagné dans son mandat, ne se limitait pas au seul développement dans les domaines économiques et sociaux, mais ses efforts portaient à fondre tous les Libanais dans le creuset d’une société dont l’unité nationale était basée sur la conviction de faire partie intégrale d’un seul peuple et d’une fidélité à une même patrie».Comment ne pas avoir la nostalgie du «Livre», certes amendé par l’accord de Taëf, mais toujours ignoré dans les débats politiques. Les constitutionnalistes chevronnés ne manquent pourtant pas au Liban. Ils sont entendus très souvent à travers les médias, mais ignorés par la classe politique que les intérêts personnels rendent aveugle et sourde.Après le palais de Baabda, les vacances place de l’Etoile, le Sérail est menacé de fermer ses portes. Ce qu’il aurait fait, il y a belle lurette, sans la sagesse et la ténacité de son principal locataire. Mais toute patience a une fin.Le vide administratif et institutionnel n’est pratiquement plus évoqué. C’est comme si nous nous étions, hélas, habitués à une situation aussi complexe et dont nul ne semble estimer la gravité. Sauf que, de temps à autre, surgissent un problème économique crucial, des dettes qui bloquent toute action et que les richesses pétrolières annoncées permettraient de combler. Mais nul n’en a cure négligeant cette source naturelle et laissant le champ libre à Israël et à Chypre.Des prêts et des dons importants, chiffrés en milliards de dollars, sont promis au Liban, qui en a grand besoin. Ils sont bloqués faute de pouvoir être votés par un Parlement absent. Ils iront, nous menace-t-on déjà, à d’autres pays.Entre-temps, le Liban perd ses fils désespérés de pouvoir redresser une situation qui se dégrade au fil des années et cherchent à se forger, non sans déchirement, un avenir meilleur loin de leurs racines. La nouvelle loi électorale tant espérée pour renouveler la physionomie d’une Chambre désuète et pour ouvrir la voie à une nouvelle génération, n’est pas encore pour demain.Nous avons un véritable dédain des cadeaux qui nous tombent du ciel, comme nous ne nous inquiétons pas du sort futur du pays devenu, hélas, si fragile et ouvert à tous les vents. Mais le célèbre miracle libanais, auquel nous nous accrochons, faute de mieux, nous permet de survivre et de profiter des festivités estivales programmées malgré tout.




 Mouna Béchara
   
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