Confidences diplomatie
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Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

Confidences diplomatie

 
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Le Jour «J» approche

Des diplomates en poste à Beyrouth croient savoir que le nouveau commandant en chef de l'Armée libanaise, le général Joseph Aoun, a mis la dernière touche à un plan d'offensive générale contre les groupes extrémistes dans le jurd de Ersal. Preuve de l'approche du jour «J» de la bataille finale, l'accélération des livraisons d'armes par les Américains à l'armée. Le matériel est débarqué à l'aéroport de Rayak et directement envoyé au front.


 

Plus difficile que prévu

Le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Saad Hariri, souhaitent que les nominations et les permutations diplomatiques soient terminées le plus vite possible. IIs ont donné des instructions en ce sens au ministère des Affaires étrangères. Des sources bien informées affirment, cependant, que le nouveau train de nominations va prendre plus de temps que prévu, car l'équipe chargée de ce dossier au Palais Bustros peine à trouver la formule répondant en même temps aux critères de la compétence et aux délicats équilibres politiques et confessionnels. La tâche de cette équipe est d'autant plus difficile que les différentes forces politiques refusent la moindre concession. 

Tournée du Hezbollah à la frontière

Décryptage des messages
Les milieux diplomatiques à Beyrouth ont exprimé un vif intérêt pour la «tournée médiatique» organisée par le Hezbollah à la frontière libano-israélienne, le 20 avril. Un grand nombre de journalistes de médias internationaux avaient été emmenés par des responsables du Hezbollah pour leur montrer les «travaux à caractère défensif» construits par l'armée israélienne le long de la frontière. Magazine avait déjà signalé ce phénomène dans une brève intitulée Israël bunkérise sa frontière, parue dans l'édition 3075 de mars 2017, en page 9. Cette tournée avait été largement commentée par la presse israélienne et avait fortement embarrassé le gouvernement libanais. Le lendemain, le Premier ministre, Saad Hariri, avait exprimé sa désapprobation et réaffirmé l'attachement du Liban à la résolution 1701 des Nations unies, à l'occasion d'un déplacement au siège de la Finul, à Naqoura, en compagnie du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun. Les diplomates tentent de décrypter les messages que le Hezbollah a voulu transmettre à travers cette tournée. A leurs yeux, le plus important est que malgré son intervention en Syrie, la Résistance garde un œil averti sur les faits et gestes des Israéliens à la frontière méridionale et observe les moindres changements dans le dispositif militaire. Ce n'est pas par hasard que le «guide» des journalistes était en tenue militaire et qu'un combattant armé a été aperçu, furtivement, par les journalistes. Le message du Hezbollah est clair: «Nous sommes présents à la frontière et nous voyons tout».

 

Contre l'alliance des minorités

Des sources ecclésiastiques rapportent que le Vatican a réaffirmé son opposition à l'alliance des minorités au Liban et dans la région. Des sources diplomatiques précisent que cette position, qui n'est pas nouvelle, a été récemment réitérée devant les visiteurs, libanais et autres, du Saint-Siège. Le Vatican estime que les minorités, notamment chrétiennes, doivent tendre la main à toutes les autres communautés au Levant, y compris et surtout à la composante majoritaire sunnite. L'ouverture est la seule garantie des chrétiens, estime le Vatican.


 

Ambassadeurs actifs dans les coulisses 

Depuis le rappel à l'ordre des ambassadeurs accrédités à Beyrouth par le ministère des Affaires étrangères, leur enjoignant de ne plus commenter publiquement les questions de politique interne libanaise, les déclarations des diplomates ont cessé. Mais ils ont trouvé un autre moyen pour faire entendre leur voix. Des ambassadeurs sont, en effet, derrière le communiqué du Groupe international de soutien au Liban, appelant à la tenue des législatives selon le calendrier constitutionnel.    


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Éditorial
Des pressions sur la livre

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Liban, paru le 27 avril, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme: le modèle économique libanais n’est plus viable et doit être remplacé par une formule capable d’assurer les besoins financiers et économiques du pays.Le rapport de l’institution internationale regorge de chiffres et d’indicateurs négatifs. Les plus alarmants sont le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 15,7 milliards de dollars, fin 2016, et le volume des importations, qui ont grimpé à 26% du produit intérieur. Cela signifie que plus du quart de la richesse produite par les Libanais est utilisée pour importer des produits de l’étranger.Ces mauvaises prestations macroéconomiques s’accompagnent de mauvaises nouvelles pour les ménages: une hausse des prix de 3,13%, selon l’Association des consommateurs. Cette hausse, qui intervient alors que l'érosion du pouvoir d’achat se poursuit, serait due à deux facteurs: le débat parlementaire sur la grille des salaires dans le secteur public et la nouvelle batterie de taxes et d’impôts envisagée pour la financer. Le vote de la grille a finalement été reporté sine die mais les commerçants en ont profité pour majorer les prix de certains produits de consommation, comme les boissons alcoolisées, les produits de luxe et les cigarettes.Cette conjoncture, couplée à la crise politique larvée qui menace d’exploser à tout moment, s’est traduite par des pressions sur la livre libanaise. Selon des sources bancaires, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre 1,5 et2 milliards de dollars en deux mois pour intervenir sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie nationale. Par conséquent, les réserves en devises de la BDL sont tombées sous la barre des 40 milliards de dollars.Les pressions sur la livre seraient dues au débat politique concernant la loi électorale, qui a montré combien le fossé était profond entre les forces politiques, et l’incertitude quant au renouvellement du mandat du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé.       Pendant ce temps, la présence d’1,5 millions de réfugiés syriens continue de peser sur l’économie, en l’absence de toute aide internationale sérieuse, susceptible de réparer une partie des dégâts causés aux infrastructures.En parallèle, les milieux financiers s’attendent à un durcissement des législations américaines et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme. Cette transformation des lois internationales limite les capacités du secteur bancaire libanais et le prive de certains de ses atouts, principalement le secret bancaire, réduit à sa plus simple expression.Face à ces réalités inquiétantes, la classe politique continue de se chamailler autour de la loi électorale et d’autres sujets, alors que chaque jour qui passe, la BDL dépense entre 20 et 30 millions de dollars pour soutenir une livre dont plus personne ne veut.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

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