LUSH. Derrière le commerce un activisme sans fin
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Nº 3091 du vendredi 6 juillet 2018

LUSH. Derrière le commerce un activisme sans fin

 
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    LUSH. Derrière le commerce un activisme sans fin
    Au Liban pour quelques jours, la cofondatrice de la marque Lush, Rowena Bird, en a profité pour rencontrer nombre d’ONG et d’associations libanaises. De futurs partenariats sont en vue... Il y...
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Au Liban pour quelques jours, la cofondatrice de la marque Lush, Rowena Bird, en a profité pour rencontrer nombre d’ONG et d’associations libanaises. De futurs partenariats sont en vue...


Il y a 23 ans naissaient les produits Lush. Aujourd’hui, ils sont implantés dans 48 pays avec 933 points de vente. «A première vue, notre principal objectif est la production et la vente de produits cosmétiques pour la peau et les cheveux. Mais, au-delà du volet purement commercial, nous nous situons comme une entreprise activiste, visant la protection de notre planète», explique Rowena Bird dans une interview accordée à Magazine. Pour mettre en œuvre ces dires, une «Charity Pot», soit une «caisse caritative» avec un compte bancaire indépendant a été créée, il y a dix ans, par la marque Lush. Depuis, plus de 20 millions de pounds (livres sterling) ont été attribués à des ONG et à de petites associations travaillant pour le bien commun. La condition pour bénéficier de ces donations? Aucune empreinte religieuse ou politique ne doit caractériser ces «institutions» de bienfaisance. «Tout se passe comme s’il s’agissait d’un iceberg. La partie visible de ce bloc de glace constitue notre activité économique. En revanche, ce que le commun des mortels, en grande partie, ne connaît pas, c’est notre côté bénévole et pédagogique qui a pour but de sensibiliser les gens à l’environnement et aux droits de l’homme», précise Mme Bird.
Le but de sa visite au Liban consiste à rechercher de matières premières d’une part (huile d’olive, essence de néroli, herbes médicinales, etc.) et à contribuer à la régénération du Liban et de la planète d’autre part. Comment? Par le financement de projets visant à la sauvegarde de la nature comme le jardin de papillons qui a été récemment inauguré dans la Békaa ouest. «Ce jardin est très symbolique. En protégeant la plus petite créature, nous poussons les gens à veiller à la protection de grands espaces verts. Tout commence par de petites initiatives», affirme Jo, membre de l’équipe Lush. Préserver les salines d’Enfé de la destruction, aider la  Société de protection de la nature au Liban dans sa campagne contre la chasse des oiseaux migrateurs et soutenir des projets d’aide aux agriculteurs, autant d’initiatives qui font partie des ambitions de la marque britannique.
 
Produits nus
Lush a fait, pendant longtemps, l’objet de controverses. A la question de savoir si leurs produits sont à 100% naturels, Rowena Bird répond, en toute transparence, «Non». Lush a, en effet, parfois recours à quelques éléments synthétiques (comme le parabène) pour conserver des produits. «70% des produits Lush n’ont pas d’agents conservateurs et nous travaillons à atteindre bientôt les 100%.
Beaucoup d’entreprises déclarent ne pas utiliser de parabène dans la production de leur marchandise, ce qui rassure les consommateurs. Ce que ces derniers ignorent, c’est que l’abscence de parabène ne signifie en aucun cas que les produits sont dépourvus de toute substance chimique. Ils renferment, au contraire, des conservateurs beaucoup plus dangereux que celui-ci, mais qui sont inconnus du public. Plus encore, la marque Lush se lance aujourd’hui dans la vente des «naked products» (les produits «nus»), sans emballage. Le client peut donc être certain qu’ils ne contiennent aucun conservateur.

Natasha Metni Torbey
 

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 Paul Khalifeh
   

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