Economie et finance
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Nº 2942 du vendredi 28 mars 2014

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Ressources pétrolières
Les pronostics, entre optimisme et prudence

Il y a beaucoup de choses qui restent à faire avant que le Liban n’intègre réellement la carte des pays producteurs de pétrole et de gaz. Certains experts font montre d’un optimisme à outrance en avançant des plans pour la restructuration de la dette publique, et d’autres pour des investissements publics dans l’infrastructure du pays, avant même que le potentiel des ressources pétrolifères et gazières ne soit déterminé. Heureusement, d’autres spécialistes ne partagent pas le même avis et sont plus rationnels, s’abstenant de s’aventurer dans des pronostics hasardeux. Les premiers bercent les Libanais d’espoir. Ils affirment que l’Etat a déjà procédé à l’exploration du potentiel de 55% des eaux territoriales, et dans un an, le recensement des nappes pétrolifères offshore sera achevé. Le Liban aurait ainsi un volume de réserves supérieur à celui du Qatar d’une valeur d’au moins 600 milliards de dollars. Les travaux de dragage du pétrole et du gaz créeraient 100 000 nouvelles opportunités d’emplois directs et 300 000 opportunités indirectes, selon ces mêmes sources optimistes.
Dans le prolongement de cette analyse à court terme, soit dans cinq ans, l’Electricité du Liban (EDL) pourrait combler son déficit annuel et le gouvernement n’aurait plus à accorder des subventions et des avances à l’établissement public. «Les ressources pétrolières et gazières ne sont pas renouvelables, dans le sens qu’elles s’épuisent dès que les matières sont extraites et vendues. Ce qui devrait pousser l’Etat à mettre à profit ces ressources afin de jeter les fondements d’un cadre institutionnel qui sous-tendrait un développement social et économique durable et, en même temps, encouragerait l’investissement dans le secteur pétrolier, souligne Carole Nakhlé, experte dans les industries pétrolières basée à Londres et affiliée au Centre libanais pour les études politiques (LCPS). Elle met l’accent sur la nécessité de ne pas se perdre en supputations dès aujourd’hui sur les revenus de l’exploitation de ces ressources. Mme Nakhlé a justifié sa position distancée par le fait que dans un pays tel que le Liban, il n’est pas probable que le processus d’exploitation des nappes de pétrole et de gaz donne lieu à des résultats avant 2020. A cette date, plus d’un élément, qui influencent directement ces revenus, auraient subi des modifications. En d’autres termes, d’ici cette date, la structure des marchés du pétrole et du gaz aurait changé, ainsi que les coûts des différentes étapes d’exploration et de production du produit à vendre. Sur fond des tiraillements qui ont duré des années entre les différentes factions politiques concernant la nomination des membres de l’Autorité de régulation du secteur du pétrole, l’experte Carole Nakhlé met en garde contre «une politisation plus marquée de ce secteur, au moment où l’exploitation du pétrole deviendrait une réalité». Elle recommande une abolition des prérogatives décisionnelles du ministre de l’Energie dans un objectif de transparence et préconise même d’aller plus loin en créant un ministère autonome des Ressources pétrolifères, tout en maintenant une coordination étroite entre ce ministère et les autres notamment ceux des Finances, de l’Economie et de l’Environnement. La spécialiste souligne par ailleurs l’importance prioritaire que les contrats − que le Liban signerait avec les multinationales et qui pourraient avoir une durée de trente ans − ne soient pas révisés ou modifiés. «Les investisseurs devraient être confiants dans la crédibilité de l’Etat à travers une stabilité du cadre légal des investissements étrangers au Pays du Cèdre», dit-elle. 


Achrafié
Les trois plus hautes tours au Liban

Achrafié continue d’attirer des projets résidentiels de grande envergure. Ce quartier verra naître, d’ici 2016, les trois plus hautes tours du pays. Le dernier projet immobilier est celui du Park Hill. Il devrait regrouper, entre autres, une tour de 220 mètres de hauteur, soit la plus élevée au Liban. Le projet comprend également un hôtel, des appartements résidentiels privés et des résidences haut de gamme. Les travaux devraient être achevés dans un délai de deux ans. La tour inclurait cinquante étages et huit niveaux en sous-sol d’espaces commerciaux. Les appartements auront une superficie variant entre 40 et 180 mètres carrés. La deuxième tour la plus haute au Liban est celle du projet Samaa Beyrouth, située à Sodeco, qui est toujours en construction. La troisième position est occupée par la tour SkyGate en phase de finition. Elle se trouve dans le triangle d’or d’Achrafié, soit à la rue Georges Haïmari non loin du grand magasin ABC. Dans le même sillage, il faut noter que les permis de construire délivrés par les autorités compétentes ont couvert, au cours des deux premiers mois de 2014, une surface de 2,2 millions de mètres carrés, soit une hausse de près de 19% sur un an. Cette surface est répartie entre les régions suivantes: 958 308 mètres carrés au Mont-Liban, ou 43,5% du total de cette surface; 440 939 mètres carrés (20%) au Liban-Nord; 235 540 mètres carrés à Beyrouth (10,7%); 235 241 mètres carrés au Liban-Sud (10,7%); 170 537 mètres carrés à Nabatiyé (7,7%) et 163 086 mètres carrés à la Békaa (7,4%).

Banques et assurances
La taxe de 10% sur les placements des clients invalidée

Les instructions du ministère des Finances concernant l’imposition d’une taxe sur le revenu de 10% portant sur les rendements déjà versés aux clients à titre de bénéfices sur leurs placements ont suscité un tollé auprès des banques et des assurances, les deux acteurs visés par la décision. D’autant que cette taxe avait un effet rétroactif d’une durée de cinq ans à compter de la date de l’imposition. La compagnie d’assurances SNA Allianz a déposé un recours en invalidation devant le conseil d’Etat et a gagné le procès. En fait, le tribunal a émis une décision d’invalidation de l’imposition attendue, estimant d’une part, que les instructions du ministère des Finances ont été promulguées sans obtenir l’approbation préalable du conseil d’Etat, et que, d’autre part, il existe à ce niveau une double imposition.

 

CNSS Assurance vieillesse
Au menu du gouvernement
La priorité du gouvernement après l’obtention de la confiance du Parlement est d’améliorer le niveau minimum des prestations sociales. Dans sa première déclaration officielle, le Premier ministre, Tammam Salam, a été suffisamment clair. Il s’agirait de faire un push en vue de l’approbation du projet de loi qui se trouve dans les tiroirs de la Chambre des députés concernant la garantie pour les employés de bénéficier de la couverture par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) des soins médicaux après qu’ils eurent fait valoir leurs droits à la retraite. Ce projet de loi serait financé conjointement par des cotisations de l’employé, du patronat et de l’Etat; sans que celles de l’Etat n’épuisent les finances publiques. Ce projet représenterait un pis-aller en attendant le vote du projet de l’assurance vieillesse en partenariat avec le secteur privé. En revanche, l’aboutissement de ce dernier projet ne semble pas imminent, compte tenu du fait qu’il fait l’objet de débats depuis près de vingt-cinq ans. Le premier projet relatif à l’assurance vieillesse a été soumis à la discussion en 1982. Depuis cette date, la problématique est la même. Il s’agit de résoudre le montant des cotisations de chacune des trois parties partenaires du contrat social.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Un monde décadent

Triste spectacle que celui qu’offraient les Arabes réunis au Koweït. Alors que la région bouillonne et que le monde, même occidental, souffre d’une crise économique et même sociale aiguë, le sommet qui réunissait les représentants des Etats arabes au Koweït sonne creux. Une fois de plus, il n’aura fait que confirmer les divergences qui opposent les pays de la région, divergences qu’ils ont tenté en vain de mettre en sourdine, faute de pouvoir les occulter. En quête de solutions à toutes ces crises, ils n’ont réussi qu’à confirmer, quasi officiellement, leurs faiblesses. Preuve de leur impuissance, la crise syrienne qui entre dans sa quatrième année, avec un bilan de milliers de morts et des millions de déplacés et de réfugiés, au milieu d’un silence assourdissant des dirigeants arabes impuissants à faire aboutir des négociations entre les rebelles et le régime syrien. Ils s’en sont remis au Conseil de sécurité après l’échec des rencontres de Genève et la navette du médiateur Lakhdar Brahimi. On a toujours dit que les Arabes étaient forts en engagements, mais incapables de les respecter. Ainsi, ils jurent, chose rare, d’une même voix, ne pas accepter de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Mais cela ne reste que de l’encre qui sèche sur le papier. Même si le sujet a été abordé au Koweït et, une fois de plus, confirmé. Les participants au sommet ont voulu donner le change et éviter de mettre en avant leurs profondes dissensions. Ils ont échoué là aussi car celles-ci sont apparues du fait que sur les vingt-deux membres de la Ligue, seuls treize chefs d’Etat ont répondu «présents» au Koweït. Les autres se sont fait représenter par leurs ministres des Affaires étrangères, refusant visiblement de se retrouver côte à côte avec des homologues que tout divise. Ainsi Riyad, les Emirats et Bahreïn sont à couteaux tirés avec Doha d’où ils ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs en signe de protestation contre ce qu’ils qualifient d’ingérences du Qatar dans leurs affaires internes, mais aussi pour son soutien aux Frères musulmans que l’Egypte et l’Arabie inscrivent dans le registre des terroristes. Enfin, comme on pouvait s’y attendre après des débats profondément stériles, le communiqué final ne pouvait être que ce qu’il fut et, comme a titré un média européen, ce ne furent que des paroles, et encore des paroles. Les Etats membres de la Ligue rassemblés au Koweït, loin d’être unis, se sont contentés de vagues recommandations classiques sans contenu réel. Les dirigeants censés évoquer et dénoncer l’offensive israélienne sur Gaza, se sont, sans grande surprise et sans illusions, limités à rappeler des mesures que les économistes préconisent, depuis plus de trente ans et qui concernent, notamment, l’agriculture, l’eau, les réseaux routiers, des projets industriels dans la Bande… Autant de sujets que l’on ressasse à chaque sommet arabe et qui demeurent lettre morte. Ainsi vont les Arabes qui, outre leurs antagonismes irrémédiables, souffrent d’un laxisme à toute épreuve. Il faut cependant relever la seule décision concrète votée par les participants au sommet du Koweït: la mise en place d’un fonds doté de deux milliards de dollars destinés à financer les petites et moyennes entreprises. «Une goutte d’eau dans un océan», commente un observateur. Au milieu de ce sombre tableau, le Liban, par la voix de son président, a évoqué son dilemme et ses difficultés à continuer à accorder un abri aux Palestiniens chassés de leurs terres depuis 1948 et rejoints, il y a déjà quatre ans, par des Syriens fuyant les combats particulièrement meurtriers de leur pays. Promesse d’aide lui a été faite. Reste à la remplir. Le Liban, comme chacun le sait et le dit depuis la nuit des temps, est pauvre en ressources naturelles, et riche en ressources humaines. Hélas nos cerveaux sont allés, à leur corps défendant, servir les pays arabes si riches en pétrole et si pauvres en compétences. Le monde est vraiment mal fait, on s’en rend compte malheureusement à travers toute la planète où les peuples de toutes origines connaissent une sorte de décadence, même si elle est particulièrement éclatante dans les pays auxquels nous appartenons.


 Mouna Béchara
   

Santé

Allergies respiratoires. En constante augmentation
L’incidence des maladies allergiques est en constante augmentation. La pollution figure en bonne place dans les explications pour la flambée…

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