Etude. Comment l’EI exploite-t-il les services bancaires?
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Nº 3014 du vendredi 14 août 2015

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Etude. Comment l’EI exploite-t-il les services bancaires?

 
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    Le combat sur le plan financier contre l’Etat islamique (EI) nécessite des efforts continus sur le long terme. Partant de là, il est important de comprendre comment l’EI opère afin...
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Le combat sur le plan financier contre l’Etat islamique (EI) nécessite des efforts continus sur le long terme. Partant de là, il est important de comprendre comment l’EI opère afin de contourner ses revenus et limiter son aptitude à faire usage de ses fonds. Les banques doivent prendre une position claire et des actions correctives afin de régler les dommages qu’elles ont déjà subis en permettant l’accès de l’EI au système financier. Ceci devrait conduire à la conviction que les banques n’ont pas seulement un pouvoir dans le monde à un niveau monétaire, mais également sur le plan sécuritaire. C’est du moins ce qui ressort d’une étude conduite par le professeur, avocat et conseiller juridique de plusieurs établissements bancaires, Paul Morcos, en coopération avec l’avocate Nancy Nahouly de Justicia et reprise par l’Association des banques.
L’octroi de services financiers via le système bancaire s’effectuerait suivant différents scénarios. Les donations étrangères et les transactions  monétaires, qui représentent une importante source de revenus à l’EI, sont généralement conclues par des donneurs internationaux et des riches ressortissants arabes qui ont accès au système financier international. Considérés appartenant aux clients V.I.P. des banques en raison de leur immense richesse, ceux-ci bénéficient d’un traitement privilégié de la part des banques notamment en termes de vérification d’identité, de surveillance des traces de la transaction ou de son contrôle pour lutter contre le recyclage de l’argent sale. Un récent rapport du Trésor américain a révélé que des montants importants sous forme de donations privées à l’EI proviendraient de pays du Golfe, en particulier du Qatar et du Koweït. En parallèle, le contrôle par l’EI de certaines régions en Irak lui permet d’utiliser les établissements bancaires qui y sont installés rendant possibles les opérations de transfert et de réception de fonds.
Par ailleurs, les ressortissants étrangers qui rallient l’EI maintiennent leurs cartes de débit opérationnelles liées à leurs comptes dans leurs pays natals. Ils les utilisent une fois qu’ils débarquent dans les pays de chute d’outre-mer. Ceci constitue non seulement une violation des lois de financement du terrorisme, mais aussi un abus de l’utilisation des services bancaires du fait que ces étrangers sont présentés comme des citoyens. Toujours est-il que les services bancaires qui ne nécessitent pas une interaction entre personnes, tels les guichets électroniques (ATM), contribuent indirectement à fournir des services financiers aux membres de l’EI se trouvant en Syrie et en Irak. En l’absence d’une surveillance par des employés des banques sur les fonds transférés, les terroristes des pays occidentaux retirent de l’argent à partir de leurs comptes. Par ailleurs, les comptes bancaires frauduleux représentent également un autre moyen par lequel l’EI accède au système bancaire. L’EI procure aux membres des familles de ses leaders de faux passeports et cartes d’identité. De tels documents sont utilisés par leurs détenteurs pour voyager et ouvrir des comptes bancaires étrangers. Se basant sur certains rapports, l’étude donne l’exemple de la Turquie où de l’argent cash est utilisé pour établir des activités commerciales et créer de nouvelles affaires permettant aux membres de l’EI d’avoir accès aux institutions financières en Europe et dans le reste du monde. De telles activités commerciales seraient difficiles à implanter en Syrie et en Irak en raison des sanctions strictes imposées à ces deux pays.

Façonnable
Une passe difficile

La marque Façonnable traverserait une passe difficile, selon les informations publiées dans la revue française Capital. Pionnière du sportswear chic et ambassadrice outre-Atlantique de la Côte d’Azur, la maison mère affichait en 2013 (derniers comptes publiés) une perte abyssale de 30,5 millions d’euros pour 47 millions de chiffres d’affaires. Pour faire face à ces résultats catastrophiques, un plan de réorganisation prévoit la suppression de 96 postes sur 448, notamment au siège niçois, la fermeture de boutiques et une rationalisation de l’offre. Dans un contexte chaotique pour l’industrie textile − des plans sociaux sont en cours chez Vivarteet Dim − l’enseigne a du mal à justifier ses prix élevés et souffre d’une image de marque brouillée, lit-on dans Capital. Jean Goldberg, fondateur de Façonnable, parti, la marque a été ballottée d’un actionnaire à l’autre. Tailleur de son état, il disposait d’une boutique sur mesure. Les premières collections, à partir de 1962, s’inspiraient de l’Amérique: des chemises colorées en coton à une époque où le nylon dominait, des parkas et des blousons, ainsi que des pantalons beiges confortables. Le concept de sportswear était lancé. En 1980, tout souriait à cette marque, si bien que Nordstrom, son distributeur outre-Atlantique, a fini par la racheter en 2000, pour 270 millions de dollars, écartant les fondateurs. L’Américain n’a pas su la développer et a cédé l’affaire, en 2007, au groupe libanais M1, un groupe familial appartenant aux frères Mikati diversifié dans les télécoms, l’énergie et l’immobilier. Mais les nouveaux propriétaires n’ont pas fait mieux. Joint au téléphone par Magazine, le directeur de M1, Samir Mirza, s’est excusé de ne pas être en mesure de commenter, se trouvant à Paris en vacances et n’ayant pas à portée de main les noms et coordonnées des autres responsables qui pourraient se prononcer sur la question.

BBR
Amendement des taux de créditeurs des banques

L’Association des banques au Liban (ABL) a recommandé à ses membres d’augmenter le taux de référence de Beyrouth (BBR) en dollars à 6,15%, et ce à partir du mois courant, ce taux était de 6,11% un mois auparavant. Le BBR est considéré, depuis 2009, comme le taux de référence des prêts libellés en devises étrangères en remplacement du taux du Libor. Selon les experts financiers, le BBR serait plus représentatif des coûts de financement au sein de l’économie réelle du Liban. L’ABL a également recommandé à ses membres d’amender le taux de référence créditeur BBR des prêts libellés en livres libanaises à 8,71%, alors que ce taux était de 8,7% en juillet dernier.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Aoun: rassembleur ou dictateur

Vivre au milieu des déchets, qu’on déplace de quartier en quartier, sans espoir de solution. Souffrir des fréquentes coupures de courant sans explication valable sauf le laisser-aller, le chaos et la dilapidation des moyens, subir les hausses de prix des matières de première nécessité sans aucun contrôle. Il fut un temps où même s’il n’était pas très efficace, nous étions dotés d’un service de la protection du consommateur. Où est-il et que fait-il? Et nous en passons, la liste des problèmes de notre quotidien serait trop longue. Pour compléter le tableau, les menaces des terroristes et des preneurs d’otages dont les médias font la «Une» de leurs journaux, sans résultat, pendant que des dirigeants croient pouvoir mobiliser une population soumise pour, dit-on, lui faire prendre conscience de la dérive du pays. Comme si le peuple était aussi sourd et aveugle que ses dirigeants qui, en définitive, ont réussi à enlever au Liban sa qualité d’Etat pour en faire une jungle où les plus hauts en couleur, aux voix assourdissantes, tentent de convaincre leurs compatriotes qu’ils sont les plus forts. Si les jeunes d’aujourd’hui sont encore capables d’enthousiasme et oublient l’essentiel de leur avenir, comment un ancien commandant de l’armée ayant combattu pour la libération du pays de la tutelle syrienne, ancien Premier ministre, désigné lui-même pour éviter le vide après la fin du mandat du président Amine Gemayel, membre du Parlement, chef d’un courant politique important, peut-être le plus important aux dires de ses membres, sans omettre sa qualité de représentant de la communauté maronite, dont il se dit défenseur des droits, Michel Aoun oublierait-il ce parcours? Les analystes sont nombreux à vouloir expliquer la personnalité du général à la retraite. Certaines de ses prises de position lui portent préjudice et affaiblissent le crédit dont il dispose, et dont il disposerait encore, pour peu qu’il affronte de face les problèmes insolubles qu’il pose à ses partisans comme à ses alliés, autant qu’à ses rivaux. Rassembleur par définition, un chef d’Etat a pour une première et indispensable mission d’en assurer la stabilité si tant est que ses citoyens, chrétiens, sunnites et chiites veuillent vivre en paix sous un même chapeau tricorne réclamé à cor et à cri par le peuple. Hélas, ce message par lequel le pape Jean-Paul II avait défini le Liban s’est perdu dans les dédales des couloirs politiques.Interrogé sur les raisons de la colère affichée par le général et par les violentes menaces dont il abreuve le peuple, un de ses proches lieutenants, voulant se faire son avocat, explique que le ton, dont use et abuse le général, «pour se faire entendre du peuple et pour le mobiliser en vue d’une invasion de la rue, n’est pas celui, plus apaisant, qu’il adopte dans les réunions du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme. Ce double langage est peut-être rassurant, mais cela signifie que les Libanais, toutes catégories confondues, ont besoin d’être violentés pour être motivés. L’intelligence populaire mérite autant, sinon plus, de respect que celle des parlementaires. Le peuple, harangué pour être acquis à une cause, se sent de plus en plus humilié, du moins, nous l’espérons. Et, surtout, nous souhaitons que l’entourage de l’ancien général lui rappelle qu’il a quitté l’habit militaire pour prendre les commandes du bien-être du citoyen et de la paix du pays.Désespérés de trouver des solutions à leurs problèmes, les Libanais, et non seulement leurs dirigeants, se tournent vers l’étranger pour connaître leur sort et leur avenir. Ils regardent du bout de la lorgnette ce qui se dit dans les pays censés avoir de l’intérêt pour la région, et par ricochet pour le Liban, un pays du vivre-ensemble dans une région peu tolérante, où ils trouvent des vestiges historiques tant appréciés par les Occidentaux et les historiens et jouissent des fabuleux paysages, de la proximité de la mer et de la montagne… Tout cela existe encore et les plus grandes vedettes restent attirées par ce mélange historique et moderne. Mais jusqu’à quand? Nos propres compatriotes, partis vers des horizons plus cléments, sont rentrés, il est vrai, passer des vacances au pays, mais pour de courts séjours et la main sur le cœur, histoire de retrouver des membres de leurs familles qui y vivent encore.


 Mouna Béchara
   

Santé

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