Droit des affaires. Un Libanais au top des tops
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Nº 2941 du vendredi 21 mars 2014

Droit des affaires. Un Libanais au top des tops

 
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L’excellence professionnelle des Libanais n’est plus à démontrer. Le bureau d’étude spécialisé dans les affaires de la finance internationale et des contentieux relatifs au pétrole et au gaz, Maalouf Ashford & Talbot, a été désigné «Law Firm of the Year 2014» dans six pays différents et vingt-cinq catégories d’affaires. Maalouf Ashford & Talbot a des branches filiales à Riyad, Hong Kong, Shanghai, Sao Paulo et Beyrouth. Cette reconnaissance est due à la notoriété du Libanais John J. Maalouf, le partenaire principal de Maalouf  Ashford & Talbot, classé parmi les dix premiers avocats spécialisés en commerce et finance aux Etats-Unis et ce pour la huitième année consécutive (2005- 2013). John J. Maalouf est connu pour être un expert dans le droit international des affaires, les lois sur le gaz, le pétrole et l’énergie, ainsi que les affaires bancaires et celles de fusion et d’acquisition. Il a représenté des clients dans le cadre de contentieux relatifs à ses multiples spécialisations aux Etats-Unis, en Chine, au Moyen-Orient, au Japon, en Inde, en Australie, en Russie et en Amérique du Sud. De plus, il est coauteur d’un livre édité par la maison d’édition Thomson West sur les meilleures pratiques concernant les opérations de fusion et d’acquisition en Chine intitulé Inside Minds: Best practices for Mergers & Acquisitions in China.  

Investissements
Aujan Coca-Cola Beverages s’installe au Liban et en Egypte

La compagnie saoudienne Aujan Coca-Cola Beverages Co. (accbc), qui produit et distribue des boissons non alcoolisées, planifie d’élargir sa part de marché dans la région Mena. Fondée en 2013, la société opère sous la forme juridique d’une joint-venture regroupant Aujan Industries Co. L.L.C. et Coca-Cola Enterprises Inco. Après que Coca-Cola eut acquis, en 2011, 50% des actions de la société Aujan Industries Co. L.L.C, accbc a annoncé en janvier 2014 avoir acheté la majorité des actions de Lebanon National Beverages Company (NBC). Ainsi, accbc contrôlerait 80% des actions de la compagnie libanaise, alors que Transmed détiendrait 20% du capital. Selon un des connaisseurs du dossier, le financement de l’investissement au Liban provient d’une croissance organique des liquidités de la société. La transaction serait finalisée au deuxième trimestre de l’année en cours. Aucune opération d’outsourcing n’est prévue. La source précitée a affirmé que l’opération d’acquisition vise à agrandir les affaires au Pays du Cèdre. Par ailleurs, la compagnie saoudienne planifie d’investir 100 millions de dollars pour la construction d’une firme industrielle pour la fabrication de jus de fruit en Egypte dans les toutes prochaines années. Le montant de l’investissement couvrirait le coût d’achat du terrain qui abriterait les locaux de l’entreprise, ainsi que les équipements et machines industrielles. Selon le vice-président du département de stratégie et du développement d’Aujan, l’Egypte est considérée comme jouant le rôle d’un hub pour l’Afrique du Nord, notamment en Algérie et en Libye. Les installations seraient opérationnelles entre fin 2016 et début 2017.           

 

Gaz et pétrole
Spectrum aurait investi près de 67 millions $ 

«Les investisseurs se montrent plutôt froids lorsqu’on évoque avec eux d’éventuels placements ou projets dans le domaine du pétrole et du gaz au Liban», a confié à Magazine une source proche du dossier de l’exploration des champs pétrolifères au Liban, ajoutant que ces derniers disent que pour eux «le Liban est en veilleuse ou - on hold - pour l’instant». En fait, ils n’ont pas l’intention de dépenser un seul sou dans un pays où l’incertitude politique prédomine et la sécurité se dégrade. Ils rappellent l’expérience des Britanniques, qui, à travers la société Spectrum, ont investi dans une première phase la coquette somme de 65 millions de dollars pour l’exploration en 3D inshore. Toutefois, ils n’ont été en mesure de vendre aucune étude à des clients investisseurs intéressés par cette manne du Liban. Malgré tout, confiante dans des jours meilleurs, la compagnie Spectrum a encore été plus loin et a investi près de 2 millions et demi de dollars supplémentaires durant la première phase de l’exploration offshore. Cette première phase vient de prendre fin. Elle a été effectuée sur deux lignes, la première s’étendant de Aley à Zabadani et la deuxième à Batroun. Les études sont encourageantes quant au potentiel et elles montrent des résultats positifs qui seraient similaires en termes de volume à ceux découverts offshore en Syrie, selon la même source. Celle-ci ajoute que ces opérations d’exploration offshore ont été entamées dans les lieux précités non pas pour des raisons politiques, mais pour des raisons stratégiques et d’autres liées à la sécurité suprême de l’Etat. Aujourd’hui, Spectrum se trouve dans un attentisme incommode. Le lancement de la phase II de l’exploration offshore aurait-il lieu? Serait-il utile d’investir de nouveau 2,5 millions de dollars, alors que les deux décrets-lois élaborés par l’ancien ministre de l’Energie, Gebran Bassil, risquent de traîner dans les tiroirs pour une période indéterminée et de reporter ainsi les délais pour un retour sur investissements des compagnies étrangères? Entre-temps, le grand perdant est le Trésor libanais, qui a un besoin pressant de revenus substantiels pour équilibrer et assainir les finances publiques. Le Liban est en train de rater des opportunités en or pour son économie sacrifiée à l’autel des tiraillements politiques.

Marché irakien
Les banques libanaises s’adaptent

Dans une note explicative, le secrétaire général de l’Association des banques au Liban (ABL), Makram Sader, s’est félicité des efforts déployés par les autorités irakiennes monétaires et de contrôle en vue de peaufiner la réglementation des banques étrangères opérant en Irak dont les établissements libanais, pour leur permettre de développer leurs services bancaires en harmonie avec les besoins du marché local. Le cadre réglementaire porte, entre autres, sur la création d’une centrale de risques et l’enregistrement des branches des banques étrangères sur le site de la Banque centrale irakienne. Cette dernière démarche devrait permettre la reconnaissance par les administrations et ministères irakiens des lettres de garantie émises par ces banques. Elles devraient également faciliter à celles-ci l’accès à l’information officielle concernant les sociétés commerciales. Au sujet du blanchiment d’argent, Makram Sader a rappelé que les branches des banques libanaises ne se contentent pas des renseignements consentis par la Banque centrale irakienne pour connaître leurs clients, mais leurs représentants effectuent des visites sur le terrain. Elles se réfèrent aussi aux listes internationales établies à ce sujet et appliquent l’approche de la classification des comptes bancaires sur base du risque. Enfin, elles sont soumises au contrôle d’un audit interne, et d’un autre de la part de sociétés internationales, ainsi qu’au contrôle des autorités monétaire et de contrôle libanaises qui coordonnent avec leurs homologues en Irak conformément à des protocoles d’entente entre les deux pays en voie de réajustement.  

Liliane Mokbel

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Éditorial
S.O.S. Liban!

Chaque jour apporte son lot d’explosifs, de morts, de blessés et de dégâts que provoquent les véhicules de la mort. Les Libanais vivent dans l’angoisse de ce qui les attend. Les services de renseignements et les forces de sécurité s’acharnent à intercepter les terroristes avant qu’ils n’agissent. Ils réussissent, parfois, et en paient le prix. L’armée est devenue la cible privilégiée des criminels. Ce fléau qui frappe le Liban ne peut être éradiqué que par une politique, dans le sens le plus juste du mot, menée par des hommes conscients de la responsabilité qui leur incombe, celle d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyens. Nous en sommes très loin. A Tripoli, devenue ville fantôme, les combats meurtriers se poursuivent. Les écoles ferment leurs portes, les commerces baissent leurs rideaux et les gens du Nord vivent au rythme des agressions contre Ersal. A cela se greffe la chute de Yabroud, une «victoire» que célèbre bruyamment le Hezbollah ignorant le flux de nouveaux réfugiés qui traversent la frontière gonflant le nombre de ceux qui, désormais, sont sur place avec peu d’espoir de rentrer chez eux, du moins à court terme. On estime, sans crainte d’exagérer, que Syriens et Palestiniens confondus constituent non moins du tiers de la population libanaise encore résidante dans le pays. Arrivés sans ressources, dans leur grande majorité, ils sont accueillis, presque, à bras ouverts, mais sans aucun plan social et surtout sans contrôle. Leur présence, quel que soit le devoir humanitaire qui dicte l’aide qui leur est apportée, pèse lourd dans un pays où l’Etat peine à répondre aux besoins sociaux de ses propres citoyens. Ces derniers sont très souvent remplacés dans nombre de travaux par une main-d’œuvre moins coûteuse. Les Libanais, toutes cultures, toutes classes sociales confondues, s’interrogent sur l’avenir de leur pays où la vie devient de plus en plus dure et où l’espoir d’un redressement radical n’est pas hélas à l’horizon. Sur qui et sur quoi peuvent-ils compter? Est-ce sur des élus qui ont oublié le chemin de l’hémicycle et qui, pour beaucoup, ne le retrouveront probablement plus? Sur des situations où les compromis, indispensables dans l’état actuel des choses, sont la règle? Sur certains leaders, chefs de file de courants ou zaïms d’un autre temps?… On ne sait plus. Même si nous n’avons pas le droit de généraliser et de mettre dans un même panier tous ceux qui sévissent dans les hautes sphères, il nous faut reconnaître que les meilleurs  d’entre eux n’ont plus vraiment leur destin en main et le nôtre encore moins. Dans un pays où l’Etat dans l’Etat affaiblit l’autorité, celle-ci peut difficilement s’imposer. Il ne nous reste, pour toute perspective, que le dialogue. Mais sommes-nous assez naïfs pour croire encore dans la bonne foi de ceux qui ne cessent de renier leurs engagements? Nous entendons sans cesse la chose et son contraire. Peut-on croire que le Hezbollah qui, comme l’a laissé entendre récemment l’un de ses piliers, favoriserait une Armée libanaise renforcée par des équipements que le chef de l’Etat s’acharne à obtenir? Le président Sleiman et l’institution militaire ne sont-ils pas la cible quasi permanente du parti de Dieu? Ce qui nous reste, en guise de consolation, c’est de placer nos espoirs dans ce gouvernement en gestation, souhaitant qu’il ne naisse pas affublé d’un handicap irrémédiable. Déjà, en filigrane des débats parlementaires, se dessine le profil de la présidentielle mais attendant, au cours des deux mois qui leur sont accordés, ces messieurs du Sérail ne devraient pas chômer. Ils ont du pain sur la planche et surtout des services à assurer à tous ceux dont ils ont la charge et qui peinent à trouver les moyens de survivre, d’éduquer leurs enfants et de boucler leurs fins de mois. C’est ce qu’attend le Libanais lambda.


 Mouna Béchara
   

Santé

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