Association de bienfaisance grecque-catholique de Beyrouth. Déjeuner pour les personnes du 3ème âge
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Nº 3088 du vendredi 6 avril 2018

Association de bienfaisance grecque-catholique de Beyrouth. Déjeuner pour les personnes du 3ème âge

 
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    Association de bienfaisance grecque-catholique de Beyrouth. Déjeuner pour les personnes du 3ème âge
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À l’occasion de la fête des Mères, l’association grecque-catholique de Beyrouth a donné, en collaboration avec le Club Lion Sunrise – Aïn Saadé – un déjeuner en l’honneur des personnes âgées, dans ses locaux de Achrafieh. Le repas s’est déroulé en présence de l’archevêque grec-catholique de Beyrouth, Mgr Salim Bustros, du président de l’association, Roger Nasnas, du gouverneur et du premier vice-gouverneur des clubs Lions au Liban district 351, respectivement Nasrallah Borji et Élie Zeinoun, de la présidente du Club Sunrise, Gaby el-Hajj, et des membres. A cette occasion, le club a offert à près de 100 personnes âgées de la literie ainsi que d’autres cadeaux.
Dans une allocution, Mgr Bustros a affirmé son soutien aux œuvres de l’association. De son côté, M. Nasnas a remercié le Club Sunrise  d’avoir offert ce déjeuner «devenu une tradition pour rendre hommage à près de 100 personnes du 3ème âge issus des différentes communautés». Il a souligné que cette coopération avec le Lions Club «renforce l’esprit de solidarité sociale dont nous avons besoin». Roger Nasnas a également annoncé à cette occasion que le centre médical Oasis de vie-Fondation Marie Hebbe, destiné à accueillir des patients en convalescence, sera inauguré fin 2018. Quant à Gaby el-Hajj, elle a mis l’accent sur les rôles de la mère et des clubs Lions au sein de la société. Enfin, Nasrallah  Borji a espéré que «les prochaines fêtes soient une occasion de rencontre et de coopération».

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Éditorial
Déficit de confiance

Les Libanais n’attendaient pas la mise en garde du président Michel Aoun sur le danger de la faillite de l’Etat pour se rendre compte de la gravité de la situation. Un vent de panique, encore contenu, bruisse dans le pays. Des rumeurs mais aussi des informations vraies sur la fragilité des finances publiques foisonnent. On chuchote au sujet de la fuite de capitaux; d’un infléchissement de la politique monétaire de la Banque du Liban, suffisamment important pour provoquer l’effondrement du cours de la monnaie nationale d’ici la fin de l’année; on murmure que la banque centrale cherche, désespérément et difficilement, à acquérir des dollars pour renforcer ses réserves. Les analyses prévoyant un conflit régional d’envergure, dont une attaque israélienne contre le Liban ne serait que l’une des facettes, n’arrangent pas les choses. Les menaces israéliennes d’une «guerre destructrice» contre le Hezbollah, proférées lundi, les confirment. Les craintes sont tellement tenaces que même la «positive attitude» des plus optimistes ne parvient plus à les atténuer… ni les «bonnes nouvelles» attendues de la conférence Cèdre I.      Un déficit de confiance fondamental semble s’être installé dans le pays. Tous les jours, la méfiance grandit et enfouit ses racines plus profondément. Le plus grave, c’est que lesdites «mesures d’austérité» adoptées par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2018 ne sont perçues, par une majorité de Libanais, que comme de la poudre aux yeux. Ce n’est pas en réduisant de 20% les dépenses des ministères que l’on règlera le problème. Un telle démarche est non seulement insuffisante mais aussi contre-productive, car les coupes touchent indistinctement tous les ministères, y compris, par exemple, celui des Affaires sociales, qui apporte une aide modeste mais salutaire à des milliers de familles qui peinent à remplir leur panier de la ménagère.Une fois de plus, le gouvernement ne regarde que la partie visible de l’iceberg. Il ignore le vrai problème, celui de la corruption institutionnalisée, de ces minces mais intarissables filets de gaspillage, qui pompent des milliards tous les jours. Une fois de plus, l’Etat ponctionne le portefeuille déjà vide des classes les plus démunies, et ferme les yeux face aux abus des plus puissants. Qu’en est-il des biens maritimes exploités illégalement? Des évasions fiscales? Des catégories de privilégiés ou de protégés qui inondent le marché de biens manufacturés importés sans payer un sou à la douane? Des milliards dépensés par les officiels en voyages, aux frais du contribuable? Des commissions payées et perçues dans le cadre de contrats de gré à gré? La liste est interminable…Le déficit des finances est, désormais, couplé à un défaut de confiance. Les soins palliatifs ne sont plus utiles. Un traitement lourd est nécessaire. Y a-t-il un médecin dans la salle?    


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un passeport biométrique?
Le passeport biométrique est disponible au Liban depuis le 1er août 2016. Toutefois, la remise de titres de voyage relevant de l’ancien «régime» a toujours été permise pour les Libanais…

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