LAU. Projet d’immobilisations de 333 millions de dollars
Logo

Nº 2987 du vendredi 6 février 2015

Erreur
  • JUser::_load: Unable to load user with id: 328

LAU. Projet d’immobilisations de 333 millions de dollars

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    LAU. Projet d’immobilisations de 333 millions de dollars
    La Lebanese American University (LAU) a amorcé un ambitieux chantier d’expansion vu l’augmentation des demandes d’adhésion des étudiants et la création de nouvelles facultés. Le chantier est basé sur un...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

La Lebanese American University (LAU) a amorcé un ambitieux chantier d’expansion vu l’augmentation des demandes d’adhésion des étudiants et la création de nouvelles facultés. Le chantier est basé sur un plan directeur qui prend en considération la vision stratégique de l’expansion du campus académique. Le montant du plan d’immobilisations est d’un peu plus de 333 millions de dollars, et son exécution est étalée sur une durée de cinq ans.
Le projet d’immobilisations comprend les dépenses liées à l’achat d’un terrain ou d’un édifice, ainsi que la rénovation, la transformation ou la construction d’un immeuble. Aussi faut-il souligner que la notion d’immobilisations représente des investissements engagés afin de développer le potentiel productif de l’institution et, par conséquent, ceux-ci ne sont pas destinés à la revente. Le projet d’immobilisations concerne les deux campus de la LAU, à Koreytem et Blatt-Jbeil. Pour ne citer que les acquisitions dans le cadre de ce projet, la LAU a acheté un terrain derrière Starbucks coffee de Koreytem, le seul lot qui reste pour une possible expansion vers l’est du campus. Le montant total du prix du terrain et du chantier de construction d’un immeuble consacré à la faculté des arts et sciences est de 5 217 800 de dollars. L’achèvement des travaux de l’ouvrage, qui comprendrait une surface bâtie de 25 000 mètres carrés, est prévu vers 2020. A l’ouest, l’université a acheté l’immeuble qui abritait al-Gezairi Shipping. Ce bien-fonds se trouve à 500 mètres du campus. Il abriterait l’école d’architecture, ainsi que les salles de cours du nouveau programme Fashion Design. La fin des travaux de rénovation est planifiée pour 2017. Le montant total du projet est évalué à environ 18 242 198 de dollars. Quant au campus de Blatt-Jbeil, son installation dans cette localité, qui était jusqu’à hier une agglomération calme regroupant moins de mille familles, a entraîné une croissance économique s’articulant autour de la création d’une série de restaurants et de cafés-trottoirs. Le campus de Blatt s’étend sur une superficie de 200 000 mètres carrés, alors que l’espace bâti est pour le moment de 79 000 mètres carrés regroupant 19 bâtiments.   

Investisseurs à revenu moyen
Un fonds commun de placement

Une bonne et intéressante nouvelle pour les investisseurs à revenu moyen et conservateurs mais, en même temps, souhaitant des rendements élevés. Levant Investment Bank (Libank), un investissement local et une banque privée, lancera en avril prochain un fonds commun de placement, d’un capital de l’ordre de 25 millions de dollars. Le fonds a obtenu l’aval de l’Autorité des marchés de capitaux. Le fonds libellé en dollars allouerait la moitié de son portefeuille à des titres à revenus fixes à prédominance libanaise, l’autre moitié serait allouée 35% à des titres américains et 15% à des actions asiatiques, notamment australiennes à l’exclusion de titres japonais.

Baisse des prix du pétrole
Un flou plane sur les répercussions sur l’économie réelle  

La baisse des prix du pétrole et de ses dérivés aurait des retombées positives sur l’économie du Liban, selon la Banque mondiale. Concernant le volet des finances publiques, d’importantes économies seraient enregistrées au poste des transferts de fonds du Trésor à la faveur de l’Electricité du Liban (EDL). Parallèlement, la balance des paiements devrait probablement ne pas connaître de distorsions dans la mesure où le recul de la facture pétrolière d’importation serait compensé par la baisse en même temps des transferts de fonds des expatriés vers la mère patrie. Ceux-ci seraient affectés normalement par la baisse des prix du pétrole qui aurait un impact direct sur leurs revenus. Néanmoins, la même source a souligné l’existence d’un certain «flou» qui plane sur les répercussions de ce phénomène récent sur «l’économie réelle», d’autant que, d’une part, la baisse des prix de l’or noir doperait normalement la consommation interne des ménages mais que, d’autre part, la faiblesse des transferts de fonds des expatriés travaillant dans des pays exportateurs de pétrole devrait affecter cette même consommation. De toute façon, les vraies répercussions sur la croissance économique domestique seraient tributaires de la durée de la baisse des prix du pétrole et de leurs projections à moyen terme. Mais ce qui est sûr, c’est plus ou moins un recul des taux d’inflation.  

Le problème des dépenses courantes
Nouveau projet de recrutement aux FSI

Pour 2015, le Liban devrait continuer à faire face au déficit budgétaire résultent des problèmes chroniques qui plombent les revenus du Trésor. Le creusement d’année en année des dépenses courantes représente parmi tant d’autres une réelle entrave à l’ébauche d’une réforme des finances publiques. Lors de la réunion du Conseil des ministres du 29 janvier 2015, le projet de recrutement de nouveaux membres aux Forces de sécurité intérieure (FSI) a été approuvé, faisant ainsi passer les effectifs de 29 495 à 35 000. A ceci, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a avoué qu’il a sur son bureau de nouvelles demandes de recrutement dans différents ministères, affirmant qu’il ferait pression sur les ministres pour suspendre leurs demandes pour l’exercice financier en cours. Déjà en 2014, des décisions ont été prises pour la titularisation de 1 221 professeurs à l’Université libanaise et l’enrôlement dans les forces armées de 12 000 candidats. Sachant que hors d’un concours organisé par la fonction publique, tout nouveau contrat pour un fonctionnaire doit avoir l’approbation du ministère des Finances. Parallèlement, a fait remarquer un expert économique, la baisse de la facture pétrolière d’importation devrait somme toute grignoter sur les recettes de l’Etat en provenance de la TVA appliquée aux dérivés pétroliers. Une situation à laquelle le gouvernement devrait trouver une solution sans retard.

Liliane Mokbel

Plus dans cette rubrique:

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Etat de barbarie

En brûlant vif le pilote jordanien Moaz el-Kassasbeh et en mettant en ligne la vidéo de son assassinat, digne des meilleures productions hollywoodiennes, l’organisation de l’Etat islamique a montré qu’elle était capable de pousser toujours plus loin les limites de la barbarie. On pensait avoir atteint le summum de l’horreur en regardant les lapidations, la punition par le fouet, l’amputation d’un membre ou les décapitations collectives d’otages. On commençait même à s’habituer à ces scènes, aussi insoutenables soient-elles. Mais Daech nous a surpris en inventant un châtiment inédit, dans le seul but de casser la routine. Car telle est la fonction première de ce crime filmé par des professionnels disposant d’un matériel dernier cri et monté par des techniciens macabres mais compétents: répandre la terreur pour déstabiliser autant ses ennemis que ses sujets. Il est, en effet, plus commode d’affronter un adversaire paralysé par la peur et de gouverner une population soumise par la terreur, que de se battre contre un ennemi confiant et courageux et d’administrer un peuple rebelle. Les théoriciens des slogans «Daech est un grand mensonge», «une invention du régime syrien» ou «Daech n’est pas notre problème» sont bien obligés, aujourd’hui, de se rendre à l’évidence. Les troupes d’Abou Bakr el-Baghdadi se trouvent à deux heures de route de Beyrouth et elles se renforcent tous les jours davantage. Cette organisation existe et elle est beaucoup plus puissante et dangereuse qu’ils ne le pensaient. Ou peut-être le savaient-ils très bien, mais se croyaient-ils à l’abri et se frottaient-ils déjà les mains en se voyant rafler la mise après que Daech et le Hezbollah se soient mutuellement anéantis? Il ne faut pas sourire, car certains politiciens libanais, voire des dirigeants de pays soi-disant grands, ont cru - et peut-être le croient-ils encore - qu’il est possible d’instrumentaliser cette organisation pour servir leurs propres intérêts. Qu’elles soient infantiles ou diaboliques, ces attitudes ont les mêmes résultats dévastateurs. Certains pensent qu’il sera possible, un jour, lorsque la guerre sera terminée, de coexister avec le califat de Baghdadi. Après tout, un Etat en plus ou en moins ne changera pas grand-chose au destin de cette région tourmentée, pourvu que les affaires redémarrent, que les investissements affluent, que l’argent coule à flots, que les comptes en banque gonflent. Ce type de raisonnement est nuisible, car il a tendance à minimiser la gravité de la situation et à ignorer les réalités. Par conséquent, la mobilisation générale de toutes les capacités de la nation, impérative pour combattre et vaincre Daech, faiblira. Abou Bakr el-Baghdadi en sortira plus puissant et sa défaite sera plus coûteuse, en temps et en ressources… et ce n’est pas bon pour les affaires! Sans une reformulation des priorités dans la tête de certains dirigeants internationaux, la défaite à l’échelle régionale de Daech sera impossible. La même logique s’applique à l’échelle locale. Une partie des Libanais a tardé à considérer Daech comme un danger existentiel. D’autres sont conscients du danger que représente cette organisation, mais estiment que la combattre n’est pas une priorité. Il faut qu’ils accordent leurs violons, surtout que Daech n’est plus une simple organisation terroriste. Il est devenu un Etat totalitaire, qui veut imposer, aux musulmans d’abord et au reste de l’humanité ensuite, sa vision de l’islam.


 Paul Khalifeh
   
Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved