Intermeuble. Sous le signe du renouveau
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Nº 3107 du vendredi 1er novembre 2019

Intermeuble. Sous le signe du renouveau

 
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    Intermeuble. Sous le signe du renouveau
    A Kaslik, en face de l’ATCL, c’est un immense showroom inédit, structuré à la mesure de l’ambition de la société et de la qualité des meubles et objets décoratifs qu’elle...
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A Kaslik, en face de l’ATCL, c’est un immense showroom inédit, structuré à la mesure de l’ambition de la société et de la qualité des meubles et objets décoratifs qu’elle propose. Dès l’entrée le ton est donné. De l’élégance et de la sobriété sur toute la ligne. Sur une surface de plus de 2 800 mètres carrés, étalés sur trois étages, canapés, fauteuils, lits, cuisines, tables marient avec pertinence style et originalité.
Au soir de l’inauguration qui a réuni architectes, architectes d’intérieurs, décorateurs, designers, amis et clients, Domenico Ghirotto, Directeur commercial d’Intermeuble, fait le guide en  dévoilant aux invités les espaces des marques en majorité italiennes, Cassina, Cappellini, Cattelan, Poltrona Frau, Ceccotti, Arclinea, Alias, Acerbis…, mais aussi autrichiennes, hollandaises, bosniaques comme Montis, Wittmann, Zanat…
Pensée comme une foire raffinée de meubles classiques et modernes haut de gamme, la salle d’exposition, luxueuse et  judicieusement  éclairée, vaut le détour aussi bien pour ce que l’on trouve que pour la mise en scène de ses marques iconiques. La star des lieux? La pièce que vous choisissez, incontestablement!
La société Intermeuble a été créée en 1979 et n’a de cesse de grandir.

Léa Bachour
 

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Éditorial
La bête blessée reste dangereuse

Les pontes du système doivent trembler dans leurs fauteuils. Excédés par des décennies d’humiliation, qui a culminé avec une crise économique et financière sans précédent, les Libanais ont poussé un tonitruant cri de colère. Ça suffit!Le peuple libanais mérite mieux que cette classe parasitaire qui s’est enrichie d’une manière éhontée en pillant les biens de l’Etat et les ressources du pays. Une caste d’irresponsables et d’incapables qui ont mené le pays à sa ruine; une clique de corrompus qui éprouvent un tel mépris pour le peuple qu’ils étaient persuadés qu’ils pouvaient impunément continuer leurs pires excès sans que personne ne leur demande jamais de comptes; une bande de mafieux, qui ont détourné des dizaines de milliards de dollars empruntés à des taux improbables pour financer leurs palais, les mariages somptueux de leurs enfants, et autres indécences, au lieu de reconstruire une infrastructure détruite par leur interminable guerre, lorsque certains étaient miliciens et d’autres financiers de milices.En redistribuant une infime partie de ce qu’ils pillaient pour entretenir une clientèle plus ou moins importante, ils ont réussi à se régénérer, d’une campagne électorale à l’autre, en pensant pouvoir se reproduire à l’infini, rassurés que les murs du confessionnalisme qu’ils se gardaient bien d’abattre, empêcheront les Libanais de s’entendre, un jour, sur une cause unique. Mais ce système bien verrouillé a fini par rendre l’âme parce qu’il n’y avait plus rien à piller. Cupides, avares et mesquins, ils n’ont pas eu assez de courage ni d’intelligence pour puiser quelques miettes dans les fortunes colossales qu’ils ont amassées pour continuer à entretenir leur clientèle, si bien qu’une bonne partie de leur base, qui a sombré dans une grande pauvreté ou un désespoir extrême, s’est retournée contre eux.La révolte des Libanais est spontanée et authentique. Mais pour réussir à arracher au pouvoir des concessions durables et sérieuses, ils doivent rester focalisés sur la question sociale et économique qui transcende les communautés. Ceux qui essaient de les entraîner sur le terrain politique espèrent dissiper leur énergie et diviser leurs rangs. Chacun souhaite pour lui-même, pour ses enfants et pour ceux qu’il aime une meilleure justice sociale, davantage d’opportunités d’emploi, un avenir plus sûr. Mais lorsque des questions d’ordre politique sont abordées, il y aura autant d’avis qu’il y a de manifestants dans la rue. C’est là un piège dans lequel la classe politique veut précipiter le mouvement de contestation dans l’espoir de le torpiller.   Même blessée, surtout blessée, la classe politique reste très dangereuse. Comme elle a pillé l’Etat, elle n’hésitera pas à précipiter le pays dans les pires abîmes pour conserver ses privilèges. Il faut rester vigilant.


 Paul Khalifeh
   

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