Joseph Ged. L’inventeur du roaming à la portée de tous
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Nº 3088 du vendredi 6 avril 2018

Joseph Ged. L’inventeur du roaming à la portée de tous

 
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    Fort d’une longue expérience et d’une brillante carrière dans le monde des télécommunications mobiles, Joseph Ged, ancien Pdg de la compagnie Ooredoo Algérie, dévoile en exclusivité pour Magazine le lancement...
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Fort d’une longue expérience et d’une brillante carrière dans le monde des télécommunications mobiles, Joseph Ged, ancien Pdg de la compagnie Ooredoo Algérie, dévoile en exclusivité pour Magazine le lancement de son nouveau service mobile Wonet, une révolution dans le monde de la téléphonie mobile.  

Comme de nombreux Libanais, désespérés par la situation et allant chercher une nouvelle vie sous de meilleurs cieux, Joseph Ged a quitté le Liban dans les années 90, après l’obtention de son diplôme d’ingénieur en télécommunications de l’Université américaine de Beyrouth (AUB). Arrivé au Canada, il entame une maîtrise en Télécoms à l’école polytechnique de Montréal. «Avant de terminer ma thèse, j’ai été recruté par la société de recherche et de développement de Northern Telecom et Bell Canada, BNR. J’ai travaillé au sein de l’équipe de télécommunication mobile et j’ai participé au premier appel digital en Amérique du nord entre BNR et Nokia», se souvient Joseph Ged.  
Après quelques années passées aux Etats-Unis, il rejoint TIW Telesystem International Wireless, opérateur mondial basé à Montréal. «J’ai été muté au Brésil pendant quatre ans. Au départ, j’étais directeur technique en Amazonie, où nous avons déployé le réseau. Deux ans plus tard, j’ai été chargé de démarrer une start-up de téléphonie mobile pour le groupe».
De retour à Montréal, il a l’opportunité de se rendre en Algérie. «Je devais partir pour deux ans, finalement j’y suis resté douze ans». Il y occupe d’abord le poste de directeur technique de Wataniya Telecom Algérie pendant 20 mois, au bout desquels il est promu directeur exécutif des opérations, en 2006. «Dix-huit mois plus tard, avec le rachat par Qatar Telecom du groupe Wataniya, j’ai été promu Président-directeur général en septembre 2007. J’ai occupé cette position pendant neuf ans, jusqu’en septembre 2016».

Nouveau cap
Lorsque Joseph Ged est nommé à la tête de la compagnie, Nedjma et Ooredoo sont en troisième position sur le marché. A son départ, Ooredoo occupe la première place. Avec moins de 2 millions d’abonnés à son entrée en fonction, ce chiffre explose pour atteindre plus de 14 millions à son départ. «Nous avons même réussi à augmenter de cinq fois le chiffre d’affaires».
Dix ans plus tard, Joseph Ged se lasse et décide de rentrer au Liban et d’entreprendre des projets pour son propre compte. Il crée Wonet. «Wonet est un opérateur virtuel, licencié en France. Sa création part de l’idée d’un accès gratuit au roaming, partout dans le monde. Cela n’existait pas, c’est pourquoi j’ai décidé de démarrer ce service moi-même». Etre joignable où que l’on se trouve, à partir d’une ligne fixe ou mobile, sans que l’interlocuteur puisse déterminer le lieu géographique, tel est le défi de Wonet. «J’ai eu l’idée de créer une start-up télécom qui donne l’accès et la joignabilité aux abonnés, où qu’ils soient, sans le coût excessif du roaming. Après un an de travail, nous avons lancé Wonet».
Opérateur digital mobile, quasiment unique dans son positionnement, Wonet connecte les réseaux de télécommunications traditionnels au nouveau monde digital qu’est l’Internet. «Alors que les opérateurs de téléphonie mobile disposent d’une licence propre à chaque pays et opèrent selon les règlementations locales, Wonet a brisé les barrières géographiques. Ce service offre des solutions pour dépasser les limites imposées par les opérateurs traditionnels et réduire les tarifs excessifs du roaming».
Avec cette application, le client en roaming ou en déplacement peut être joignable sur Wonet gratuitement. En revanche, le coût des appels sortants à partir de Wonet est de 1 cent par minute pour les Etats-Unis, 5 cents pour la France, 9 cents pour un numéro fixe au Liban et 17 cents une ligne mobile, selon Ged.
Opérateur sous licence française, le numéro délivré par Wonet est français. Révolution dans le monde des télécom, l’utilisateur peut choisir le numéro qui s’affiche sur l’écran de son correspondant: son numéro d’origine ou le numéro français dévolu par Wonet. «Les utilisateurs sont joignables sur le numéro français de Wonet partout dans le monde et peuvent appeler n’importe quel numéro fixe ou mobile en choisissant le numéro qui s’affiche». La grande innovation apportée par Wonet et qui n’est pas disponible dans d’autres services, c’est celle de pouvoir appeler à partir d’un numéro mobile une ligne fixe et vice versa. «Tout ce dont l’utilisateur a besoin, c’est d’une connexion data: Wifi ou 3G». Dans un mois, Wonet lancera sa seconde phase qui apporte une solution au data roaming à travers une puce fonctionnelle disponible envoyée aux utilisateurs dans plus de 100 pays et donnant accès aux datas à des tarifs locaux. Venant d’un background spécialisé dans les services télécoms, Wonet offre une excellente qualité de service. Cette application peut être téléchargée gratuitement depuis l’Apple Store ou le Play Store avec un abonnement gratuit de deux semaines pour les nouveaux utilisateurs.

Joëlle Seif

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Éditorial
Déficit de confiance

Les Libanais n’attendaient pas la mise en garde du président Michel Aoun sur le danger de la faillite de l’Etat pour se rendre compte de la gravité de la situation. Un vent de panique, encore contenu, bruisse dans le pays. Des rumeurs mais aussi des informations vraies sur la fragilité des finances publiques foisonnent. On chuchote au sujet de la fuite de capitaux; d’un infléchissement de la politique monétaire de la Banque du Liban, suffisamment important pour provoquer l’effondrement du cours de la monnaie nationale d’ici la fin de l’année; on murmure que la banque centrale cherche, désespérément et difficilement, à acquérir des dollars pour renforcer ses réserves. Les analyses prévoyant un conflit régional d’envergure, dont une attaque israélienne contre le Liban ne serait que l’une des facettes, n’arrangent pas les choses. Les menaces israéliennes d’une «guerre destructrice» contre le Hezbollah, proférées lundi, les confirment. Les craintes sont tellement tenaces que même la «positive attitude» des plus optimistes ne parvient plus à les atténuer… ni les «bonnes nouvelles» attendues de la conférence Cèdre I.      Un déficit de confiance fondamental semble s’être installé dans le pays. Tous les jours, la méfiance grandit et enfouit ses racines plus profondément. Le plus grave, c’est que lesdites «mesures d’austérité» adoptées par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2018 ne sont perçues, par une majorité de Libanais, que comme de la poudre aux yeux. Ce n’est pas en réduisant de 20% les dépenses des ministères que l’on règlera le problème. Un telle démarche est non seulement insuffisante mais aussi contre-productive, car les coupes touchent indistinctement tous les ministères, y compris, par exemple, celui des Affaires sociales, qui apporte une aide modeste mais salutaire à des milliers de familles qui peinent à remplir leur panier de la ménagère.Une fois de plus, le gouvernement ne regarde que la partie visible de l’iceberg. Il ignore le vrai problème, celui de la corruption institutionnalisée, de ces minces mais intarissables filets de gaspillage, qui pompent des milliards tous les jours. Une fois de plus, l’Etat ponctionne le portefeuille déjà vide des classes les plus démunies, et ferme les yeux face aux abus des plus puissants. Qu’en est-il des biens maritimes exploités illégalement? Des évasions fiscales? Des catégories de privilégiés ou de protégés qui inondent le marché de biens manufacturés importés sans payer un sou à la douane? Des milliards dépensés par les officiels en voyages, aux frais du contribuable? Des commissions payées et perçues dans le cadre de contrats de gré à gré? La liste est interminable…Le déficit des finances est, désormais, couplé à un défaut de confiance. Les soins palliatifs ne sont plus utiles. Un traitement lourd est nécessaire. Y a-t-il un médecin dans la salle?    


 Paul Khalifeh
   

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Un passeport biométrique?
Le passeport biométrique est disponible au Liban depuis le 1er août 2016. Toutefois, la remise de titres de voyage relevant de l’ancien «régime» a toujours été permise pour les Libanais…

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