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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

La « révolution » Libanaise

Depuis le 17 octobre, les Libanais manifestent contre le pouvoir en place. Ils dénoncent l'annonce de nouvelles taxes, la corruption du gouvernement et la situation économique de leur pays.   Emilie Madi Photography

Neemat Frem, député et Pdg d’INDEVCO. Parvenir au zéro deficit

Le Pdg d’INDEVCO, qui préside également la commission de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie au Parlement, plaide pour un plan quinquennal pour l’économie pour en finir avec le déficit.   Quelle est votre analyse…

Matelec. Le géant libanais de l’électricité

Matelec est l’une des rares industries libanaises à s’être taillée une place de choix dans un marché international ultra concurrentiel. Son CEO, Sami Soughayar nous explique la stratégie de développement du groupe.   Matelec a…

Tinol Paints. Un fleuron de l’industrie libanaise

Présente sur le marché depuis 1956, Tinol Paints est l’une des figures de proue de l’industrie familiale libanaise. Un véritable succès qui ne se dément pas, comme l’explique Chaker Saab, le président de l’entreprise. Pouvez-vous…

Les formations en industrie. Comment choisir la bonne filière?

Deuxième branche offrant le plus grand nombre d’opportunités de travail après la fonction publique, dépassant ainsi les autres secteurs économiques, l’industrie attire aujourd’hui beaucoup de jeunes. Il représente 13,6% du PIB (Produit Intérieur Brut) et…

Paladin, l’atelier du chocolat. Un savoir-faire authentique

Paladin, c’est plus qu’une simple boutique de chocolats. Créée par Sarkis Balgachian en 1957, cette entreprise artisanale a séduit plusieurs générations de gourmets. Passionné par le chocolat sous toutes ses formes, Sarkis Balgachian innove en…

Des Phéniciens à nos jours. Le Liban, terre de production

L’industrie libanaise s’est développée au fil des siècles, cherchant à imposer ses marques, ce qui n’a pas toujours été facile dans un pays porté historiquement vers le commerce et les services.   Depuis le temps…

Raghida Dergham. Revenir aux sources et aux bases du métier

«J’ai osé rêver. J’ai osé relever le défi en créant un think tank et j’ai réussi à surmonter toutes les difficultés». Ces mots sont ceux de Raghida Dergham, fondatrice et présidente exécutive de Beirut Institute,…

Souad Massi au MusicHall. Waterfront Retour aux sources

Souad Massi a choisi Beyrouth pour présenter en avant-première son nouvel album, Oumniya. Rendez-vous le 8 octobre au MusicHall Waterfront pour ce concert organisé par French Vibes et Eléftériadès, en partenariat avec l’Institut français. Est-il…

Mushtic. Une alternative au plastique

Cette entreprise, en fabriquant des emballages biodégradables, propose une réelle solution pour faire face aux dégâts environnementaux et sanitaires du plastique et du polystyrène. En 2015, lorsque le Liban est touché par une crise des…

Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   
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Combien ça coûte

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Santé

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