Pour des fêtes gourmandes et saines
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Nº 3084 du vendredi 1er décembre 2017

Pour des fêtes gourmandes et saines

 
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    Pour des fêtes gourmandes et saines
    Les fêtes s’annoncent et avec elle, un cortège de tentations gourmandes, qui mettent parfois à mal l’équilibre nutritionnel. Les excès peuvent être évités en surmontant quelques pièges alimentaires. Avec les invitations...
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Les fêtes s’annoncent et avec elle, un cortège de tentations gourmandes, qui mettent parfois à mal l’équilibre nutritionnel. Les excès peuvent être évités en surmontant quelques pièges alimentaires.

Avec les invitations qui s’enchaînent, difficile de parvenir à gérer la composition de tous les repas. La période des fêtes reste sans doute la plus propice aux excès alimentaires. Avec, à la clé, une baisse de forme, une mine brouillée… Pour éviter de démarrer 2018 du mauvais pied, quelques conseils très simples à appliquer restent de mise. Tout d’abord, il faut prendre le temps de manger en consacrant 20 à 30 minutes à chaque repas, tout en mastiquant bien chaque bouchée pour être rassasié. Cela permet à la fois de réguler le transit et d’absorber plus de nutriments. Ceux qui souffrent de maux digestifs à la suite de repas trop lourds ou trop riches, peuvent recourir à quelques remèdes de grand-mère qui ont fait leurs preuves. Une cuillère à café de bicarbonate de sodium alimentaire diluée dans un verre d’eau corrigera l’acidité gastrique par exemple. Il faut aussi penser à boire beaucoup d’eau, afin d’éliminer de son organisme toxines et déchets.
Pendant les fêtes, le temps passé avec les proches et amis rime souvent avec des apéritifs prolongés, des soirées vin-fromage, des plats copieux et souvent gras, sans oublier l’alcool. Il faut garder à l’esprit qu’une alimentation équilibrée s’apprécie à l’échelle d’une semaine, un excès n’est donc pas condamnable. Ainsi, un simple bouillon de légumes ou une compote peuvent suffire après un repas copieux.
Pour contrecarrer un apéritif qui s’annonce trop gras, avec son cortège de petits fours, canapés et autres biscuits apéritifs qui sont autant de produits gras et salés, on préférera réaliser quelques amuse-bouche et dips fait maison. Au choix, de petites bruschettas, des plateaux de crudités accompagnées de sauces légères, qui ne pèseront pas trop sur la balance.
Côté boissons, il faut garder en tête que l’alcool est très calorique: 1g d’alcool équivaut à 7 kcal (contre 4 kcal pour les sucres et les protéines, et 9 kcal pour les matières grasses). Un verre de vin de 12 cl équivaut ainsi à 85 kcal…
Concernant les repas, pas question de se priver, mais plutôt d’équilibrer les aliments. Par exemple, si le mets principal consiste en une belle pièce de viande, comme une dinde aux marrons ou un magret de canard, on évitera d’en proposer aussi en entrée. Les crustacés et fruits de mer remplaceront dans ce cas un foie gras qui apporte, à titre d’exemple 255 kcal pour 50g. Alors que six huîtres n’apporteront que 60 kcal, tout en couvrant 62% des besoins en oméga-3 et les besoins en zinc pour trois jours. Le calcul est vite fait! Autre alternative, le saumon frais ou fumé, que l’on peut présenter en rillettes sur du pain grillé accompagné d’une salade.
Les plats principaux allégent l’addition calorique tout en restant gourmands. Si la viande reste incontournable, on la choisira dans ce cas plutôt maigre, en optant pour de la volaille. Le canard, malgré son goût savoureux, est trop gras (11,2g de lipides pour 100g). La dinde (1,7g de lipides pour 100g) par exemple, s’associera à merveille aux marrons (voir encadré). Pour l’accompagner, on pourra intégrer des féculents sans oublier une bonne portion de légumes. Le céleri se marie très bien avec les marrons. Quant aux plats en sauce, on tâche de les bannir ou tout au moins, d’essayer des versions allégées. On peut aussi varier les plaisirs en optant pour du poisson, pourquoi pas associé à un mélange de châtaignes cuites avec des échalotes, de l’aneth et du persil. Gourmand sans peser sur la balance.
Pour achever son repas sans s’alourdir davantage, une alternative à la traditionnelle bûche sera de proposer des sorbets, ou une bonne soupe de fruits frais, avec quelques fruits exotiques. Votre estomac vous en remerciera…

Marrons: stars des repas
Vedettes de l’automne mais aussi des repas de fêtes, les marrons constituent une excellente source d’énergie. Ils se consomment aussi bien salés que sucrés, tout en donnant une touche festive aux plats. Source de fibres, le marron en contient 4g pour 100g, ce qui le rend idéal pour être rassasié et lutter contre la constipation. Pauvre en gras, il n’apporte qu’une quantité infime de lipides (1g pour 100g). le marron est également riche en phosphore et apporte une quantité importante de glucides, ainsi que du potassium et du fer. Idéal pour les sportifs. Les intolérants au gluten peuvent le déguster sans souci, car il n’en contient pas. Enfin, ils contribuent au bon fonctionnement du système nerveux grâce à leur composition en folates (B9), vitamine B6 et magnésium. Les personnes allergiques aux noix ou sujettes aux calculs urinaires n’en consommeront pas car les marrons font partie de la même famille.

 

 

 

 



Huîtres: trésor de bienfaits
Les huîtres recèlent des trésors de bienfaits nutritionnels: ce mollusque favori des tables de fêtes contient des lipides, qui sont pour la plupart des acides gras insaturés (oméga-3). De bonnes graisses qui permettent entre autres, de réduire le taux de mauvais cholestérol et protègent des maladies cardiovasculaires. L’huître est un aliment maigre, mais nourrissant. Très riche en minéraux et en oligoéléments, elle fournit du phosphore, du fer, du cuivre, du calcium ou du zinc. Huit huîtres comblent la totalité des besoins quotidiens en fer chez la femme… les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale sévère devront toutefois s’abstenir d’en consommer.

Jenny Saleh

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Éditorial
Le front le moins solide

Des trois fronts sur lesquels se battait le Liban pendant la crise liée à la démission surprise de Saad Hariri, l’économie était le moins visible mais le plus surveillé par les milieux locaux et internationaux.Sur le plan de la sécurité, la réaction rapide et ferme des autorités a permis d’étouffer dans l’œuf toute tentative de déstabilisation. A part le petit attroupement organisé à Sodeco par des partisans du Parti national libéral et d’Achraf Rifi, et l’incendie d’un portrait de MBS à Tripoli, suivi par la décision du ministre de l’Intérieur de retirer des rues tous les portraits du prince héritier saoudien, aucun incident notable n’a été enregistré. Dans le domaine politico-diplomatique, la gestion de la crise par le président Michel Aoun, avec le soutien de Nabih Berry et de la direction du Courant du Futur, a désamorcé une à une les mines dont l’explosion était susceptible de plonger le pays dans le chaos.C’est l’économie qui a le plus inquiété les dirigeants du pays et les milieux de la finance internationale. Certes, la panique des marchés a été contenue mais les signaux émis ont montré combien ce front restait fragile. Dans un article publié le 17 novembre, consacré aux pays à risque après le défaut de paiement de sa dette par le Venezuela, l’agence Bloomberg souligne que le ratio de la dette comparé au PIB au Liban pourrait atteindre, cette année, 152%.Comment ont réagi les marchés financiers à la crise politique déclenchée par la démission et le séjour ambigu de Saad Hariri en Arabie saoudite? Selon des sources économiques, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre le 6 et le 15 novembre près de 800 millions de dollars pour soutenir la livre libanaise. A l’heure d’aller sous presse, la BDL n’avait pas encore publié le bilan bimensuel sur l’état de ses réserves en devises étrangères. Mais le chiffre de 800 millions de dollars est probablement dépassé, bien que les pressions sur la livre libanaise aient baissé après la décision de Saad Hariri de temporiser concernant son éventuelle démission. Autre signal négatif, la sortie de capitaux. Près de 1,5 milliards de dollars auraient émigré du Liban vers des cieux moins encombrés. Certes, ce montant paraît insignifiant comparé aux 169 milliards de dollars de dépôts dans les banques libanaises. Mais il constitue quand même 20% des capitaux entrants au Liban en rythme annuel (estimé à 7,5 milliards de dollars), et qui servent à financer les besoins de l’Etat.     Enfin, la crise politique s’est traduite par des pressions sur les eurobonds libanais (les bons du trésor en devises) à cause de la vente par des détenteurs étrangers de leurs titres libanais, ce qui a provoqué une baisse de leur prix et, par conséquent, une hausse du taux de rendement. Toutes ces données montrent que l’économie reste le ventre mou du pays, le talon d’Achille, qui pourrait réduire à néant la résilience politique et sécuritaire.


 Paul Khalifeh
   

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