ACCUEIL
Logo

Nº 3107 du vendredi 1er novembre 2019

ACCUEIL

En réponse à une question sur la possible réduction de la représentation diplo-matique saoudienne au Liban, après les accusations proférées par le Hezbollah contre Riyad, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, Ali Awad Assiri, a déclaré que le «Hezbollah ne représentait pas le gouvernement libanais». Il a ajouté qu’il coordonnait avec le gouvernement libanais, seul responsable de la protection de la chancellerie saoudienne. «Nous avons, dit-il, pris nous-mêmes aussi des mesures de sécurité».

Des membres de la municipalité de Beyrouth ont rendu la pareille à leur président, Bilal Hamad, qui avait refusé d’assister à l’inauguration du sapin de Noël au centre-ville l’année dernière. Ils ont boycotté la cérémonie du premier tir de canon du Ramadan organisée par Hamad au centre-ville.

Des sources sécuritaires affirment que la fuite du cheikh Ahmad el-Assir de son périmètre de sécurité a été assurée par les services de renseignements d’un pays régional non arabe. Des salafistes wahhabites l’auraient fait sortir de Abra et accompagné jusqu’à bon port.

Le Hezbollah et le mouvement Hamas tiennent régulièrement des réunions axées sur la sécurité afin de garder les camps palestiniens de Beyrouth sous contrôle. Des informations signalent la présence de groupuscules extrémistes dans ces camps qui seraient en contact avec d’autres mouvements présents dans la capitale.

Le déploiement rapide des combattants de la Jamaa islamiya à Saïda a surpris le Hezbollah. En même temps que les hommes de cheikh Ahmad el-Assir, ceux de la Jamaa ont pris position partout sous prétexte de défendre les sièges et les permanences du parti.

En s’inspirant de la Rencontre de Kornet Chehwan qui avait pour leader spirituel l’évêque Youssef Béchara, des personnalités chiites opposées au Hezbollah étudient la possibilité de mettre sur pied un rassemblement politique qui serait dirigé par l’uléma Ali el-Amine.

Un phénomène disparu de la capitale depuis des décennies est en train de reprendre vie, selon les observations d’un sociologue. Il s’agit d’un retour de la polygamie à Beyrouth telle que permise par la charia.

Des membres de Osbat el-Ansar ont enlevé une jeune fille du camp de Aïn el-Heloué et ne l’ont relâchée, vingt heures plus tard, qu’après lui avoir fait avouer sous la contrainte qu’elle projetait d’assassiner l’activiste takfiriste Bilal Badr. De source palestinienne, ces agissements présagent une période de troubles à l’intérieur du camp.

Un groupe de jeunes a contraint une patrouille de Tariq Jdidé à se retirer. Elle était intervenue pour interdire à un Palestinien de la région de poursuivre les travaux de construction d’un café sur un terrain qui ne lui appartient pas.

Le directeur général tunisien de la Sécurité nationale, Abdel-Hamid Bouzidi, en visite à Beyrouth, a demandé aux autorités libanaises d’asseoir une coopération bilatérale pour la lutte contre le terrorisme qui prend naissance au sud de la Tunisie et traverse la Libye vers les pays du Levant, incluant le Liban.

<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>
Éditorial
La bête blessée reste dangereuse

Les pontes du système doivent trembler dans leurs fauteuils. Excédés par des décennies d’humiliation, qui a culminé avec une crise économique et financière sans précédent, les Libanais ont poussé un tonitruant cri de colère. Ça suffit!Le peuple libanais mérite mieux que cette classe parasitaire qui s’est enrichie d’une manière éhontée en pillant les biens de l’Etat et les ressources du pays. Une caste d’irresponsables et d’incapables qui ont mené le pays à sa ruine; une clique de corrompus qui éprouvent un tel mépris pour le peuple qu’ils étaient persuadés qu’ils pouvaient impunément continuer leurs pires excès sans que personne ne leur demande jamais de comptes; une bande de mafieux, qui ont détourné des dizaines de milliards de dollars empruntés à des taux improbables pour financer leurs palais, les mariages somptueux de leurs enfants, et autres indécences, au lieu de reconstruire une infrastructure détruite par leur interminable guerre, lorsque certains étaient miliciens et d’autres financiers de milices.En redistribuant une infime partie de ce qu’ils pillaient pour entretenir une clientèle plus ou moins importante, ils ont réussi à se régénérer, d’une campagne électorale à l’autre, en pensant pouvoir se reproduire à l’infini, rassurés que les murs du confessionnalisme qu’ils se gardaient bien d’abattre, empêcheront les Libanais de s’entendre, un jour, sur une cause unique. Mais ce système bien verrouillé a fini par rendre l’âme parce qu’il n’y avait plus rien à piller. Cupides, avares et mesquins, ils n’ont pas eu assez de courage ni d’intelligence pour puiser quelques miettes dans les fortunes colossales qu’ils ont amassées pour continuer à entretenir leur clientèle, si bien qu’une bonne partie de leur base, qui a sombré dans une grande pauvreté ou un désespoir extrême, s’est retournée contre eux.La révolte des Libanais est spontanée et authentique. Mais pour réussir à arracher au pouvoir des concessions durables et sérieuses, ils doivent rester focalisés sur la question sociale et économique qui transcende les communautés. Ceux qui essaient de les entraîner sur le terrain politique espèrent dissiper leur énergie et diviser leurs rangs. Chacun souhaite pour lui-même, pour ses enfants et pour ceux qu’il aime une meilleure justice sociale, davantage d’opportunités d’emploi, un avenir plus sûr. Mais lorsque des questions d’ordre politique sont abordées, il y aura autant d’avis qu’il y a de manifestants dans la rue. C’est là un piège dans lequel la classe politique veut précipiter le mouvement de contestation dans l’espoir de le torpiller.   Même blessée, surtout blessée, la classe politique reste très dangereuse. Comme elle a pillé l’Etat, elle n’hésitera pas à précipiter le pays dans les pires abîmes pour conserver ses privilèges. Il faut rester vigilant.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Syndic de copropriété
Habiter un appartement au Liban impose d’y consacrer un budget spécifique. En effet, les dépenses ne se limitent pas simplement à l’achat ou aux loyers. Des frais supplémentaires viennent s’y…

© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved