Lady Zaza. A elle la soirée des Oscars
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Nº 2941 du vendredi 21 mars 2014

Lady Zaza. A elle la soirée des Oscars

 
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    Aux Oscars cette année, il n’y a pas eu que de mauvaises nouvelles pour les Arabes. Une jeune cinéaste arabo-américaine y a prouvé l’étendue de son talent. Zainab Abdul-Nabi est...
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Aux Oscars cette année, il n’y a pas eu que de mauvaises nouvelles pour les Arabes. Une jeune cinéaste arabo-américaine y a prouvé l’étendue de son talent. Zainab Abdul-Nabi est une étudiante en cinéma à l’Université du Michigan-Ann Arbor, qui a participé à la remise des Oscars. Comment et pourquoi? Magazine vous relate son histoire.
 

Elle a 22 ans, des rêves. Et un avenir qui semble bien prometteur. Tout récemment, c’est lors de la cérémonie des Oscars que Zainab Abdul-Nabi ou Lady Zaza a compris à quel point elle est chanceuse.
 

Décrire le Bronx
Elle a été choisie entre les six personnes dont la mission était d’aider dans la distribution des Oscars. Tout a commencé après sa décision de participer à un concours expliquant pourquoi elle veut être cinéaste. C’était une amie qui lui avait rapporté qu’elle devrait tenter sa chance. Elle prépare alors sa vidéo et ne l’envoie qu’à la dernière minute. Son projet était une petite présentation dans laquelle elle explique quel film l’a le plus inspirée. Il s’agissait de Volver de Pedro Almodóvar avec Penelope Cruz. Un film qui nous entraîne à Madrid et ses quartiers ouvriers. Ici, des immigrés partagent leur quotidien. Et trois générations de femmes arrivent à survivre malgré tout. L’étudiante s’inspire de ce film et tente presque de le transposer au Bronx, à New York. C’est dans cette banlieue qu’elle a grandi, dans un quartier très pauvre. Ce qu’elle aime dans son environnement naturel, c’est à quel point il lui inspire confiance. «Les personnes vivant ici ne sont pas riches, mais sont des travailleurs qui se contentent du peu pour être heureux». Sa vision des choses et son film ont donc séduit le jury qui la sélectionne parmi plus de deux cents personnes. En se rappelant ces moments, Lady Zaza raconte à quel point elle a senti après avoir gagné que c’était un rêve devenu une réalité. Depuis, la jeune étudiante a pu rencontrer à Hollywood des réalisateurs. Elle a fait le tour des tournages et a parlé aux metteurs en scène. Zainab Abdul-Nabi a pu aussi côtoyer des célébrités durant une semaine. L’avantage de toutes ces rencontres, note-t-elle, c’est qu’elle n’a plus eu peur sur scène lorsqu’elle a foulé le tapis rouge et aidé Ellen DeGeneres à livrer les Oscars. Les étoiles plein les yeux, la jeune femme jure qu’elle n’oubliera jamais cette expérience. Comment ne pas garder en tête également qu’à cette occasion, elle a eu l’opportunité de porter une robe de créateur et de jouer à la star. Tout cela en gardant la tête bien haute et le voile sur sa tête. Pas de doute, Zainab Abdul-Nabi commence à se frayer un chemin dans le milieu hollywoodien très fermé.

Pauline Mouhanna, Illinois, Etats-Unis

La participation des Arabes
Les créateurs du film palestinien Omar, la documentaliste égyptienne du film The Square et le Yéménite derrière le court métrage Karama Has No Walls ont été tous nominés aux Oscars cette année.
Malheureusement, aucun de ces trois réalisateurs arabes n’a eu de la chance. Finalement, tous sont rentrés bredouilles. Lady Zaza aurait donc été la seule à avoir la chance de porter pour un moment la statuette.

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Éditorial
S.O.S. Liban!

Chaque jour apporte son lot d’explosifs, de morts, de blessés et de dégâts que provoquent les véhicules de la mort. Les Libanais vivent dans l’angoisse de ce qui les attend. Les services de renseignements et les forces de sécurité s’acharnent à intercepter les terroristes avant qu’ils n’agissent. Ils réussissent, parfois, et en paient le prix. L’armée est devenue la cible privilégiée des criminels. Ce fléau qui frappe le Liban ne peut être éradiqué que par une politique, dans le sens le plus juste du mot, menée par des hommes conscients de la responsabilité qui leur incombe, celle d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyens. Nous en sommes très loin. A Tripoli, devenue ville fantôme, les combats meurtriers se poursuivent. Les écoles ferment leurs portes, les commerces baissent leurs rideaux et les gens du Nord vivent au rythme des agressions contre Ersal. A cela se greffe la chute de Yabroud, une «victoire» que célèbre bruyamment le Hezbollah ignorant le flux de nouveaux réfugiés qui traversent la frontière gonflant le nombre de ceux qui, désormais, sont sur place avec peu d’espoir de rentrer chez eux, du moins à court terme. On estime, sans crainte d’exagérer, que Syriens et Palestiniens confondus constituent non moins du tiers de la population libanaise encore résidante dans le pays. Arrivés sans ressources, dans leur grande majorité, ils sont accueillis, presque, à bras ouverts, mais sans aucun plan social et surtout sans contrôle. Leur présence, quel que soit le devoir humanitaire qui dicte l’aide qui leur est apportée, pèse lourd dans un pays où l’Etat peine à répondre aux besoins sociaux de ses propres citoyens. Ces derniers sont très souvent remplacés dans nombre de travaux par une main-d’œuvre moins coûteuse. Les Libanais, toutes cultures, toutes classes sociales confondues, s’interrogent sur l’avenir de leur pays où la vie devient de plus en plus dure et où l’espoir d’un redressement radical n’est pas hélas à l’horizon. Sur qui et sur quoi peuvent-ils compter? Est-ce sur des élus qui ont oublié le chemin de l’hémicycle et qui, pour beaucoup, ne le retrouveront probablement plus? Sur des situations où les compromis, indispensables dans l’état actuel des choses, sont la règle? Sur certains leaders, chefs de file de courants ou zaïms d’un autre temps?… On ne sait plus. Même si nous n’avons pas le droit de généraliser et de mettre dans un même panier tous ceux qui sévissent dans les hautes sphères, il nous faut reconnaître que les meilleurs  d’entre eux n’ont plus vraiment leur destin en main et le nôtre encore moins. Dans un pays où l’Etat dans l’Etat affaiblit l’autorité, celle-ci peut difficilement s’imposer. Il ne nous reste, pour toute perspective, que le dialogue. Mais sommes-nous assez naïfs pour croire encore dans la bonne foi de ceux qui ne cessent de renier leurs engagements? Nous entendons sans cesse la chose et son contraire. Peut-on croire que le Hezbollah qui, comme l’a laissé entendre récemment l’un de ses piliers, favoriserait une Armée libanaise renforcée par des équipements que le chef de l’Etat s’acharne à obtenir? Le président Sleiman et l’institution militaire ne sont-ils pas la cible quasi permanente du parti de Dieu? Ce qui nous reste, en guise de consolation, c’est de placer nos espoirs dans ce gouvernement en gestation, souhaitant qu’il ne naisse pas affublé d’un handicap irrémédiable. Déjà, en filigrane des débats parlementaires, se dessine le profil de la présidentielle mais attendant, au cours des deux mois qui leur sont accordés, ces messieurs du Sérail ne devraient pas chômer. Ils ont du pain sur la planche et surtout des services à assurer à tous ceux dont ils ont la charge et qui peinent à trouver les moyens de survivre, d’éduquer leurs enfants et de boucler leurs fins de mois. C’est ce qu’attend le Libanais lambda.


 Mouna Béchara
   

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