Jihad el-Hokayem. La tendance baissière va se poursuivre
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Nº 3097 du vendredi 4 janvier 2019

Jihad el-Hokayem. La tendance baissière va se poursuivre

 
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    Jihad el-Hokayem. La tendance baissière va se poursuivre
    Jihad el-Hokayem est l’un des premiers experts à avoir prédit la crise immobilière. Pour cet analyste en finances des marchés, la tendance baissière va se poursuivre et Beyrouth est la région...
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Jihad el-Hokayem est l’un des premiers experts à avoir prédit la crise immobilière. Pour cet analyste en finances des marchés, la tendance baissière va se poursuivre et Beyrouth est la région la plus touchée.

La demande pour le secteur immobilier a brusquement baissé de 23,7% au premier semestre de 2018. Selon vous, cette tendance va-t-elle se poursuivre à moyen terme?
Effectivement, tous les indicateurs analysés montrent que la tendance baissière va se poursuivre à moyen terme.

Quel est l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur le marché immobilier?
La valeur des actifs en général incluant l’immobilier, est inversement proportionnelle au taux d’intérêt. L’augmentation du taux d’intérêt a contribué à une baisse significative du marché de l’immobilier et d’une façon plus accélérée, puisque l’augmentation des taux d’intérêt a été spectaculaire arrivant à 17% comme taux créditeur auprès de certaines banques parmi les meilleures au Liban.

La baisse concerne-t-elle aussi les terrains ou seulement les appartements?
La baisse des prix concerne à la fois les terrains et les appartements même si les appartements ont été plus touchés. Il est à noter que le prix des appartements diminue normalement avant que ceux des terrains ne baissent.

Quelles sont les régions les plus touchées? Y a-t-il des zones épargnées?
La capitale Beyrouth est la région la plus touchée, ce qui est normal car entre 2008 et 2010, la hausse des prix du marché immobilier a commencé à Beyrouth avant de se propager dans d’autres régions. La même chose s’applique pour la baisse qui a commencé à Beyrouth avant de toucher les autres régions. Il y a toujours un décalage dans le temps. Il n’y a pas de régions épargnées, il y a seulement un décalage et l’impact peut varier entre les régions.

Le risque d’une bulle immobilière existe-t-il?
Nous étions déjà dans une bulle spéculative au Liban qui a éclaté et la crise va s’accentuer et les prix vont chuter davantage.

Pour ceux qui souhaitent investir dans l’achat d’un appartement ou d’un terrain, quels conseils?
Pour ceux ou celles qui souhaitent investir, s’ils peuvent décrocher un appartement à un prix réduit de 55 % à 60% du prix de 2017, ils peuvent le faire dès maintenant. Reste à noter que pour les années à venir, la chute des prix peut atteindre jusqu’à 60 ou 65% mais l’éventail de choix va augmenter. Tout dépend du portefeuille de chacun et combien et comment il est diversifié.

Pensez-vous que la BDL va reprendre son programme de subvention des prêts logement en 2019, comme annoncé par son gouverneur Riad Salamé?
Si jamais le programme de subvention des prêts logement en 2019 va avoir lieu, il sera à un taux d’intérêt nettement plus élevé qu’avant, et le montant alloué pour ces prêts sera inférieur à celui d’avant et insuffisant pour satisfaire le besoin. L’accès à ces prêts ne sera pas du tout facile et pas à la portée de tout le monde, vu que les conditions nécessaires pour obtenir ces crédits seront plus draconiennes.

Paul Khalifeh

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Éditorial
En retard… comme toujours

Le retrait américain de Syrie et le début de la normalisation des relations avec un régime que la moitié de la planète voulait voir disparaitre marquent la naissance d’un nouveau Moyen-Orient, bien différent de celui qu’annonçait Condoleezza Rice en 2006. Au Levant, la Russie est une puissance de premier plan et l’Iran un acteur incontournable. Sans se soucier d’expliquer à leur opinion publique les raisons de leur brusque revirement, des Etats arabes qui ont dépensé des dizaines de milliards de dollars pour faire tomber le régime du président Bachar al-Assad se bousculent aux portes de Damas pour rouvrir leurs ambassades. Les Emirats arabes unis seront suivis, dans les semaines à venir, par d’autres pays arabes et européens. L’heure est au pragmatisme. Le retournement des pires ennemis de la Syrie s’explique par le souci de ne pas laisser le terrain libre à la Turquie et à l’Iran. Mais ce retour est celui des vaincus, même s’ils espèrent engranger quelques dividendes politiques en participant à la reconstruction du pays. Il est cependant peu probable qu’ils obtiennent en contrepartie des milliards qu’ils feront miroiter ce qu’ils n’ont pas réussi à arracher par la force des armes. Le retour des Arabes à Damas permettra tout au plus au régime syrien d’élargir ses marges de manœuvres vis-à-vis de ses alliés. Mais il ne les lâchera jamais, et ceux qui ne l’ont pas encore compris se fourvoient.Dans ces changements dramatiques qui s’accélèrent, le Liban est, une nouvelle fois, à la traîne. Pourtant, il est le mieux placé pour cueillir les fruits de l’après-guerre. Le consensus politique interne nécessaire pour entamer une normalisation avec Damas fait défaut et l’absence d’un tel accord freine toute initiative. Au lieu de miser sur sa position privilégiée, aussi bien sur les plans politique que géographique, pour jouer le rôle d’intermédiaire entre la Syrie et les pays arabes, il se mure dans un attentisme stérile. Beyrouth finira par normaliser ses relations avec Damas lorsque tous les Arabes l’auront fait. Il arrivera alors en retard et n’obtiendra que les miettes d’un immense marché estimé à des centaines de milliards de dollars.L’attitude d’une partie de la classe politique est incompréhensible. Au lieu de faire primer l’intérêt national, certains adoptent des postures idéologiques d’un autre âge, au risque de laisser échapper une occasion que le monde des affaires attend avec impatience. Les banques libanaises sont les seuls établissements bancaires étrangers présents en Syrie; le savoir-faire libanais est très apprécié et recherché au pays des Omeyyades; les relations des Libanais avec le monde entier sont demandées; les ports du Liban peuvent jouer le rôle de hub pour un marché syro-irakien de 60 millions de personnes, sans compter la Jordanie et les pays du Golfe. Sur un plan politique, le retour des réfugiés syriens sera plus facile et plus rapide s’il est organisé, sans complexes, avec les autorités syriennes.Il n’est pas nécessaire d’être un génie de la politique ou un grand stratège pour comprendre ces vérités de la Palice. Il faut juste être libre d’esprit et réellement indépendant.


 Paul Khalifeh
   

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