Les colonies de vacances
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Nº 3090 du vendredi 1er juin 2018

Les colonies de vacances

 
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Aussi essentielle qu’une école, la colonie de vacances cherche davantage à se frayer un chemin dans le quotidien estival des familles libanaises. Combien coûte un abonnement? Que couvrent les frais? Pourquoi les montants varient-ils autant?
Il y a plus de 30 ans, alors que la guerre secouait le Liban,  les colonies de vacances ne connaissaient pas de véritable engouement. Ce n’est qu’après la fin des combats que ce secteur d’activité a connu son âge d’or. Parents et enfants attendaient impatiemment l’arrivée de l’été. Les premiers considéraient la colonie comme une extension de l’apprentissage scolaire, les seconds comme un moyen de défoulement. Aujourd’hui, la fréquentation de ces domaines estivaux connaît une légère baisse. Pourquoi?

Parfois trop cher
Obnubilés par la demande, antérieurement croissante, les centres de vacances n’ont pas tardé à abuser pour afficher des prix exorbitants. Les frais demandés sont injustifiés, dans la grande majorité des cas. De tels centres de vacances cherchent, en effet, à viser une clientèle bien déterminée, prête à débourser, sans réfléchir au pourquoi. Les montants peuvent ainsi s’élever à 1 000$ par enfant par mois. Une famille composée de trois enfants aura donc à régler une somme de 6 000$ pour deux mois seulement. La qualité des activités est souvent non vérifiée et si elle l’est, de telles charges ne sont, en aucun cas, nécessaires. Toutefois, l’inverse extrême n’est pas bénéfique non plus. Vous pouvez être sûrs qu’une colonie pour laquelle vous paierez moins de 400$ pour les deux mois ne fournira pas à vos enfants le bagage pédagogique adéquat. De tels centres ont pour seul objectif de vous «débarrasser» du souci de distraire vos enfants en été.
En plaçant l’enfant au cœur de leurs activités, lui permettant d’atteindre, à la fin de l’été, une bonne formation, tant sur les plans personnel que scolaire, les colonies de vacances raisonnables exigent des prix allant de 400 à 500$ pour les deux mois. Dans ce cas, l’enfant peut jouer dans un cadre sécurisé, bénéficier d’apprentissages de qualité, être accompagné et se développer aussi bien au niveau physique, psychique et psychomoteur.

Que couvrent les frais? Les prix fixés par les colonies de vacances comprennent :
● l’adhésion aux activités
● l’encadrement
● les frais pour les activités sportives, manuelles et culturelles
● les déplacements pendant le séjour
● les assurances
● la location des locaux
● les repas
● le salaire du personnel d’encadrement (directeur, animateurs, prestataires
d’activités)
● le salaire du personnel technique (cuisinier, agents techniques assurant l’entretien des locaux, etc.)
● le matériel (matériel pédagogique basique ● jeux de société, ballons, raquettes, …, papeterie, pharmacie d’infirmerie, matériel «thématique» spécifique pour proposer des activités / ateliers à thème, etc.)
● le transport (qui peut ne pas être compris dans le tarif initial. S’il ne l’est pas, le coût peut alors varier entre 100 000 L.L. et 200 000 L.L. par mois par enfant)
● les frais de marketing et de développement commercial (publicité, catalogues, etc.)
● la «marge» de l’organisateur.
Une bonne colonie de vacances, c’est…
● Un taux minimum d’encadrement des enfants et des jeunes acceptable: un animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans et un animateur pour 12 enfants de 6 ans et plus.
● Des animateurs bien formés : au moins
50% des animateurs encadrant les jeunes doivent être titulaires d’une qualification, les autres supposés être en cours de formation.
● Une sécurité et une hygiène à leurs plus hauts niveaux.
● Une relation de qualité animateurs-enfants.
● Des projets pédagogiques en référence aux projets éducatifs scolaires.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Un instinct de survie

Les Libanais ont toutes les raisons du monde d’être dubitatifs face aux promesses de changement formulées par leurs dirigeants. On leur demande de croire que les responsables des maux dont souffre le pays depuis des décennies possèdent aussi le remède et, de surcroît, sont disposés à l’administrer. Si c’était vrai, la première question qui nous traverse l’esprit est celle de savoir pourquoi ont-ils tellement tardé à appliquer les solutions si celle-ci étaient déjà en leur possession! Pourquoi ont-ils attendu que la gangrène ronge les structures de l’Etat jusqu’à la moelle avant de sortir de leur chapeau le remède miracle!Le scepticisme des Libanais est légitime, surtout qu’ils sont gavés de promesses depuis des générations et savent pertinemment que les paroles sont rarement transformées en actes. Comment peut-on prendre les mêmes au Parlement et au gouvernement et faire quelque chose de différent?Le doute est justifié, d’autant qu’un changement de mentalité et de comportement est, normalement, un processus long, qui exige assiduité, patience, esprit de sacrifice et sens de la responsabilité, des qualités qui font défaut chez nombre d’hommes politiques libanais.Mais c’est sans compter sur une autre qualité cardinale mais innée, qui existe chez la plupart des figures politiques: l’instinct de survie ou de conservation.Les fondements du temple sont pourris et l’édifice risque de s’effondrer sur tous ses occupants. Ce n’est pas par conviction mais par urgence que les dirigeants promettent d’agir. La situation économique a atteint des limites dangereuses. L’Etat est au bord de la faillite, comme l’a dit le président Michel Aoun, avant que ses propos ne soient tempérés par d’autres responsables. La dette publique a atteint des sommets vertigineux, 80 milliards de dollars, soit 150% du PIB. Le déficit s’élève à près de 40% du budget, le chômage est en hausse, les investissements en baisse, l’industrie en berne, le tourisme en souffrance. La hausse des taux d’intérêt sur la livre libanaise a compromis une des plus importantes réalisations sociales: les prêts logement en livres libanaises, subventionnés par la Banque du Liban, qui permettent aux couples aux revenus moyens d’acquérir un appartement.Le navire est en perdition, les rats l’ont déjà quitté. Les capitaines, eux, veulent tenter de le sauver pour ne pas couler avec lui. L’instinct de survie est capable des miracles les plus invraisemblables, comme par exemple convaincre Gebran Bassil d’inscrire le nom de Nabih Berry sur un bulletin de vote, pousser le chef du Législatif à envisager un autre que Ali Hassan Khalil au ministère des Finances, persuader les présidents Aoun et Berry d’enterrer la hache de guerre, ou, encore, décider le Hezbollah à former une commission spéciale chargée de la lutte contre la corruption au sein des institutions de l’Etat, dirigée par le député Hassan Fadlallah.Il est permis de croire que des choses peuvent changer, car la bougeotte des dirigeants est motivée par leur salut, et non par le bien-être du citoyen.Il faut seulement espérer qu’il ne s’agira pas d’une opération d’esthétique ou d’un vulgaire replâtrage pour limiter les dégâts. Sinon, l’effondrement, retardé un peu, n’en sera que plus brutal.


 Paul Khalifeh
   
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