Nagib Mikati: «Où est l’État et son rôle?»
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Nº 3083 du vendredi 3 novembre 2017

Nagib Mikati: «Où est l’État et son rôle?»

 
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    Nagib Mikati: «Où est l’État et son rôle?»
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L’ancien Premier ministre, Nagib Mikati, brosse un tableau sombre de lsituation. Rien ne va plus dans la sphère politique et sur le plan économique. C’est tout juste s’il reconnaît une amélioration dans le domaine de la sécurité. Minutes d’un impitoyable réquisitoire.


Derrière les rideaux des bureaux de Nagib Mikati, à Starco dans le centre-ville, se profilent le Grand sérail et la Maison du centre. L’ancien Premier ministre jette subrepticement un œil vers ces symboles du pouvoir, auquel il a déjà goûté. Un prédateur qui épie sa proie? Un sentimental étreint par des relents nostalgiques? «Lorsque je m’installe devant mon bureau, je tourne le dos à cet endroit», plaisante l’ancien chef du gouvernement. Le député de Tripoli n’est pas un envieux, surtout qu’à ses yeux il n’y a pas vraiment de quoi être jaloux. Selon lui, le Liban est aujourd’hui dans une situation pire que quand il a quitté le pouvoir. «L’Etat est en pleine déliquescence, le laxisme auquel nous assistons n’a pas d’équivalent dans le passé». Le verdict est sans appel. Pas de circonstances atténuantes pour les dirigeants actuels, pas de justifications. Le ton est donné.
«J’ai été désigné (en 2011) dans des conditions exceptionnelles, le jour de la chute du président (égyptien) Hosni Moubarak et du début du printemps arabe. Quelques semaines plus tard, éclatait la crise en Syrie, se souvient-il. C’était une période difficile, et j’ai réussi, malgré tout, à mettre le Liban à l’abri de cette tourmente avec le moins de dégâts possible. Mon principal souci était de protéger le pays contre les répercussions de ce qui se passait autour de nous. J’ai pu préserver l’Etat, alors qu’aujourd’hui nous assistons à un processus de détérioration sans précédent.»
Le jugement est sévère, surtout que la situation n’était pas idyllique pendant son mandat. On se souvient encore des 14 rounds de barbarie, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés, et qui ont transformé en brasiers les souks de sa ville. «Nous devons dénoncer les vrais incitateurs des incidents de Tripoli, dit-il. Leur but était de torpiller mon gouvernement et leur équation était simple: soit ils dirigent le gouvernement, soit le pays sombre. Ce qui s’est passé à Tripoli a dépassé le cadre de la ville pour menacer le Liban tout entier. Mais du moment qu’ils n’étaient pas au pouvoir, ils n’avaient aucun inconvénient à voir le pays s’enfoncer dans le chaos. Ce qui m’a le plus affecté, c’est de voir ma ville souffrir. Cette mentalité doit être dénoncée avec la plus grande vigueur: peu leur importe l’intérêt du pays, seul le pouvoir les intéresse. Ma principale préoccupation, à moi, était de sauvegarder le Liban».
Faut-il comprendre par «ils», le Courant du futur? «Je ne peux pas lancer des accusations sans preuves irréfutables. Les coupables se reconnaîtront, ils comprendront mon message», répond M. Mikati.

L’affaire Mawlaoui
Autre épisode qui a terni son mandat, la tristement célèbre affaire Chadi Mawlaoui, cet islamiste extrémiste, arrêté par la Sûreté générale, puis libéré sous la pression avant d’être accueilli en héros. «Je suis surpris par les déclarations selon lesquelles nous encouragions les hors-la-loi, se défend M. Mikati. En tant qu’homme d’Etat et que chef de gouvernement, est-il concevable que j’associe à mon pouvoir des extrémistes? Est-ce moi qui apportais un soutien à la révolution syrienne contre le régime? N’est-ce pas moi qui ai mis en œuvre le principe de la distanciation et le rejet de la polarisation dans la région? Est-ce moi qui ai aidé ceux qui ont mis ma ville à feu et à sang?» L’ancien Premier ministre apporte sa propre version des faits: «Après l’arrestation de Mawlaoui, le Courant du futur s’est réuni sous la férule de Fouad Siniora à l’hôtel Quality Inn et a publié un communiqué virulent contre le gouvernement, exigeant la libération immédiate du militant islamiste. Ce jour-là, je me suis rendu à Tripoli pour absorber les ondes de choc en cas d’inculpation de Mawlaoui. J’ai été surpris par la décision du Tribunal militaire de le libérer. Il est possible qu’ils aient exercé des pressions sur la cour pour obtenir sa libération.»
C’est donc toujours la faute aux autres? «Je ne cherche pas à me défendre car je connais mon passé. Pour moi, le Liban passe d’abord. Je suis aussi un Arabe et un musulman. Jamais aucune accusation de corruption n’a été lancée à mon encontre. Rien ne peut donc salir ma réputation», lance-t-il.
Il faut reconnaître que les circonstances n’ont pas toujours été favorables à Nagib Mikati. Cet homme des missions difficiles a été appelé au pouvoir à chaque fois que le Liban traversait des périodes de troubles, comme en 2005, au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri, ou encore en 2011, alors que le pays était secoué par la crise liée à la création du Tribunal spécial pour le Liban. «Lorsque le devoir l’impose, je suis toujours prêt à assumer les responsabilités. En 2005, j’étais chef de gouvernement et j’ai organisé des élections libres et intègres, de l’avis de tous les observateurs. J’étais Premier ministre sans être candidat, ce qui est très rare au Liban. Aucun des 14 membres de mon cabinet ne l’était. Et lorsqu’un ministre a exprimé le souhait de faire acte de candidature, je lui ai dit que je le remplacerai».

La crise des réfugiés
Nagib Mikati ne fait preuve d’aucune indulgence envers l’équipe ministérielle actuelle. Mais si le gouvernement de Saad Hariri se débat aujourd’hui dans des crises interminables, est-ce aussi parce qu’il lui a légué des cadeaux empoisonnés, comme le dossier des réfugiés? N’est-ce pas à l’époque du cabinet Mikati que des flots de déplacés syriens ont déferlé sur le Liban? «Nous avons compati avec le peuple syrien lorsqu’il était affamé et soumis à des bombardements, explique l’ancien Premier ministre. Je ne pouvais pas rester les yeux fermés devant ces souffrances. C’est pour ces considérations humanitaires que nous avons accueilli les réfugiés». M. Mikati se défend d’avoir cédé aux exigences de la communauté internationale dans cette affaire. Il affirme, au contraire, avoir résisté à leurs pressions: «Les organisations internationales m’ont demandé d’aller visiter en Jordanie les camps de réfugiés afin de faire la même chose dans la Békaa-ouest et au Akkar. Mais j’ai refusé. J’ai toujours plaidé pour la construction de camps dans les zones sûres, à l’intérieur de la Syrie. J’ai même proposé l’installation des réfugiés dans des camps dans la partie turque de l’île de Chypre et j’ai mis les ports libanais à disposition pour ce projet. Cependant, l’Union européenne a rejeté cette proposition et plus personne n’a voulu en parler. Aujourd’hui, il faut renvoyer chez eux tous les réfugiés en situation irrégulière. Il n’y a plus de justifications humanitaires et morales pour continuer à accueillir sur notre sol ce nombre de déplacés, qui partagent les ressources et les droits des Libanais. Seuls 10% du territoire syrien connaît encore des troubles. Plus rien n’empêche le retour chez eux des réfugiés».
Nagib Mikati brosse un tableau sombre de l’économie. Selon lui, plus rien ne va et seul un miracle pour encore sauver le pays: «la situation économique est en détérioration continue. En 2005, j’ai remis le pouvoir à Fouad Siniora et lorsque je suis revenu à la tête du gouvernement, en 2011, la situation s’était dégradée. Aujourd’hui, elle est pire que lorsque j’ai quitté le pouvoir. Nous empruntons et nous dépensons. L’endettement augmente et le service de la dette gonfle. Le déficit ne cesse de se creuser, même si les recettes augmentent. L’économie ne bouge pas et le Libanais est de plus en plus étouffé. L’économie ne produit rien. Depuis trois ou quatre ans, aucun projet important n’a vu le jour. Nous avons besoin d’un miracle pour nous en sortir et nous libérer de cet endettement. Le gouverneur de la Banque du Liban, un expert de premier plan dans le domaine financier, gère la situation autant qu’il le peut. Mais jusqu’à quand?»

Des caisses noires
Son évaluation de la situation politique n’est guère plus complaisante. «Tout le monde sait que l’Etat est absent et que la corruption est endémique, dit-il. Il existe partout des caisses noires où l’argent est réparti selon des quotas bien définis entre les dirigeants. Cela donne une image peu reluisante du pays. De plus, le Liban ne peut pas prétendre à une stabilité lorsqu’une de ses composantes se sent marginalisée. Aujourd’hui, les sunnites sont désenchantés et se sentent ciblés partout, comme si nous assistions au prélude d’une modification ou d’une abolition de Taëf. Certes, rien de cela ne va se produire car personne n’a intérêt à abolir cet accord, mais c’est la perception qui compte. Les sunnites ont ce ressentiment et les faits n’aident pas à le dépasser. Donnez-moi le nom d’un sunnite, connu et brillant, officier de l’armée ou des Forces de sécurité intérieure, magistrat ou ambassadeur. Le sunnite aujourd’hui sent qu’il est en train de perdre certains attributs…».
M. Mikati n’adopte-il pas exactement le même discours que ses détracteurs utilisaient contre lui lorsqu’il était au pouvoir? A l’époque, on lui reprochait d’avoir pris la place du «sunnite fort» et de ne pas être représentatif de sa communauté. Sa réponse est toute prête: «Lorsque le prétendu représentant authentique des sunnites était en dehors du pouvoir et que j’étais Premier ministre, je respectais toutes les communautés et je ne permettais à personne de dire qu’il était lésé. A mes yeux, tous étaient égaux. Le Premier ministre doit être un sunnite, mais lorsqu’il est au pouvoir, il doit agir pour tout le Liban. Tout le monde sait que je préservais les équilibres car le Liban est bâti sur ces équilibres. C’est un pays difficile à gouverner. Lorsque j’étais au pouvoir, certains appelaient à détruire le pays alors que moi je voulais le reconstruire. Maintenant que je suis en dehors du pouvoir, je dis: construisons tous ensemble le Liban. C’est cela le vrai sentiment de citoyenneté».
Quels sont ses projets pour les législatives de mai 2018? «Je ne sous-estime personne, tous les candidats ont leur présence à Tripoli, dit-il. Nous avons mené avec le Courant du futur des élections municipales sous le slogan du développement mais Achraf Rifi a politisé cette échéance. Je ne peux pas nier sa présence sur la scène tripolitaine. Mais avec les dispositions de la nouvelle loi électorale, je ne vois pas l’intérêt de conclure des alliances avec qui que ce soit. Il faut mener la bataille seul, pour que chacun puisse connaître sa force. Avec cette loi, aucune partie ne peut rafler toute la mise. Je vais livrer bataille à Tripoli, à Denniyé, au Akkar et à Beyrouth. Je n’ai pas encore pris ma décision pour la Békaa-ouest et l’Iqlim el-Kharroub. Concernant la capitale, c’est aux habitants de Beyrouth de prendre leur destinée en main et de faire leur choix. Ca suffit les tutelles exercées de l’extérieur sur les habitants de la capitale», s’insurge-t-il.

Victime de la paix?
L’ancien Premier ministre ne cache pas son inquiétude pour l’avenir. Sa crainte découle d’une lecture particulière qu’il a de l’histoire. «L’expérience a prouvé que lorsque le monde arabe est en paix, le Liban est déstabilisé, et, à l’inverse, quand les pays arabes sont dans la tourmente, le Liban vit dans le calme et la paix, explique-t-il. Notre pays a connu la prospérité après la Nakba de 1948; il s’est développé après la révolution de 1952, en Egypte; après les coups d’Etats en Syrie; après la Naksa en 1967, il a connu une période dorée; après la guerre de 1973, le magazine Times écrivait que le Liban est le pays qui connaît l’un des plus hauts taux de croissance au monde. En 1975, les pays arabes ont vu leurs richesses exploser grâce au boom pétrolier. Chez nous c’était la guerre, pendant 15 ans. La paix n’est revenue qu’avec l’accord de Taëf, quand Saddam Hussein a envahi le Koweït.»
Appliquée au présent, cette analyse signifie, selon M. Mikati, que «si la paix revient en Syrie et que chez nous les problèmes ne sont toujours pas résolus, c’est de mauvais augure». «Le Liban doit faire partie intégrante de toute solution dans la région, surtout que l’on reparle actuellement de paix (entre les Arabes et Israël, ndlr), plaide-t-il. Voyez comment les Palestiniens se sont réconciliés et comment Trump a l’air sérieux dans ses démarches (pour faire avancer le processus israélo-palestinien, ndlr). Il ne faut pas que le Liban soit oublié et fasse les frais du retour de la stabilité dans la région. C’est seulement si nous faisons partie du plan de paix que nous pourrons profiter de la reconstruction de la Syrie. Nous possédons tous les atouts nécessaires: des ports, des sociétés, un savoir-faire, une expertise… Ces cinq dernières années, la communauté internationale ne parlait que du départ de Bachar el-Assad, aujourd’hui, les puissances ne s’intéressent plus qu’à leur participation à la reconstruction de la Syrie.»
Politicien chevronné, M. Mikati est parfaitement conscient que les élections législatives détermineront le nom du prochain président du Conseil des ministres. Même s’il ne l’avoue pas, il aimerait se retrouver, l’année prochaine à la même époque, au Grand sérail, en train de regarder par la fenêtre ses bureaux de Starco. La parole est aux urnes.

Aoun, Assad et la résistance
Sa position à l’égard du mandat.
«Un an après le début du mandat, j’attends toujours du président qu’il mette en œuvre des principes et des convictions dans lesquelles il croit et qui n’ont toujours pas trouvé le chemin de la concrétisation.»

Sa relation avec Bachar el-Assad
«Depuis 2011, lorsque j’étais au pouvoir, à ce jour, je n’ai eu aucun contact avec le président Assad ou d’autres membres du commandement syrien. J’étais et je suis toujours partisan de la distanciation. Cette neutralité vis-à-vis de la crise syrienne s’impose pour trois raisons: la Syrie est notre voisin et nous ne pouvons pas en faire un ennemi; beaucoup de Libanais travaillent dans les pays du Golfe et contribuent au développement du Liban. Nous ne pouvons pas nous faire de ces pays des ennemis; les Libanais étaient et sont toujours divisés au sujet de la Syrie entre des partisans et des opposants à la politique syrienne».
 
Que pense-t-il de la Résistance?
«Je suis pour la Résistance contre Israël et je soutiens tous ceux qui défendent ce principe. Mais il est inadmissible que la Résistance soit utilisée pour réaliser des agendas servant des intérêts étrangers ou pour entraîner le Liban dans des guerres. Je suis avec la Résistance si elle est utilisée pour assurer la sécurité du Liban et combattre le terrorisme mais contre elle si elle retourne ses armes vers l’intérieur».

Paul Khalifeh

Photos Milad Ayoub

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Éditorial
La perception compte que la réalité

La première année du sexennat du général Michel Aoun, élu le 31 octobre 2016 après deux ans et demi de vacance à la première magistrature de l’Etat, vient de s’achever. Partisans et détracteurs du mandat avancent des bilans tellement contradictoires qu’on a l’impression qu’ils ne parlent pas du même pays. Les fidèles du chef de l’Etat égrènent une longue liste de «réalisations», qui n’auraient pu être concrétisées sans la présence, au palais de Baabda, d’un «président fort». Les réussites du mandat vont de l’adoption d’une nouvelle loi électorale introduisant le mode de scrutin proportionnel et le vote des émigrés, à la bataille de l’«Aube des jouroud», qui a permis la libération, par l’armée libanaise, du territoire des groupes terroristes, en passant par les nominations administratives, militaires, sécuritaires, diplomatiques et juridiques, bloquées depuis des années. Au crédit du chef de l’Etat, également, le renforcement de la sécurité préventive, qui a épargné au pays de nombreux attentats, la condamnation à mort d’Ahmad el-Assir et d’autres extrémistes, dont les procès avançaient au ralenti à cause de l’absence d’une volonté politique. Sur le plan économique et social, les partisans du mandat soulignent le vote du budget 2017, après 12 ans de dépenses selon la douzième provisoire – qui autorise toutes sortes d’abus –, et l’adoption de l’échelle des salaires dans la fonction publique, qui renforce le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles. Dans le bilan des contempteurs du mandat, ces «réalisations» ont cédé la place à une interminable liste de fiascos, d’échecs et de défaillances. «L’Etat est en déliquescence», déplore l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui se livre dans les colonnes de Magazine à un réquisitoire au vitriol contre le pouvoir actuel (voir page 16). Pour les détracteurs du président Aoun, les nominations ne sont qu’un partage du gâteau entre les partenaires de la coalition gouvernementale. Plus qu’une faute, l’échelle des salaires serait un péché, selon eux, car son financement impose des charges et des taxes supplémentaires aux chefs d’entreprises, aux sociétés, à la classe moyenne et les catégories les plus démunies. Le vote du budget n’est en aucun cas une source de fierté, car il s’agit de l’année fiscale écoulée, et déjà le gouvernement a dépassé les délais constitutionnels dans l’examen et l’approbation du budget 2018. De plus, la loi fondamentale votée au Parlement permet de mesurer la gravité du phénomène du gaspillage des deniers publics, avec des centaines de milliards de livres qui partent en fumée entre les administrations publiques, les dépenses inutiles et les fonds secrets (voir page 34). Entre ces deux descriptions antagonistes du Liban, il y a la perception qu’ont les Libanais de leur pays. Rares sont ceux qui ont le sentiment que leur vie s’est améliorée d’une année à l’autre. La tâche qui attend le mandat est tellement titanesque, que les réalisations accomplies, aussi importantes soient-elles, n’ont que très peu pesé dans le jugement que les Libanais se font des conditions et de la qualité de leur vie.


 Paul Khalifeh
   

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