Recyclage du bois d’olivier. Les solutions «vertes» de l’université de Balamand
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Nº 3091 du vendredi 6 juillet 2018

Recyclage du bois d’olivier. Les solutions «vertes» de l’université de Balamand

 
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Mettre en œuvre une action durable pour la production de bioénergie dans le Koura (Liban-nord), c’est le nouveau projet lancé par l’université de Balamand. Sa mise en exécution est prévue pour décembre 2018.
 

Une nouvelle source d’énergie renouvelable attise, aujour-d’hui, l’intérêt des chercheurs de l’université de Balamand. Il s’agit de briquettes composées de résidus d’élagage d’oliviers et d’arbres forestiers. Ces résidus constituent, malheureusement, une matière première «perdue» puisqu’ils sont habituellement brûlés sur le terrain par les agriculteurs. Le principal usage de ces briquettes? Le chauffage domestique dans les poêles traditionnels à bois et dans les cheminées, comme le vise le projet Sustainable Action for Bioenergy Productions in Koura (SABioP). Cette initiative, qui a démarré en mars 2015, est financée par l’Union européenne (UE) dans le cadre du programme régional SUDEP, à hauteur de 750 000 euros. SABioP est implémenté et géré par le programme Economie de l’Environnement et de l’Energie à l’Institut de l’Environnement de l’université de Balamand, en partenariat avec l’Union des municipalités du Koura et le Conseil de développement de la région. Il couvre différentes activités incluant parmi d’autres les études scientifiques, la construction d’une usine de production de biomasse, l’achat et l’installation d’équipements, l’opération de l’usine pendant la durée du projet, la sensibilisation de la communauté et les formations destinées aux agriculteurs, ainsi qu’aux employés de l’usine et de l’Union des municipalités du Koura.
LE CHOIX DU KOURA. Située dans le nord, la région du Koura présente un potentiel élevé pour la production de bioénergie à base de biomasse, comme le précise Sabine Saba, Directrice du programme Economie de l’Environnement et de l’Energie. «Les terres agricoles, les forêts et autres terres boisées et arbustives couvrent environ 64% de la superficie totale de la région. Environ 5 000 tonnes de résidus d’élagage d’oliviers sont brûlées chaque année dans cette région. Les quantités potentielles de résidus d’élagages forestiers pourraient atteindre 2 000 tonnes/an», indique-t-elle. Dans ce sens, le projet SABioP propose une première solution à un problème environnemental historique au Koura, en y introduisant une nouvelle source d’énergie renouvelable.
Le processus de production de briquettes commence sur le champ. Les résidus d’élagage de diamètre inférieur à 4 cm (d’habitude brûlés en majorité) sont concassés sur place et transportés vers l’usine. Ils sont ensuite broyés, tamisés, séchés pour réduire leur taux d’humidité, puis compressés sous haute pression et à haute température afin d’en former des cylindres. C’est alors que les briquettes sont refroidies naturellement puis emballées pour être ensuite distribuées ou stockées.
QUELS AVANTAGES? En plus de sa contribution sur le plan national à l’augmentation de la part d’énergie renouvelable, le projet présente plusieurs avantages. Sabine Saba indique qu’une usine d’une capacité de production d’environ 700 tonnes de briquettes par an a été construite, représentant l’équivalent de 1 000 tonnes de résidus désormais non gaspillés. Sur le plan environnemental, ce projet offre une solution inégalable au problème historique d’incinération de résidus d’élagage dans les champs. Il  introduit, en effet, sur le marché, un produit à prix compétitif, disposant d’un impact environnemental puisqu’il contribue aussi à limiter les risques d’incendies souvent provoqués par l’homme.

Créateur d’emplois
Sur les plans économique et social, le projet assure la création d’offres d’emploi pour les habitants du Koura. Au moins 5 emplois permanents ont été créés au sein de l’usine (sans compter les emplois saisonniers). C’est un nouveau secteur économique basé sur des ressources naturelles locales qui voit le jour. Réduire la dépendance de la population aux énergies fossiles, assurer des formations aux agriculteurs et aux employés de l’usine et de l’Union des municipalités de Koura et sensibiliser la communauté locale aux problématiques du changement climatique, des énergies renouvelables et au développement durable, font également partie des objectifs de ce projet.
«Enfin, afin de permettre à d’autres villes, villages et pays de mettre en œuvre des projets semblables, un manuel est en cours d’élaboration. Des réunions sont, en outre, prévues avec les municipalités ou l’Union de municipalités présentant un fort intérêt à une telle démarche », conclut Mme Saba.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
La paix de Trump

Donald Trump a donné un coup d’accélérateur aux démarches visant à faire avancer son mystérieux «plan de paix» au Proche-Orient. Le président américain dépêche ses émissaires à droite et à gauche pour essayer de mettre sur les rails le fameux «accord du siècle», dont on ne connaît presque rien à part qu’il évoque un «Etat» palestinien avec comme capitale, Abou Dis, une banlieue de Jérusalem, selon les rumeurs. Jared Kushner, l’envoyé spécial de Trump, a pris son bâton de pèlerin à la mi-juin et a rencontré plusieurs dirigeants de la région, dans le cadre d’une tournée effectuée en compagnie de l’émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt. Il a organisé à Amman une rencontre entre le roi Abdallah II et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à laquelle aurait participé le prince héritier saoudien Mohammad ben Salman. Le site français Intelligenceonline a rapporté que des chefs d’agence de renseignements d’Israël, d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Jordanie et de l’Autorité palestinienne se seraient rencontrés, après ce sommet, toujours à Amman, pour discuter des moyens pratiques de «faire avancer le processus de paix». C’est aussi dans ce cadre que certains observateurs placent la rencontre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et le conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, venu préparer le sommet du 16 juillet à Helsinki, entre les chefs d’Etats américain et russe. Des sources citées par la presse croient savoir que Trump a proposé de reconnaître la primauté de l’influence russe en Syrie en contrepartie d’une aide de Moscou pour faire avancer «l’accord du siècle». La médiation de la Russie est souhaitée pour convaincre l’Autorité palestinienne, qui refuse de recevoir des représentants américains depuis que Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, à s’engager sérieusement dans le processus de paix. Ces sources croient voir dans l’invitation adressée par Vladimir Poutine à Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu pour assister à la cérémonie de clôture du Mondial 2018, les prémices de ce rôle d’intermédiaire. Bien qu’il nous semble peu vraisemblable que les ambitions de Moscou se limitent au rôle de go between adoubé par Washington, surtout que la Russie a arraché son influence en Syrie grâce à ses Sukhoï et aux ressources qu’elle a investies pour réorganiser et rééquiper l’armée syrienne.   Il est possible que les Etats-Unis pensent que le moment est propice pour un forcing au niveau du processus de paix. Les sanctions contre l’Iran commencent à donner des résultats, avec la dépréciation du rial et les troubles politiques et sociaux sporadiques qui ont lieu dans le pays. Si cette analyse est vraie, alors il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement libanais ait pris tellement de temps, car la constitution du pouvoir exécutif au Liban est aussi un champ où des pressions pourraient être éventuellement exercées dans le but d’affaiblir les alliés de l’Iran et de renforcer la position des amis de Washington et de Riyad.


 Paul Khalifeh
   

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