Broumana. La renaissance
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Broumana. La renaissance

 
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La municipalité du Metn retrouve son dynamisme d’antan avec l’inauguration de plusieurs clusters et l’implantation de nouveaux concepts. Au moins une trentaine de restaurants ont ainsi ouvert à Broumana ces trois dernières années.

Tout commence à l’été 2014 lorsque Georges Achkar, originaire de Broumana, décide d’y séjourner l’été avec sa femme et ses enfants. «C’était l’année de la Coupe du monde de football, se souvient-il. Nous avions décidé de passer l’été à la montagne en famille. Sauf que tous les soirs, ma femme et moi nous disputions sur le restaurant à choisir ou sur les activités à faire. Tout simplement car il n’y avait plus rien à faire à Broumana. On s’ennuyait terriblement».
Si Broumana était historiquement réputée pour ses étés festifs, il y a quelques années, la ville avait perdu toute son attractivité d’antan, touchée de plein fouet par la crise du tourisme, mais aussi et surtout, par le ralentissement général de l’activité économique et la baisse du pouvoir d’achat des Libanais.
«Je m’ennuyais tellement les soirées d’été à Broumana que j’ai décidé de créer, dans le jardin de l’hôtel de mon père, le Printania, des kiosques où l’on pourrait déguster autre chose que le menu traditionnel du restaurant de l’hôtel, poursuit Georges Achkar. Pourquoi des kiosques? Car à ce moment-là, en 2014, aucune enseigne ne voulait faire le pari de s’installer à Broumana qui était pratiquement désertée».
Les premiers à accepter de tenter l’aventure sont Sushi &Co et Classic Burger. «Nous avons alors ouvert un bar à sushis dans le jardin et ajouté les burgers de Classic Burger au menu traditionnel du restaurant. Cela a tout de suite cartonné».
«En 2015, j’ai alors voulu étendre le concept à proximité de la piscine de l’hôtel, là où étaient organisés les mariages. C’est ainsi qu’est née le cluster Printania Garden. En 2016, nous avons poursuivi le développement à la Villa Printania», explique Georges Achkar.
Tony Tadros est le propriétaire de la demeure. «Je disposais de cette belle propriété, jusqu’alors inutilisée et j’avais envie de créer un concept, explique-t-il. J’avais déjà mis à disposition ma villa en 2014 pour un festival de street-food qui s’était tenu dans le jardin. Peu après, Georges Achkar m’a suggéré de développer un concept permanent autour de cette villa». Le Printania Villa, un autre cluster de restauration, est ainsi inauguré en 2016 pour un investissement d’environ un million de dollars de travaux. Aujourd’hui, l’endroit compte désormais douze établissements et 1 300 places assises, réunissant des enseignes comme Escobar, Duo, Brgr Co ou encore Trumpet. Il est possible d’y dîner pour un ticket moyen compris entre 25 et 40 dollars par personne.

Une fréquentation accrue
Selon Tony Tadros, ce sont entre 100 et 120 emplois qui ont été créés directement la première année à Printania Villa. Deux cents emplois sont prévus cette année. «L’été dernier, nous étions complets tous les soirs, confie-t-il, satisfait. Cette année, nous espérons réaliser au moins une aussi belle performance».
De son côté, Printania Garden compte sept établissements et dispose de 1000 places assises. Georges Achkar, qui gère ces clusters via sa société Printania Revival, a décidé de ne pas prélever des loyers fixes mais un pourcentage de 15% sur les revenus générés par l’activité des établissements.
Selon Pierre Achkar, le président de la municipalité de Broumana et propriétaire de l’hôtel Printania, la localité aura drainé environ 5 000 personnes au moins chaque soir de l’été 2016. Cette année, les professionnels s’attendent à une fréquentation accrue. «Ne venez pas sans réserver, car vous n’aurez aucune chance de trouver une place», conseille vivement Pierre Achkar.
Au total, ce sont environ une trentaine de nouveaux restaurants qui ont ouvert à Broumana ces trois dernières années, pour des investissements d’au moins 200 000 dollars par établissement. Avec à la clef, environ
1 200 emplois directs, la plupart étant des emplois étudiants.

Soraya Hamdan

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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