Roger Nasnas préside le déjeuner de l’Association de bienfaisance grecque-catholique
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Roger Nasnas préside le déjeuner de l’Association de bienfaisance grecque-catholique

 
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    Roger Nasnas préside le déjeuner de l’Association de bienfaisance grecque-catholique
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L’Association de bienfaisance grecque catholique de Beyrouth a organisé un déjeuner en l’honneur des personnes âgées à l'occasion des fêtes de fin d’année, dans les locaux de l’association à Achrafié, le 19 décembre 2017, en présence de l’évêque de Beyrouth Mgr Cyrille Bustros, du président de l'association, Roger Nasnas, et des membres.
Mgr Bustros a remercié l'association pour son action humanitaire, mettant l'accent sur «la nécessité de prendre soin des personnes du troisième âge, notamment dans les circonstances économiques difficiles que le Liban traverse». «D'autant que ces personnes représentent le Liban de naguère, un passé resplendissant et l'esprit de sacrifice et de don de soi pour les autres, qu'ils ont inculqué à leurs enfants».
Pour sa part, M. Nasnas a remercié Mgr Bustros, estimant que «les principes de solidarité, d'entraide mutuelle et de fidélité envers nos aînés s'incarnent dans ce genre d'occasions humanitaires». Il a par ailleurs souhaité que la prochaine activité similaire ait lieu à la maison de convalescence Oasis de vie - Fondation Marie Hebbé, à Achrafié – «un rêve qui est enfin devenu réalité» –, comportant plus de 130 lits. «Cet espace devrait créer plus d'interactions entre les membres de la société, toutes générations confondues», a ajouté Roger Nasnas.
Des cadeaux ont été distribués aux participants durant le déjeuner, dans une atmosphère alternant hymnes religieux, chants patriotiques et danses.

 

 

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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