Salaires des réfugiés. Inférieurs de 40% au S.M.I.C.
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Nº 2987 du vendredi 6 février 2015

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Salaires des réfugiés. Inférieurs de 40% au S.M.I.C.

 
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A la fin du premier semestre de 2014, le nombre de réfugiés syriens qui ont trouvé refuge dans des pays voisins, comme le Liban, la Jordanie, l’Irak et la Turquie, s’est élevé à près de 3 millions. Le Haut Conseil des réfugiés des Nations unies (HCRNU) a considéré ce nombre comme représentant le plus large mouvement de déplacement de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale. Selon le rapport de l’Organisation mondiale du travail (OMT), intitulé Le monde de l’emploi et les perspectives sociales 2015, au Liban parmi chaque quatre personnes l’une d’entre elles est un ressortissant syrien. Ce flot massif de déplacés syriens a mis une considérable pression sur les ressources naturelles déjà fragiles du pays, ainsi que sur son infrastructure. D’après les résultats d’une enquête menée par l’OMT sur un échantillon de 2 000 réfugiés syriens, la moyenne de salaire d’un réfugié syrien au Liban est inférieure de 40% au S.M.I.C, alors que celle de la femme syrienne est encore de moins de 40% par rapport à celle de l’homme. Le travail au noir est dominant avec 9 sur 10 réfugiés syriens travaillant sans contrat de travail et 56% employés comme ouvriers saisonniers ou journaliers.

Réseau fixe
Encore 70 000 numéros  

Le réseau de la téléphonie fixe dispose encore de 70 000 nouveaux numéros de lignes fixes, soit une capacité en mesure de pourvoir aux besoins du marché domestique pour les vingt prochaines années. Quant au réseau de la téléphonie mobile, le nombre d’abonnés s’est élevé à près de 4,5 millions à fin 2014, alors que la capacité de ce réseau a un plafond de 4,6 millions de numéros. Ce qui signifie qu’il y a une nécessité d’assurer un nouveau bouquet de numéros à la lumière du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment celles des 4G et 5G, ainsi que l’Internet des objets. Les prévisions du marché mondial font état d’un nombre croissant d’utilisateurs d’Internet, qui atteindrait 30 milliards en 2020, et pour ce qui est du marché domestique, 20 millions.

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Éditorial
Etat de barbarie

En brûlant vif le pilote jordanien Moaz el-Kassasbeh et en mettant en ligne la vidéo de son assassinat, digne des meilleures productions hollywoodiennes, l’organisation de l’Etat islamique a montré qu’elle était capable de pousser toujours plus loin les limites de la barbarie. On pensait avoir atteint le summum de l’horreur en regardant les lapidations, la punition par le fouet, l’amputation d’un membre ou les décapitations collectives d’otages. On commençait même à s’habituer à ces scènes, aussi insoutenables soient-elles. Mais Daech nous a surpris en inventant un châtiment inédit, dans le seul but de casser la routine. Car telle est la fonction première de ce crime filmé par des professionnels disposant d’un matériel dernier cri et monté par des techniciens macabres mais compétents: répandre la terreur pour déstabiliser autant ses ennemis que ses sujets. Il est, en effet, plus commode d’affronter un adversaire paralysé par la peur et de gouverner une population soumise par la terreur, que de se battre contre un ennemi confiant et courageux et d’administrer un peuple rebelle. Les théoriciens des slogans «Daech est un grand mensonge», «une invention du régime syrien» ou «Daech n’est pas notre problème» sont bien obligés, aujourd’hui, de se rendre à l’évidence. Les troupes d’Abou Bakr el-Baghdadi se trouvent à deux heures de route de Beyrouth et elles se renforcent tous les jours davantage. Cette organisation existe et elle est beaucoup plus puissante et dangereuse qu’ils ne le pensaient. Ou peut-être le savaient-ils très bien, mais se croyaient-ils à l’abri et se frottaient-ils déjà les mains en se voyant rafler la mise après que Daech et le Hezbollah se soient mutuellement anéantis? Il ne faut pas sourire, car certains politiciens libanais, voire des dirigeants de pays soi-disant grands, ont cru - et peut-être le croient-ils encore - qu’il est possible d’instrumentaliser cette organisation pour servir leurs propres intérêts. Qu’elles soient infantiles ou diaboliques, ces attitudes ont les mêmes résultats dévastateurs. Certains pensent qu’il sera possible, un jour, lorsque la guerre sera terminée, de coexister avec le califat de Baghdadi. Après tout, un Etat en plus ou en moins ne changera pas grand-chose au destin de cette région tourmentée, pourvu que les affaires redémarrent, que les investissements affluent, que l’argent coule à flots, que les comptes en banque gonflent. Ce type de raisonnement est nuisible, car il a tendance à minimiser la gravité de la situation et à ignorer les réalités. Par conséquent, la mobilisation générale de toutes les capacités de la nation, impérative pour combattre et vaincre Daech, faiblira. Abou Bakr el-Baghdadi en sortira plus puissant et sa défaite sera plus coûteuse, en temps et en ressources… et ce n’est pas bon pour les affaires! Sans une reformulation des priorités dans la tête de certains dirigeants internationaux, la défaite à l’échelle régionale de Daech sera impossible. La même logique s’applique à l’échelle locale. Une partie des Libanais a tardé à considérer Daech comme un danger existentiel. D’autres sont conscients du danger que représente cette organisation, mais estiment que la combattre n’est pas une priorité. Il faut qu’ils accordent leurs violons, surtout que Daech n’est plus une simple organisation terroriste. Il est devenu un Etat totalitaire, qui veut imposer, aux musulmans d’abord et au reste de l’humanité ensuite, sa vision de l’islam.


 Paul Khalifeh
   
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