Industriels. OPP et al-Rifaï se modernisent et se délocalisent
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Nº 2912 du vendredi 30 août 2013

Industriels. OPP et al-Rifaï se modernisent et se délocalisent

 
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Le marché domestique aurait favorablement réagi au slogan de l’Association des industriels «Achète libanais: ton industrie est ton identité». Pour la seule année 2012, la part de consommation des produits de l’industrie locale a progressé de 8%, les résidants préférant substituer les produits importés par ceux de la même catégorie fabriqués au Liban. Ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Pour leur part, les industriels ont maintenu le cap, ne ratant pas les opportunités d’améliorer leurs lignes de production, chacun dans son créneau. Ils demandent à la Banque du Liban (BDL) que les prêts subventionnés destinés au secteur industriel ne soient pas cantonnés aux seuls nouveaux projets, mais qu’ils soient aussi destinés à financer leurs opérations. Ce qui semble pour l’instant difficilement réalisable. Ceci dit, la firme Oriental Paper Products (OPP), spécialisée dans la production de cahiers et de rouleaux de papier en continu, s’est délocalisée. Elle a vendu ses anciens locaux situés à Haret Hreik et s’est installée en location à Aïn Saadé, dans la région connue sous le nom de «la vallée industrielle». Le choix s’est porté sur cette zone en prenant en considération plusieurs paramètres. La délocalisation est devenue impérative vu que Haret Hreik s’est transformé en quartier extrêmement peuplé. Le chargement et le déchargement de la marchandise, qui s’effectuent à un rythme journalier, se sont avérés être avec le temps «une mission impossible», souligne Ziad Bekdache, directeur général des opérations à OPP. De plus, les nouvelles installations qui s’étalent sur un seul niveau ont facilité les opérations de la firme et le regroupement de la direction et de l’usine en un même lieu. Il ne fait pas de doute que le paramètre de la sécurité a été pris en compte, la zone choisie étant moins exposée à des incidents sécuritaires. Aussi est-il nécessaire de souligner que le grand pas en avant effectué par la firme OPP est l’injection d’argent frais à travers l’acquisition par PH Holding du tiers des actions de la société (les autres 2/3 étant maintenues aux mains des héritiers des frères Bekdache) et la vente des installations de Haret Hreik, ce qui a permis, selon Ziad Bekdache, de renouveler toutes les machines des différentes lignes de production faisant d’OPP une firme à la pointe de la technologie avec une production conforme aux standards internationaux et commercialiser en Europe en plus du marché régional.
Dans un entretien à Magazine, le P.-D.G. de la firme industrielle al-Rifaï, Mohammad el-Rifaï, a confirmé la délocalisation du site industriel de la compagnie situé pendant 25 ans à Mazraa vers Nahr Ibrahim. Les paramètres de l’embouteillement de Mazraa et d’une manière plus générale dans l’ensemble de la capitale, ainsi que l’élément de la stabilité sécuritaire, ont été énumérés parmi les éléments cruciaux qui ont contribué au déménagement vers l’entrée nord de Beyrouth. Il y aurait également le coût du terrain de 30 000 mètres carrés de superficie, qui est nettement inférieur si l’on compare les prix du mètre carré à Nahr Ibrahim à ceux de Mkallès. Le coût total du terrain à Nahr Ibrahim aurait permis des économies d’environ 5 millions de dollars américains. Le transfert des locaux sur cet immense lopin de terre permettrait également le regroupement des six dépôts de la firme al-Rifaï, une mesure prise pendant la guerre pour alléger les risques. Ceci dit, tous les équipements seront renouvelés de manière à avoir les mêmes spécificités que ceux qui existent dans l’usine al-Rifaï en Europe et qui couvre les besoins de ce continent. A noter également 
qu’al-Rifaï a acquis les lignes de production de café sous le label Rio, qui appartenait à Joseph Aoun et qui sont installées à Mkallès. Cette nouvelle acquisition permettrait d’accroître la capacité de production de café d’al-Rifaï à 4 000 tonnes et de se lancer sur le marché 
de détail. 


Hôtellerie Starwood Hotels & Resorts,
Luxury Collection de retour au Liban?
L’enseigne internationale Starwood Hotels & Resorts - Luxury Collection, serait de retour au Liban après une absence de près de quinze ans. Elle avait une première fois conclu un contrat de gestion au début des années 2000 avec l’hôtel Le Bristol, mais ce partenariat n’avait pas longtemps duré et le contentieux entre les deux parties avait été réglé à l’amiable. La gamme Luxury Collection est la marque la plus prestigieuse comme son nom l’indique de l’enseigne Starwood Hotels & Resorts, qui en a plusieurs. Les autres marques sont destinées aux établissements hôteliers de deux, trois et quatre étoiles. Pour son retour prévu en 2015, Starwood Luxury Collection devrait gérer l’hôtel Grand Hills, situé à Broummana. Cet établissement est déjà fermé pour d’importants travaux de rénovation dont la fin coïnciderait avec son inauguration sous le nouveau label. Dans sa nouvelle conception, l’hôtel Grand Hills comprendra 115 chambres et 53 suites, ainsi que trois restaurants, deux bars, trois piscines indoor et outdoor, un Spa, un centre d’amaigrissement et une galerie marchande. L’établissement sera également doté de deux ballrooms, un amphithéâtre et six salles de conférences. Starwood Hotels & Resorts est présent au Liban à travers sa marque Four Points by Sheraton, qui opère deux hôtels The Four Points, situé à Bhamdoun et The Four Points, qui se trouve à Verdun. Parallèlement, Le Bristol a fermé le 12 juin dernier ses portes pour un chantier de rénovation portant sur toute l’infrastructure. Les travaux devraient coûter près de 20 millions de dollars. Une source de l’hôtel a souligné que «le timing du chantier est tombé à point, alors que le secteur touristique et notamment hôtelier passe par un moment creux». Quant à l’hôtel boutique Le Vendôme, les travaux de construction d’une annexe se poursuivent. Tous ces hôtels donnent rendez-vous à leur clientèle locale, régionale et internationale en 2015.


Energie Orhan Bey ne produirait
que 80 MW ou la moitié de sa capacité

Comme convenu par accord écrit entre les deux parties, le deuxième navire générateur d’électricité turc, Orhan Bey, qui a jeté l’ancre sur la côte longeant la centrale électrique de Jiyé, produirait 
80 MW. En revanche, sa capacité de production est nettement supérieure à ce volume de production. Il est équipé pour générer près de 130 MW. Il serait également possible d’accroître cette quantité si l’Etat libanais le lui demandait. Toutefois, cette hypothèse ne serait pas envisagée, compte tenu du coût élevé qu’assume en ce moment l’Electricité du Liban (EDL) et de son déficit annuel grandissant, qui représente environ 54% du déficit du budget de l’Etat. Un déficit qui s’est élevé cette année à près de 5 700 milliards de livres libanaises en dépit des efforts de compression des dépenses des différents ministères déployés par le ministère des Finances. Sachant que le coût de location des trois navires générateurs d’électricité est estimé à 392 millions de dollars et que le volume de leur production d’énergie ne ferait que compenser celui produit par les centrales de Zouk et Jiyé qui seront à l’arrêt pour raison de maintenance et de réhabilitation.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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