Confidences sécurité
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Nº 3092 du vendredi 3 août 2018

Confidences sécurité

 
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    Frontière méridionale  Le tracé dans quelques mois Des dirigeants libanais hauts placés sont fermement convaincus que des développements positifs vont se produire dans les mois à venir à la frontière méridionale du...
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Frontière méridionale 
Le tracé dans quelques mois

Des dirigeants libanais hauts placés sont fermement convaincus que des développements positifs vont se produire dans les mois à venir à la frontière méridionale du pays, susceptibles de faire baisser la tension entre le Liban et Israël. Ces dirigeants répètent devant leurs visiteurs que les Etats-Unis s'emploient sérieusement, dans les coulisses, à régler la question du tracé des frontières terrestres et maritimes entre le Liban et l'Etat hébreu et que des résultats encourageants apparaîtraient prochainement à ce niveau. Le tracé en gestation respecterait la souveraineté libanaise et permettrait de régler un des principaux litiges entre Beyrouth et Tel-Aviv. Il n'est pas clair si l'initiative américaine comprend aussi la région des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba occupées, où si elle prévoit la restitution de ce territoire de 40 kilomètres carrés au Liban. 

"Le corridor libanais est une épine"
Un homme politique libanais proche de Damas a rapporté les propos d'un responsable militaire syrien au lendemain du raid israélien contre un site dans la région de Misyaf, dans la province centrale de Hama. «Le corridor libanais emprunté par les avions israéliens est une épine dans le pied de Damas», aurait déclaré ce responsable. Pour échapper aux radars syriens, les appareils israéliens ont trouvé un corridor sûr, qui passe dans le ciel de Jbeil et du Kesrouan et aboutit dans le Hermel, d'où les avions lâchent leurs projectiles.

Mission secrète outre-mer
Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a dépêché un de ses proches dans plusieurs capitales en mission secète. Le but est de vérifier les informations rapportées par la presse selon lesquelles des personnalités de la diaspora libanaise, proches de certains lobbys aux Etats-Unis, mènent une campagne de dénigrement de l'armée auprès du Congrès et des décideurs américains, accusant la troupe d'être inféodée au Hezbollah. Défendre la sécurité de l'Etat est l'une des principales tâches de la SG et s'est dans cet esprit que la mission a été décidée. Une source informée affirme qu'effectivement, une campagne agressive est menée contre l'armée libanaise. Ces démarches ont essentiellement pour objectif d'affaiblir le président Michel Aoun et de ternir son mandat, en prévision de la prochaine élection législative. La mission a permis d'identifier les lobbyistes qui ont initié cette campagne, et de déterminer leur allégeance politique au Liban.

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est le nombre de combattants du Hezbollah qui se battaient aux côtés des défenseurs des localités à majorité chiite de Fouaa et Kefraya, à l'ouest de la province d'Idleb. On est loin des chiffres fantaisistes de 500 ou même 1000 hommes, avancés par les médias proches des rebelles syriens. Ce petit nombre de combattants avait pour mission d'encadrer et de former les défenseurs des deux localités assiégées pendant
3 ans. Au moins 3 membres du Hezbollah y ont été tués.


Le PKK au Liban
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aurait repris ses activités politiques au Liban, notamment auprès des réfugiés syriens kurdes. Ce parti avait mis en veilleuse ses activités après le démantèlement d'une base d'entraînement militaire dans la Békaa, au milieu des années 90, à l'issue de fortes pressions exercées par Ankara sur Damas. Mais depuis que le PKK a pris le contrôle du nord-est de la Syrie, son commandement a décidé de ne négliger aucune région où les Kurdes sont présents.

INTERMEDIAIRE
Les militants islamistes recherchés par la justice libanaise ont finalement accepté la médiation de cheikh Maher Hammoud, président de l'Union mondiale pour les ulémas de la Résistance, après l'avoir rejetée pendant des années. C'est grâce à une médiation de cheikh Hammoud que Ziad Chéhabi, frère de l'un des principaux repris de justice, cheikh Oussama Chehabi, s'est rendu à l'armée libanaise dans la première moitié de juillet. Des sources bien informées affirment que plusieurs autres suspects dont les noms figurent sur la liste des personnes recherchées par l'armée sont entrés en contact avec l'uléma sunnite de Saïda pour se rendre aux autorités libanaises. 

 

 

 

 

 

Syrie
Le Hezbollah s'est retiré

Le Hezbollah a retiré la quasi totalité des troupes qu'il avait engagées en Syrie aux côtés de l'armée syrienne dès le printemps 2013, lorsque l'armée gouvernementale était en grande difficulté sur presque tous les fronts. Une source haut placée au sein du parti chiite a confirmé l'information parue dans notre édition 3090 de juin dernier, en page 8, intitulée Hezbollah: retour de 3000 combattants. La source précise que les forces combattantes du Hezbollah ont été rapatriées au Liban mais aucune annonce officielle ne sera faite à ce sujet.  «Si nous affirmons que nous sommes revenus de Syrie, nos adversaires risquent de l'exploiter politiquement pour faire croire que nous cédons aux pressions. Or les troupes se sont retirées car tout simplement leur présence n'est plus nécessaire», ajoute le responsable du Hezbollah. Le parti a maintenu quelques dizaines de conseillers et un nombre restreint d'unités combattantes, autour du mausolée de Saydé Zeinab, au sud de Damas.

Les fateh entre Moscou et Tel-Aviv
Le principal point de discussion entre la Russie d'un côté, les Américains et les Israéliens de l'autre, serait le déploiement en Syrie par les forces iraniennes de missiles Fateh-110 et Fateh-313, selon une source iranienne à Beyrouth. Les Fateh-110 ont une portée de 300 kilomètres, et les Fateh-313 de 500 kilomètres. Ces projectiles peuvent transporter des charges explosives de 500 kilogrammes et ont une précision de 1,5 mètre. Les Israéliens exigent le démantèlement de ces batteries avant tout accord sur la Syrie avec Moscou. Ils craignent aussi que ces missiles soient désormais en possession du Hezbollah, ce qui lui permettrait d'atteindre n'importe quel point en Israël.    


Le Robin des bois est un barbouze
La mort de l'un des plus importants trafiquants de stupéfiant au Liban, Ali Zeid Ismaïl, surnommé Escobar, lors d'un affrontement avec l'armée libanaise le 23 juillet près de Brital, à Baalbek, a braqué les projecteurs sur un autre grand baron de la drogue, Nouh Zéaïter. Surnommé pafois le Robin des bois libanais, ce chef de bande charismatique et médiatisé dispose d'une milice équipée de véhicules tout terrain, armés de mitrailleuses lourdes. Une source de sécurité affirme cependant qu'il est peu probable du Nouh Zéaïter subisse le même sort qu'Escobar, car le Robin des bois a su se montrer utile en rendant de précieux services aux renseignements libanais et syriens, notamment lors de la présence des groupes extrémistes dans les jurd de Ersal et de Ras-Baalbek. «Il est protégé et ils ont toujours besoin de lui», affirme la source.     


 

 

 


Pistes de décollage secrètes
Des journalistes libanais ont été étonnés des questions posées par certains diplomates occidentaux qu'ils ont l'habitude de rencontrer concernant de supposées «pistes de décollage secrètes en construction dans certaines régions reculées du Liban».  Certains journalistes interrogées à ce sujet ont fait un rapprochement entre ces questions et l'intérêt que portent Israël et les Etats-Unis aux «capacités de combat aérien» dont disposerait le Hezbollah. Avec l'aide de conseillers Iraniens, le parti chiite aurait développé et expérimenté en Syrie une nouvelle génération de drones, capables de transporter des bombes et autres charges explosives. Ces appareils auraient besoin de pistes de plusieurs dizaines de mètres de long pour le décollage, d'où les questions posées par les diplomates.

Forces de sécurité intérieure
Soutien saoudien renouvelé Au lendemain de son retour de sa visite en Arabie saoudite, à la mi-juillet, où il s'est entretenu avec les plus hauts responsables sécuritaires du royaume, le ministre sortant de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a reçu le directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Imad Othman. Selon des sources informées, M. Machnouk a informé le patron des FSI de l'intention des autorités saoudiennes  de renouveler leur soutien multiforme aux Forces de sécurité intérieure, à travers des aides en équipements, en formation et en échange d'informations.

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Éditorial
Gouvernement: ce que cachent les apparences

En apparence, les écueils qui retardent la formation du gouvernement sont de nature interne, liés aux demandes des uns et des autres concernant le nombre de ministres et la répartition des portefeuilles. Le président de la République, Michel Aoun, et le Courant patriotique libre (CPL) exigent au moins 11 ministres, ce qui leur permettra d’assurer le tiers de blocage au gouvernement. Il s’agit pour eux de restaurer, d’une manière contournée, une partie des prérogatives retirées au chef de l’Etat par l’accord de Taëf, notamment la compétence de dissolution du Parlement. Les Forces libanaises (FL) réclament, pour leur part, quatre ministres dans un Cabinet de 30 membres, dont un portefeuille régalien. Une demande que la formation de Samir Geagea juge raisonnable vu le bloc de 14 députés qu’elle a obtenu aux élections législatives. Walid Joumblatt exige que les trois ministères revenant aux druzes lui soient attribués, arguant du fait que 6 des 8 députés de cette communauté appartiennent à son bloc parlementaire. Le seigneur de Moukhtara veut, en fait, retrouver le rôle de balancier qu’il affectionne tant et qu’il a perdu à la Chambre. Saad Hariri, enfin, ne souhaite pas que l’un des sièges sunnites soit octroyé à une personnalité proche du 8-mars ayant, de surcroît, des ambitions de devenir Premier ministre.Cependant, la réalité est que les conditions posées par les différents acteurs cachent des enjeux bien plus importants que le nombre de ministres et la nature des portefeuilles attribués à tel ou tel parti. En effet, la formation de ce gouvernement intervient à un moment-clé de l’histoire de la région, marqué par la victoire de Bachar al-Assad et de ses alliés en Syrie, et par la décision de l’administration américaine d’essayer de mettre sur les rails l’«accord du siècle» pour un règlement du conflit israélo-palestinien, que d’autres appelleraient «la liquidation de la cause palestinienne». On comprend mieux, dès lors, que les puissances régionales et internationales se livrent à un bras de fer au Liban afin que leurs alliés respectifs conservent assez d’influence pour peser dans la balance lorsque viendra le moment des grandes décisions. La partie est cruciale, surtout pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, dont les amis au Liban ont perdu la majorité des deux tiers au Parlement. S’ils sont également mis en minorité au gouvernement, Washington et Riyad ne disposeront plus de leviers politiques assez efficaces pour influer sur le processus de prise de décision. Le Hezbollah et ses alliés auront alors les coudées franches pour exécuter leur agenda sur lesquels figurent des points allant de la normalisation des relations avec Damas, au renforcement des liens avec l’Iran, en passant par l’obstruction au plan de Donald Trump. Il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement traîne autant. La surprise aurait été qu’il voit le jour rapidement.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Combien ça coûte les garderies
Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver…

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