Bachoura et Tarik Jdidé. Les appartements les moins chers
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Nº 2941 du vendredi 21 mars 2014

Bachoura et Tarik Jdidé. Les appartements les moins chers

 
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    Bachoura et Tarik Jdidé. Les appartements les moins chers
    Avec un prix moyen du mètre carré qui varie entre 2 000 et 2 500 dollars au premier étage, les immeubles en 
construction situés dans les quartiers centraux s’étendant entre Bachoura et...
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Avec un prix moyen du mètre carré qui varie entre 2 000 et 2 500 dollars au premier étage, les immeubles en 
construction situés dans les quartiers centraux s’étendant entre Bachoura et Tarik Jdidé sont les moins chers dans le périmètre relevant de la municipalité de Beyrouth. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête menée par la société 
immobilière Ramco, qui a porté sur 382 immeubles en construction. Les 
appartements les plus chers sont 
évidement ceux qui se trouvent au centre-ville, avec un prix moyen de 7 647 dollars le mètre carré au premier étage. Ils sont suivis par ceux qui sont en construction le long du littoral avec un prix moyen du mètre carré variant entre 6 000 et 7 000 dollars. A Achrafié, le secteur le plus cher est celui de la tour Rizk et la rue Georges Haïmari, connues pour être le triangle d’or de la région. Le prix du mètre carré au 
premier étage d’un immeuble en 
construction y est de 6 000 dollars.   

Recettes douanières
-12,8% en janvier

Les revenus douaniers continuent de perdre du terrain, enregistrant un recul de 12,8% en janvier 2014 par rapport au même mois un an auparavant. La valeur des recettes douanières avait totalisé au 
premier mois de 2014 près de 118,9 
millions de dollars, alors qu’elles s’étaient élevées à 136,4 millions en janvier 2013. Le port de Beyrouth maintient sa position de tête du peloton en termes de volume de collecte des recettes douanières, sa part 
représentant 89,8% du total de ce poste de revenus pour le Trésor. C’est l’aéroport international Rafic Hariri qui vient en 
deuxième position avec une part de 6,9%, mettant en avant le rôle névralgique que joue le port de Beyrouth au niveau des 
opérations d’importation.

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Éditorial
S.O.S. Liban!

Chaque jour apporte son lot d’explosifs, de morts, de blessés et de dégâts que provoquent les véhicules de la mort. Les Libanais vivent dans l’angoisse de ce qui les attend. Les services de renseignements et les forces de sécurité s’acharnent à intercepter les terroristes avant qu’ils n’agissent. Ils réussissent, parfois, et en paient le prix. L’armée est devenue la cible privilégiée des criminels. Ce fléau qui frappe le Liban ne peut être éradiqué que par une politique, dans le sens le plus juste du mot, menée par des hommes conscients de la responsabilité qui leur incombe, celle d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyens. Nous en sommes très loin. A Tripoli, devenue ville fantôme, les combats meurtriers se poursuivent. Les écoles ferment leurs portes, les commerces baissent leurs rideaux et les gens du Nord vivent au rythme des agressions contre Ersal. A cela se greffe la chute de Yabroud, une «victoire» que célèbre bruyamment le Hezbollah ignorant le flux de nouveaux réfugiés qui traversent la frontière gonflant le nombre de ceux qui, désormais, sont sur place avec peu d’espoir de rentrer chez eux, du moins à court terme. On estime, sans crainte d’exagérer, que Syriens et Palestiniens confondus constituent non moins du tiers de la population libanaise encore résidante dans le pays. Arrivés sans ressources, dans leur grande majorité, ils sont accueillis, presque, à bras ouverts, mais sans aucun plan social et surtout sans contrôle. Leur présence, quel que soit le devoir humanitaire qui dicte l’aide qui leur est apportée, pèse lourd dans un pays où l’Etat peine à répondre aux besoins sociaux de ses propres citoyens. Ces derniers sont très souvent remplacés dans nombre de travaux par une main-d’œuvre moins coûteuse. Les Libanais, toutes cultures, toutes classes sociales confondues, s’interrogent sur l’avenir de leur pays où la vie devient de plus en plus dure et où l’espoir d’un redressement radical n’est pas hélas à l’horizon. Sur qui et sur quoi peuvent-ils compter? Est-ce sur des élus qui ont oublié le chemin de l’hémicycle et qui, pour beaucoup, ne le retrouveront probablement plus? Sur des situations où les compromis, indispensables dans l’état actuel des choses, sont la règle? Sur certains leaders, chefs de file de courants ou zaïms d’un autre temps?… On ne sait plus. Même si nous n’avons pas le droit de généraliser et de mettre dans un même panier tous ceux qui sévissent dans les hautes sphères, il nous faut reconnaître que les meilleurs  d’entre eux n’ont plus vraiment leur destin en main et le nôtre encore moins. Dans un pays où l’Etat dans l’Etat affaiblit l’autorité, celle-ci peut difficilement s’imposer. Il ne nous reste, pour toute perspective, que le dialogue. Mais sommes-nous assez naïfs pour croire encore dans la bonne foi de ceux qui ne cessent de renier leurs engagements? Nous entendons sans cesse la chose et son contraire. Peut-on croire que le Hezbollah qui, comme l’a laissé entendre récemment l’un de ses piliers, favoriserait une Armée libanaise renforcée par des équipements que le chef de l’Etat s’acharne à obtenir? Le président Sleiman et l’institution militaire ne sont-ils pas la cible quasi permanente du parti de Dieu? Ce qui nous reste, en guise de consolation, c’est de placer nos espoirs dans ce gouvernement en gestation, souhaitant qu’il ne naisse pas affublé d’un handicap irrémédiable. Déjà, en filigrane des débats parlementaires, se dessine le profil de la présidentielle mais attendant, au cours des deux mois qui leur sont accordés, ces messieurs du Sérail ne devraient pas chômer. Ils ont du pain sur la planche et surtout des services à assurer à tous ceux dont ils ont la charge et qui peinent à trouver les moyens de survivre, d’éduquer leurs enfants et de boucler leurs fins de mois. C’est ce qu’attend le Libanais lambda.


 Mouna Béchara
   

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