La spiruline: Une algue qui a tout bon
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

La spiruline: Une algue qui a tout bon

 
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    Elle a tout de l’algue miracle, avec une composition à en faire pâlir plus d’un super aliment. Idéale en cas de fatigue. Les Incas la consommaient déjà comme un aliment à...
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Elle a tout de l’algue miracle, avec une composition à en faire pâlir plus d’un super aliment. Idéale en cas de fatigue.

Les Incas la consommaient déjà comme un aliment à part entière. Cette algue, à la couleur bleu vert, tire son nom de sa forme en spirale. Aujourd’hui, on recense pas moins de 36 espèces comestibles, dont la plus vendue sur le marché, – sous forme de poudre déshydratée à saupoudrer sur ses plats ou ses smoothies, en gélules, ou en comprimés, étant la Spirulina platensis. Certaines enseignes au Liban proposent également des produits alimentaires qui en contiennent, comme des spaghettis, de teinte vert foncé.
Ses vertus nutritionnelles sont innombrables. A tel point que certains n’hésitent pas à en parler comme d'une algue miracle ou un super aliment.
Faible en calories, la spiruline contient une mine de nutriments. Les adeptes du régime végétarien y trouveront leur compte en consommant cette algue qui contient 55 à 70% de protéines d’excellente qualité et cela, en ingérant une faible quantité. Cinq grammes de poudre contiendraient en effet pas moins de 2,5g à 3,5g de protéines. Cette quantité varie selon l’origine géographique, le type de culture, le mode de séchage et de broyage. Des paramètres qui méritent que l’on s’y attarde pour obtenir une spiruline de bonne qualité. Outre les protéines, la spiruline renferme une source exceptionnelle de caroténoïdes (bétâ-carotène, lutéine, etc) ou encore de fer, (3mg à 8mg pour 5g de poudre). Autre atout de cette algue, une quantité appréciable d’acide gamma-linolénique, de la famille des oméga-6, ou encore de phycocyanine, un pigment bleu à l’activité antioxydante. Sans oublier la présence non négligeable de chlorophylle, d’oligoéléments et de minéraux. Zinc, sélénium, manganèse, cuivre, calcium, magnésium, phosphore, potassium, vitamine B12, etc. figurent aussi dans sa composition. La spiruline est souvent préconisée pour renforcer le système immunitaire, en cas de fatigue musculaire pour les sportifs, ou même pour stimuler la pousse des cheveux.

Jenny Saleh
 

A retenir
Une poignée de spiruline contient autant de:
protéines que 35g de boeuf,
calcium que trois verres de lait,
fer que trois bols d’épinards,
bêta-carotène que 18 carottes,
vitamine B12 que 500g de steak,
vitamine E que trois cuillères à soupe de germe de blé.

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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