Carnet Mondain
Logo

Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Décoration. Paula Yacoubian distinguée par l’ambassade de Belgique
La journaliste Paula Yacoubian s’est vue remettre une décoration de la part du roi des Belges, Philippe Léopold Louis Marie, par l’ambassadeur de Belgique, Alex Lenaerts. Par cette distinction, le…
RDCL. Patrons de presse et journalistes économiques à l’honneur
Un déjeuner convivial a réuni à l’hôtel Four Seasons les membres du conseil d’administration du Rassemblement des Dirigeants et Chefs d’Entreprises au Liban (RDCL) présidé par Fouad Rahmé et un…
Christina Lassen à la presse: «Vous êtes les garants de la démocratie»
Christina Lassen, ambassadrice de l’Union européenne au Liban, recevait le 15 février à la résidence de Gemmayzé, les représentants de la presse écrite, audiovisuelle et digitale ainsi que tous les…
Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

News les chiffres
Pomme de terre 13 000 $ de perte par conteneur Les agriculteurs de la Békaa souffrent du dumping exercé par l’Egypte et la Jordanie en inondant le marché local de pommes…

Combien ça coûte

Le financement des élections
La nouvelle loi électorale est entrée en vigueur le 5 février. Depuis, toute dépense entreprise pour financer une campagne électorale entre dans le cadre de cette règlementation. Comment les comptes…

Santé

L’obésité. Maladie numéro 1 du XXIe siècle
Maladie complexe, l’obésité est influencée par des facteurs physiologiques, psychologiques, environnementaux, socioéconomiques et génétiques. Des études récentes montrent qu’une perte…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved