Carnet Mondain
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Nº 3092 du vendredi 3 août 2018

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Carnet Mondain (292)

Sponsorisée par la Fransabank, une soirée exceptionnelle sous le ciel étoilé du palais de Beiteddine a ravi les spectateurs venus nombreux assister à la performance chorégraphique de la célèbre Compagnie Antonio Gardès. Un spectacle haut en émotions et vibrations majeures qui a fait souffler sur le lieu un vent venu d’Andalousie. Qu’il s’agisse de Noces de Sang, adapté de la pièce de Federico García Lorca, qui raconte la tragédie d’une passion amoureuse impossible, ou de Suite Flamenca (deuxième partie du spectacle) qui déploie en plusieurs séquences rythmes maitrisés, expressions corporelles fougueuses ou sensuelles, et mouvements d’ensemble bien réglés...l’âme profonde de l’Espagne était là sur les planches pour le grand bonheur des festivaliers.

G.B.

De l’émotion mais aussi beaucoup d’humour ont marqué la réception donnée par l’ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher, à l’occasion du départ du Premier conseiller Arnaud Pescheux. De nombreux amis étaient présents à la Résidence des Pins le 29 juin à cette occasion. L’ambassadeur a évoqué le parcours académique et professionnel «parfaits» d’Arnaud Pescheux ainsi que «ses qualités d’excellent diplomate». A son tour, très ému, le Premier conseiller s’est exprimé en affirmant que «quitter le Liban est particulièrement difficile. Difficile, car le Liban est un pays si attachant que s’en séparer ne peut être qu’une épreuve, qu’on ne surmonte qu’en emportant avec soi un Liban intérieur, une collection de souvenirs qui aident à quitter Beyrouth le cœur moins lourd». Arnaud Pescheux rejoint à Paris le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, où il sera chargé de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

 

Les jardins de la résidence de l’ambassadeur de Belgique, peinaient à contenir le flot d’invités ayant répondu présent à la double invitation d’Alex Laenarts, à savoir la célébration de la fête nationale du Royaume et son départ du Liban pour une nouvelle mission en Ukraine. La bière belge coulait à flots, les frites et les gaufres exhalaient un parfum des plus gourmands, le chocolat, les biscuits et bien d’autres produits étaient servis témoignant de la collaboration économique des plus étroites entre nos deux pays. Prenant la parole, l’ambassadeur Laenarts a dans un vibrant discours émaillé de citations en arabe,  en flamand, anglais et français, adressé un message d’optimisme et d’amour au Liban ‘’pays complexe et fascinant ou l’amitié est une valeur essentielle, tout comme l’hospitalité’’. ‘’Bhebak ya Lebnen’’ un cri d’amour pour un pays et un peuple ‘’talentueux et unique: in Lebanon we trust’’ et, pour Laenarts, l’avenir du Liban s’écrira au féminin grâce aux Libanaises, courageuses face à l’adversité, fortes et généreuses…Résumer quatre ans de présence diplomatique, culturelle, sociale, économique en quelques lignes serait injuste et ne suffirait pas à rendre hommage à cet infatigable ambassadeur qu’est Alex Laenarts. Mais une chose est certaine, le Liban et les Libanais vous le disent haut et fort merci pour tout Monsieur l’ambassadeur, nous aussi nous vous aimons beaucoup.

Rania Chiniara

‘’L’année qui vient de s’écouler a ‎été, à bien des égards, un millésime exceptionnel, pour le Liban comme pour la relation franco-libanaise ‘’ a déclaré Bruno Foucher lors de son discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale, le 14 juillet. Il a rappelé  la conférence de Rome et le crédit de 400 millions d’Euros pour l’acquisition d’équipements militaires français, l’importance de la mise en œuvre des réformes promises lors de la conférence de la CEDRE…  L’ambassadeur a été fortement applaudi quand il a réaffirmé que la France, ‘’pas plus que ses partenaires ne souhaite l’implantation des réfugiés syriens au Liban‘’ mais que leur retour en Syrie ne sera pas facile…   
Comme chaque année la Résidence des Pins avait ouvert ses portes aux français du Liban  ainsi qu’aux amis de la France. Dès 18h, les invités commençaient à parcourir les allées du parc de la résidence au son de la musique des Forces de sécurité intérieure.  Suivis d’une Garden Party et de feux d’artifice, l’hymne national et la Marseillaise entonnés par la mezzo-soprano Marie-Joe Abi Nassif et la  chorale de l’Université Antonine ont rempli d’émotion l’assistance.

L.B.

Le ministre français de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a remis les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres au photographe franco-syrien Ammar Abd Rabbo lors d’une cérémonie, au siège du ministère de l’Education, rue de Grenelle à Paris. Il a salué le travail du photographe en insistant sur la liberté et l’humanité qui caractérisent ses photos. La cérémonie a eu lieu dans les jardins du ministère de l’Education nationale, là où Jules Ferry a créé l’école laïque, obligatoire et gratuite, ce qui a permis aux deux personnalités d’insister sur le rôle primordial de l’éducation, notamment dans la lutte contre les fake news. Parmi les invités, on pouvait noter la présence de la famille du photographe, ainsi que des amis, dont Lamia Ziadé, Zeina Abirached, Rabih Keyrouz, Darina al-Joundi, la scénariste Joëlle Touma, les cinéastes Hala Abdallah et Zalfa Seurat, l’ancien ambassadeur de France au Liban, Emmanuel Bonne, l’historien Jean-Pierre Filiu, les journaliste Randa Takieddine et Pierre Haski (président de Reporters Sans Frontières), entre autres.

J.S.

 

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Éditorial
Gouvernement: ce que cachent les apparences

En apparence, les écueils qui retardent la formation du gouvernement sont de nature interne, liés aux demandes des uns et des autres concernant le nombre de ministres et la répartition des portefeuilles. Le président de la République, Michel Aoun, et le Courant patriotique libre (CPL) exigent au moins 11 ministres, ce qui leur permettra d’assurer le tiers de blocage au gouvernement. Il s’agit pour eux de restaurer, d’une manière contournée, une partie des prérogatives retirées au chef de l’Etat par l’accord de Taëf, notamment la compétence de dissolution du Parlement. Les Forces libanaises (FL) réclament, pour leur part, quatre ministres dans un Cabinet de 30 membres, dont un portefeuille régalien. Une demande que la formation de Samir Geagea juge raisonnable vu le bloc de 14 députés qu’elle a obtenu aux élections législatives. Walid Joumblatt exige que les trois ministères revenant aux druzes lui soient attribués, arguant du fait que 6 des 8 députés de cette communauté appartiennent à son bloc parlementaire. Le seigneur de Moukhtara veut, en fait, retrouver le rôle de balancier qu’il affectionne tant et qu’il a perdu à la Chambre. Saad Hariri, enfin, ne souhaite pas que l’un des sièges sunnites soit octroyé à une personnalité proche du 8-mars ayant, de surcroît, des ambitions de devenir Premier ministre.Cependant, la réalité est que les conditions posées par les différents acteurs cachent des enjeux bien plus importants que le nombre de ministres et la nature des portefeuilles attribués à tel ou tel parti. En effet, la formation de ce gouvernement intervient à un moment-clé de l’histoire de la région, marqué par la victoire de Bachar al-Assad et de ses alliés en Syrie, et par la décision de l’administration américaine d’essayer de mettre sur les rails l’«accord du siècle» pour un règlement du conflit israélo-palestinien, que d’autres appelleraient «la liquidation de la cause palestinienne». On comprend mieux, dès lors, que les puissances régionales et internationales se livrent à un bras de fer au Liban afin que leurs alliés respectifs conservent assez d’influence pour peser dans la balance lorsque viendra le moment des grandes décisions. La partie est cruciale, surtout pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, dont les amis au Liban ont perdu la majorité des deux tiers au Parlement. S’ils sont également mis en minorité au gouvernement, Washington et Riyad ne disposeront plus de leviers politiques assez efficaces pour influer sur le processus de prise de décision. Le Hezbollah et ses alliés auront alors les coudées franches pour exécuter leur agenda sur lesquels figurent des points allant de la normalisation des relations avec Damas, au renforcement des liens avec l’Iran, en passant par l’obstruction au plan de Donald Trump. Il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement traîne autant. La surprise aurait été qu’il voit le jour rapidement.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Combien ça coûte les garderies
Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver…

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