Carnet Mondain
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Nº 3086 du vendredi 2 février 2018

Beit Beirut. Vernissage de l’exposition Shifting Lights
Le vernissage de l’exposition Shifting Lights s’est tenu à Beit Beirut en présence des artistes participants Afaf Zurayk, Noël Nasr, et Rami Saab, de nombreux invités de marque et d’amateurs…
Dix ans déjà. Le Département de recherches économiques de Byblos bank
7655 nouvelles sur l’économie libanaise diffusées dans le cadre de 522 bulletins publiés sous le nom Lebanon This Week; 13095 nouvelles concernant les marchés émergents; 3402 données sur l’immobilier… Les…
Légion d’honneur. Pour un renforcement des relations libano-françaises
La Société des membres de la Légion d’honneur au Liban (SMLH), qui rassemble des personnalités libanaises décorées de la Légion d’honneur de grades différents, ainsi que des étrangers décorés et…
Roads for Life an VI. Un hymne à la vie
Pour «une cause qui nous concerne tous»: jamais slogan n’a aussi bien résumé une situation née d’un drame… Le 19 octobre 2010, sur la route de l’école, Talal Kassem est…
Chez Nicolas Sehnaoui. Réception en l’honneur de Gebran Bassil
L’ancien ministre des Télécommunications, Nicolas Sehnaoui, a offert une grande réception à sa résidence d’Achrafié, le 12 janvier, en l’honneur du ministre des Affaires étrangères et président du Courant patriotique…
Éditorial
Des chiffres introuvables

La catégorie de Libanais qui peinent à boucler leurs fins de mois grossit à vue d’œil. Sciemment ou inconsciemment, de plus en plus de familles éliminent du panier de la ménagère des produits devenus trop coûteux. Avant d’en arriver là, elles ont réduit, progressivement, leur train de vie, reportant le remplacement d’une voiture, espaçant leurs voyages, ajournant le renouvellement d’un salon ou d’un appareil électroménager. Les gens consomment moins et moins cher. Tous les mois, des familles voient leur statut socioéconomique se détériorer, passant de la classe moyenne aux couches les plus défavorisées et démunies de la société.   Les acteurs économiques et sociaux se renvoient la balle et échangent les accusations. Chacun propose des solutions partielles, à travers le seul prisme de ses intérêts étroits et sectoriels. Les syndicats réclament une augmentation du Smic, sans s’interroger sur les possibles implications d’une telle mesure sur l’ensemble de l’économie (voir page 38). Le patronat ne se soucie que de ses marges de gains et du poids des charges sociales qui pèsent sur ses comptes. Tous rejettent la faute sur l’emploi de la main-d’œuvre syrienne, qualifiée ou sans qualifications, qui envahit des pans entiers de l’économie.L’Etat, premier concerné par les grands choix stratégiques, régulateur en chef et principal catalyseur de l’activité économique, aussi bien dans les secteurs public que privé, est inscrit aux abonnés absents. Il faut dire que les dirigeants ont d’autres chats à fouetter en ce moment. A quelques mois des élections législatives, ils sont occupés à s’écharper, tantôt pour un décret de promotion d’officiers, tantôt pour des réformes de la loi électorale. Ils sont surtout motivés par l’obsession de perdre un peu de leur influence.Mais à quoi sert cette influence sinon à protéger leurs intérêts immédiats, souvent au détriment de ceux de l’Etat et du bien général? Et même si les dirigeants étaient réellement soucieux de freiner la chute vers les abysses de la pauvreté d’une grande partie de la classe moyenne, ils n’ont ni les compétences ni les outils nécessaires pour le faire. Pour arrêter des choix stratégiques et établir des plans intégrés de relance de l’économie, il faudrait disposer de données précises et de chiffres exacts. Tous les Etats qui se respectent sont capables de fournir, en temps réel, le nombre de chômeurs. Ici au Liban, le pourcentage de personnes sans emploi est une «opinion». Qui est capable de nous dire combien de Libanais sont au chômage? Hier encore, le ministre de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan, affirmait que 30% de la population active est sans travail. Si tel est le cas, nous sommes déjà au fond de l’abysse sans le savoir.La situation n’est guère plus reluisante pour toutes les autres données et chiffres fondamentaux et indispensables pour établir des plans. Ceux dont nous disposons, concernant notamment les comptes de l’Etat, remontent à 2015.Tout compte fait, avoir des chiffres exacts c’est peut-être trop demander à un Etat qui n’a pas procédé à un recensement de la population depuis 1932.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Les plaques minéralogiques
Un mois après la mise en service des nouvelles plaques minéralogiques, de nombreux automobilistes affirment avoir payé, pour le remplacement des anciennes plaques, une somme allant jusqu’à 68 000 L.L.. Pourtant,…

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