Carnet Mondain
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Nº 3107 du vendredi 1er novembre 2019

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Carnet Mondain (313)

Le professeur Salim Daccache s.j., recteur de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), a organisé un déjeuner en l’honneur du président de l’Association des banques libanaises et co-président de l’Institut supérieur d’études bancaires (ISEB) de l’USJ, Salim Sfeir, à L’Atelier, auquel ont participé des personnalités des secteurs bancaire, universitaire et médiatique.
S’adressant à Salim Sfeir, le recteur de l’USJ a indiqué que «notre mission et la vôtre consistent à préserver cette richesse libanaise qui était et continue à être aux fondements de l’État du Grand Liban. Ainsi, nous travaillons ensemble à aider les étudiants qui sont dans le besoin afin de financer leurs études, car leur nombre augmente, malheureusement, année après année à cause de la crise qui sévit dans notre pays ».
Dans son discours, Salim Sfeir a salué le «dévouement  du Pr Daccache. pour préserver ce fleuron de la francophonie et de la langue française au Liban». «Notre «libanisme» porte tout son sens en cette conjoncture de crise de confiance car c’est bien de cela qu’il s’agit, a-t-il ajouté. Il est souhaitable de garder confiance en notre patrie et surtout en la capacité de relance que porte en elle notre économie.» «Notre secteur privé et à sa tête le secteur bancaire, a su protéger le Liban et son peuple même les jours les plus sombres de son histoire. Je vous appelle à renforcer notre confiance en notre pays et en son avenir, une confiance qui nous donnera tous la force de continuer à sourire pour passer cette étape avec optimisme, persévérance et courage», a conclu M. Sfeir.

J.S.

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Éditorial
La bête blessée reste dangereuse

Les pontes du système doivent trembler dans leurs fauteuils. Excédés par des décennies d’humiliation, qui a culminé avec une crise économique et financière sans précédent, les Libanais ont poussé un tonitruant cri de colère. Ça suffit!Le peuple libanais mérite mieux que cette classe parasitaire qui s’est enrichie d’une manière éhontée en pillant les biens de l’Etat et les ressources du pays. Une caste d’irresponsables et d’incapables qui ont mené le pays à sa ruine; une clique de corrompus qui éprouvent un tel mépris pour le peuple qu’ils étaient persuadés qu’ils pouvaient impunément continuer leurs pires excès sans que personne ne leur demande jamais de comptes; une bande de mafieux, qui ont détourné des dizaines de milliards de dollars empruntés à des taux improbables pour financer leurs palais, les mariages somptueux de leurs enfants, et autres indécences, au lieu de reconstruire une infrastructure détruite par leur interminable guerre, lorsque certains étaient miliciens et d’autres financiers de milices.En redistribuant une infime partie de ce qu’ils pillaient pour entretenir une clientèle plus ou moins importante, ils ont réussi à se régénérer, d’une campagne électorale à l’autre, en pensant pouvoir se reproduire à l’infini, rassurés que les murs du confessionnalisme qu’ils se gardaient bien d’abattre, empêcheront les Libanais de s’entendre, un jour, sur une cause unique. Mais ce système bien verrouillé a fini par rendre l’âme parce qu’il n’y avait plus rien à piller. Cupides, avares et mesquins, ils n’ont pas eu assez de courage ni d’intelligence pour puiser quelques miettes dans les fortunes colossales qu’ils ont amassées pour continuer à entretenir leur clientèle, si bien qu’une bonne partie de leur base, qui a sombré dans une grande pauvreté ou un désespoir extrême, s’est retournée contre eux.La révolte des Libanais est spontanée et authentique. Mais pour réussir à arracher au pouvoir des concessions durables et sérieuses, ils doivent rester focalisés sur la question sociale et économique qui transcende les communautés. Ceux qui essaient de les entraîner sur le terrain politique espèrent dissiper leur énergie et diviser leurs rangs. Chacun souhaite pour lui-même, pour ses enfants et pour ceux qu’il aime une meilleure justice sociale, davantage d’opportunités d’emploi, un avenir plus sûr. Mais lorsque des questions d’ordre politique sont abordées, il y aura autant d’avis qu’il y a de manifestants dans la rue. C’est là un piège dans lequel la classe politique veut précipiter le mouvement de contestation dans l’espoir de le torpiller.   Même blessée, surtout blessée, la classe politique reste très dangereuse. Comme elle a pillé l’Etat, elle n’hésitera pas à précipiter le pays dans les pires abîmes pour conserver ses privilèges. Il faut rester vigilant.


 Paul Khalifeh
   

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