Temps fort
Logo

Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Nadine Labaki: L’authenticité, la clé de la réussite
Son succès fait rêver toute une génération de réalisateurs et d’acteurs libanais. Ses deux premiers films, Caramel, suivi de Et maintenant, on va où?, ont séduit à l’étranger comme sur…
Maya De Freige: «Le cinéma libanais a besoin d’un fonds d’investissement»
La présidente de la Fondation Liban Cinéma (FLC) soutient la création d’un fonds destiné à financer le cinéma libanais qui se trouve confronté à de nombreux challenges. Rencontre. Quels sont…
La croissance de la production de films libanais a atteint 675% sur ces dix dernières années! Comment expliquer cette hausse exponentielle, en l’absence quasi totale de subventions publiques? Comment sont…
Wissam Charaf. Un scénario pour trois montages
Le réalisateur de Tombé du ciel, sorti en mai dans les salles libanaises et présenté à l’ACID lors du festival de Cannes 2016, livre à Magazine la manière peu conventionnelle…
Philippe Aractingi. «Le cinéma ne peut réussir qu’avec un état»
Philippe Aractingi est un pionnier du cinéma libanais, il a notamment réalisé les films Bosta (2005), Sous les Bombes (2008) ou plus récemment Listen. Rencontre avec celui qui cumule les…
Cinéma libanais. La résurrection d’une industrie
Le cinéma libanais est en effervescence. On assiste ces dernières années à une profusion de productions cinématographiques alors que le secteur ne bénéficie de presque aucun soutien public. En 2015,…
Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

News les chiffres
Levée du secret bancaire sur 42 comptes 470 cas suspects de blanchiment d’argent ont été répertoriés en 2016, dont 77,2% ont été effectués par des parties locales et 22,8% par…

Bannière

Combien ça coûte

Les factures d’EDL et des générateurs
Au Liban, une famille habitant un appartement moyen dépense près de 840 000 L.L. par an pour s’éclairer, se chauffer et alimenter les appareils électroménagers. Comment les factures sont-elles calculées? Quels…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved