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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Confidences diplomatie

 
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    Liste anti-terroriste française 2 cadres du Hezbollah visés? Les autorités françaises envisageraient d'inscrire sur une liste terroriste les noms de deux hauts responsables militaires du Hezbollah, croit savoir une source informée à...
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Liste anti-terroriste française
2 cadres du Hezbollah visés?

Les autorités françaises envisageraient d'inscrire sur une liste terroriste les noms de deux hauts responsables militaires du Hezbollah, croit savoir une source informée à Beyrouth. L'un des deux cadres visés serait Talal Hamiyé, qui figure déjà sur une liste américaine des suspects les plus recherchés au monde. Washington avait promis une récompense de 7 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant l'arrestation, «n'importe où dans le monde», de Talal Hamiyé, présenté comme le chef du département de la sécurité extérieure du Hezbollah. Cette même source précise cependant que les deux responsables du Hezbollah seraient placés sur la liste française pour leur rôle présumé dans la guerre en Syrie et non pas pour les fonctions qu'ils occupent au sein de la résistance anti-israélienne. Des milieux proches du Hezbollah ont qualifié de «non convaincants» les arguments présentés par la France faisant la distinction entre le rôle des responsables en Syrie et leurs fonctions au sein de la Résistance. «Cette acrobatie diplomatique est ridicule et ne masque pas le fait que Paris s'aligne sur la politique américaine et cède aux pressions de Washington», affirme-t-on dans ces milieux. La France, rappelle-t-on, avait demandé par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le 7 février, le retrait de «tous ceux qui n'ont rien à faire en Syrie», «y compris les milices iraniennes et le Hezbollah». Le chef de la diplomatie française avait aussi accusé l'Iran et la Turquie de violer le droit international en Syrie. 

 

Ali Abdel Karim: Faiseur de listes
Ceux qui pensaient que la Syrie n'a plus d'influence notable sur la scène libanaise doivent revoir leur copie, assure une source politique locale. L'ambassadeur de Damas à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, serait l'artisan de plusieurs arrangements et accords électoraux qui vont se traduire par des listes de coalition dans plusieurs régions libanaises. M. Ali semble être écouté par des partis politiques qui ont un poids électoral non négligable.  


Discussion à trois à Koweït City
Lors de la conférence consacrée à la reconstruction de l'Irak, organisée à Koweït City le 11 février, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Ben Ahmed al-Khalifa, s'est dirigé vers son homologue libanais, Gebran Bassil, et l'a salué chaleureusement. Ce geste avenant en a surpris plus d'un, vu que les dirigeants du petit royaume insulaire ne sont pas connus pour porter dans leur cœur le président Michel Aoun et son entourage, à qui ils reprochent leur alliance avec le Hezbollah. Le chef de la diplomatie saoudienne, qui était en froid avec M. Bassil depuis des mois, s'est joint aux deux hommes et une discussion animée a été engagée pendant quelques minutes, ponctuée de rires et de plaisanteries.  


Les zones d'ombre se dévoilent
Quelques-unes des multiples zones d'ombre qui ont marqué la démission surprise de Saad Hariri et sa sortie d'Arabie saoudite, en novembre 2017, commencent à être dévoilées. Ainsi, son escale incomprise et imprévue à Chypre, lors de son retour à Beyrouth en provenance du Caire, n'avait aucune signification politique ou fonction sécuritaire, comme cela a pu être dit à l'époque. L'objectif était d'éviter un retour direct Le Caire-Beyrouth  pour ne pas froisser davantage les Saoudiens, en donnant du crédit à l'Egypte dans sa «libération».

Riyad veut saboter la réunion de Rome
Un diplomate occidental basé à Beyrouth a révélé que l'Arabie saoudite a tenté de saboter la réunion internationale de soutien à l'armée libanaise, prévue le 15 mars à Rome. Selon cette source, Riyad a d'abord exigé la non participation du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, à cet événement, ce que les pays européens et l'Onu ont refusé. Il a ensuite exercé des pressions pour qu'aucun pays du Golfe ne soit présent. Finalement, les Emirats et le Koweït ont décidé d'y aller.



 

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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