Les franchises libanaises
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Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

Les franchises libanaises

 
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Le Liban compte aujourd’hui environ 744 sociétés qui opèrent dans le secteur de la franchise. Cette industrie contribue à près de 1,5 milliard de dollars à l’économie nationale, soit près de 4% du PIB.
Pays principalement importateur de franchises, l’export de celles-ci n’a vu le jour qu’après les années 90, avec un pic au début de l’an 2000. Toutefois, la balance commerciale entre l’import et l’export a toujours été déficitaire. «Nous avons toujours été des consommateurs de franchises, non des producteurs», explique Nagi Morkos, directeur général de Hodema, société de conseil en hôtellerie et membre de la Lebanese Franchise Association (LFA). Cependant, le Libanais, fier de son produit et des concepts made in Lebanon, a tenu à se tourner vers l’extérieur, surtout en matière de restauration et de gastronomie. Un autre facteur a également contribué à ce phénomène: il est très contraignant pour un développeur de se limiter au marché libanais, vu son exiguïté.   

Droit d’entrée et royalty fees. Pour un «low-cost» QSR (quick service restaurant), on estime un coût d’entrée au club des franchisés variant entre 25 000 $ et 70 000 $. Pour un moyen de gamme, il faut compter, pour le droit d’entrée (entrance fee), entre 75 000 $ et 200 000$. Quant au haut de gamme, il n’existe aucune limitation, sachant que les frais peuvent atteindre 1 million de dollars. Aux dépenses relatives au droit d’entrée, s’ajoutent les royalty fees, qui oscillent entre 4 et 7% sur les ventes. Souvent, le franchiseur peut exiger un pourcentage de 1 à 2% pour les frais de marketing. Il n’en demeure pas moins que, de nos jours, avec l’expansion du pouvoir des réseaux sociaux, une telle revendication est difficilement justifiable.

Etude de marché locale. Pour une petite boutique, le franchisé devra consacrer environ 15 000 $, somme qui peut atteindre les 50 000 $ pour les gros investissements. Cette étude est déterminante, dans la mesure où le choix de l’emplacement, l’évaluation du potentiel du magasin, etc. entrent en jeu. La location d’un magasin peut varier de quelques centaines de milliers à plusieurs millions de dollars, dépendamment des régions, de l’emplacement, de la superficie, etc.

Terrain et construction. En cas de création de points de vente, certains terrains devront être construits, viabilisés et/ou nivelés. Pas de chiffres précis, puisque ces coûts dépendent des travaux exigés. Ces sommes représentent généralement 8 à 10% de l’investissement total. A noter que dans la plupart des cas, le franchiseur peut imposer son architecte. Qu’il s’agisse des meubles, des produits à vendre, de la fourniture, le franchisé devra consacrer entre 4 000 et 6 000 $ au m2.Les frais de personnel constituent un montant à ne pas négliger. Il faut compter, par employé, entre 1 000 et 3 500 $, selon le poste occupé.
Dans une entreprise franchisée en démarrage d’activité, il convient de rajouter les charges de remboursement d’emprunt.
«Un contrat de franchise est un contrat commercial par lequel une entreprise (le franchiseur) accorde à une autre (le franchisé) le droit d’exploiter son nom commercial ainsi que sa marque en échange d’une compensation financière», précise Nagi Morkos. C’est aussi une «stratégie d’entreprise qui permet de développer un réseau national ou international dans les activités suivantes: industrie, commerce, services. Elle s’appuie sur les leviers marketing, financier, opérationnel, humain et innovateur. Elle est réalisée par le transfert d’un savoir-faire original, reproductible, transférable, durable, protégeable et performant, à des entrepreneurs indépendants, sous une enseigne commune, avec des profits partagés et dans une démarche marketing cohérente et complète». A la question de savoir qui peut être franchisé au Liban, Nagi Morkos répond qu’il peut s’agir de n’importe quelle personne, qu’il s’agisse d’un professionnel d’un secteur d’activité ou d’un non-professionnel. Il est, certes, entendu qu’un franchiseur préférera la première cible puisque la franchise lui sera moins onéreuse, les besoins en formation et en assistance du franchisé se faisant moindres. Ainsi, au vu de la conjoncture économique actuelle, le développement des grandes entreprises ou grands réseaux prend le dessus sur les petits commerces indépendants. Mais, avant de se lancer dans un secteur d’activité de ce type, mieux vaut mesurer le pour et le contre d’un tel engagement… et consulter ses moyens financiers…

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   

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