Confidences personnalités
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Confidences personnalités

 
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Siniora à deux doigts de la disgrâce?
Des sources proches du Courant du Futur affirment que la relation entre le président du parti, le Premier ministre Saad Hariri, et le chef de son bloc parlementaire Fouad Siniora, «n'a jamais été aussi mauvaise». Bien que l'ancien chef du gouvernement s'est aligné sur la position de Bahia Hariri pendant la crise consécutive à la démission de Saad, l'entourage de M. Hariri lui reproche son manque de conviction. La méfiance s'est installée entre les deux hommes et Saad a décidé de présider toutes les réunions du bloc, qui étaient habituellement dirigées par M. Siniora. Ces sources parlent d'une accumulation de frondes et de divergences, que le Premier ministre n'est plus disposé à admettre dans son propre camp. 

 

Zahlé insaisissable
Zahlé est une circonscription qui constitue un véritable casse-tête pour les partis politiques et les instituts de sondage. Pas une étude effectuée sur le terrain ne donne les mêmes résultats. Aussi, les projections paraissent-elles difficiles dans la «capitale du catholicisme au Proche-Orient». Cette circonscription compte 49 000 électeurs sunnites, 33 000 grecs-catholiques, 27 000 chiites, 16 000 grecs-orthodoxes, 8 600 arméniens-orthodoxes, 5 500 syriaques-orthodoxes, 2 350 arméniens-catholiques, 2 150 syriaques-catholiques et un millier de druzes. Cette diversité communautaire et le grand nombre de candidats forts empêchent les experts et les forces politiques d'avancer des pronostics fiables. Les incertitudes concernent surtout les deux sièges grecs-catholiques et le siège chiite. Pour ce dernier, trois super-candidats risquent de s'affronter: l'ancien président du Parlement, Hussein Husseini, l'ex-directeur de la SG Jamil Sayyed, et l'ancien député Hassan Yaacoub.

Travail en silence
Des sources du Kesrouan croient savoir que la député Gilberte Zouein, membre du Bloc du changement et de la réforme, pourrait ne pas être intégrée à la liste du Courant patriotique libre (CPL) lors des prochaines élections. Mme Zouein aurait eu vent des intentions ourdies à son encontre et aurait entamé des contacts avec des personnalités du Kesrouan pour examiner la possibilité de conclure des alliances. Le reproche fait à Gilberte Zouein est qu'elle est trop silencieuse, mais tous reconnaissent qu'elle est aussi une grande travailleuse.


Où est le directeur?
Des sources proches du Courant du Futur croient savoir que le directeur des programmes politiques de la FTV, le journaliste Nadim Koteich, n'est plus dans les bonnes grâces de Saad Hariri. Son entourage le soupçonne d'entretenir des liens étroits avec le ministre saoudien Thamer al-Sabhane, accusé d'être responsable du «traitement humiliant» infligé à M. Hariri en Arabie saoudite en novembre 2017.


Candidats uniques
La rencontre des personnalités chiites opposées au tandem Amal-Hezbollah tente de s'entendre sur des candidats uniques dans les circonscriptions où elle espère enregistrer des scores respectables. Cependant, la pléthore de candidats et les ambitions de certaines personnalités retardent la conclusion d'un accord sur les noms. Si bien qu'un membre de cette rencontre a confié à Magazine: «On ne peut pas secouer le joug du tandem chiite, si on a la même mentalité que lui».     


Bassem Sabeh reprend du service
Le député Bassem Sabeh, qui avait adopté un profil bas depuis des années, est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la crise provoquée par la démission forcée du Premier ministre, Saad Hariri. Le député chiite de Baabda a fait preuve d'une loyauté infailible à l'égard de M. Hariri, qui a vu plusieurs de ses ministres, députés et cadres de son parti, le lâcher dans cette difficile épreuve pour adhérer à l'agenda saoudien, qui comportait, dans l'un de ses volets, le remplacement de Saad par son frère Bahaa. Pour bien montrer sa reconnaissance envers M. Sabeh, le Premier ministre l'a chargé de rédiger le communiqué de la réunion conjointe du bloc du Futur et  du bureau politique du Courant du Futur, début décembre, une tâche habituellement dévolue à Fouad Siniora.


Le bey rebat les cartes
Il y a quelques semaines, le député Walid Joumblatt était dans une situation politique difficile, à cause des incertitudes planant autour de ses alliances électorales dans la circonsription de Chouf et Aley. L'entente entre le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL), ainsi que les malentendus avec le Courant du Futur, le menaçaient d'isolement. Mais le flair politique du leader druze l'a une nouvelle fois sauvé. Le soutien sans failles qu'il a apporté au président Michel Aoun et à Saad Hariri, lors de la démission surprise du Premier ministre, le 4 novembre, ont effacé tout le passif qui empoisonnait ses relations avec le CPL et le Courant du Futur, qui disposent d'une vaste assise électorale dans le fief du seigneur de Moukhtara. Walid Joumblatt est de nouveau courtisé par le parti aouniste et le Courant du Futur, et une alliance électorale tripartite est désormais sérieusement envisagée dans le Chouf et Aley.


 

Basbous candidat dans le Chouf?
Le Courant du Futur (CDF) étudie la possibilité de présenter, aux prochaines élections législatives, la candidature de l'ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), Ibrahim Basbous, à l'un des deux sièges sunnites du Chouf. Cette décision permettrait de surmonter le problème de la présence de deux candidats originaires de la grande localité de Chéhim (Iqlim el-Kharroub), le député Mohammad al-Hajjar (CDF), et Bilal Abdallah (Parti socialiste progressiste). Le général Basbous avait décliné le poste d'ambassadeur du Liban au Caire après son passage à la retraite, début 2017. Certains lui avaient prêté, alors, des ambitions politiques.    


Mrad confiant
La confiance règne dans l'entourage d'Abdel Rahim Mrad. L'ancien ministre de la Défense a de fortes chances d'être élu député lors des prochaines élections, à la faveur du mode de scrutin proportionnel, et ceci en dépit de l'alliance qui se profile à l'horizon entre le Courant du Futur et le Courant patriotique libre dans la circonscription de la Békaa-ouest-Rachaya. Cette région compte 146 000 électeurs, dont 48% de sunnites, 15% de chiites et autant pour les druzes et les grecs-orthodoxes, et près de 8% pour les maronites. Six sièges sont à pourvoir:
2 sunnites, 1 chiite, 1 druze,1 grec-orthodoxe et 1 maronite. La liste dirigée par M. Mrad en 2009 avait obtenu 43% des voix, ce qui lui permettra, dans le système de la proportionnelle, de faire élire à la chambre plusieurs de ses candidats.


Daoud critiqué
L'ancien député Fayçal el-Daoud disposerait d'un millier de voix druzes dans la circonscription de la Békaa-Ouest-Rachaya. Cela en fait un candidat de taille moyenne, surtout que son assise électorale lui est historiquement fidèle. Mais certains de ses alliés du 8-Mars se plaignent, auprès du Hezbollah, de son entêtement. Ils estiment que son poids électoral ne lui permet pas de se poser en architecte de la liste qui affrontera celle qui sera conduite par le Futur.


Nicolas Sehnaoui
Le visite de l'ancien ministre des Télécoms au jeune Maroun Azzi, hospitalisé depuis six mois en Italie, a été saluée sur les réseaux sociaux par un grand nombre d'internautes.  Le jeune garçon souffre d'une maladie du sang très rare et a besoin d'une greffe de la moëlle épinière. 2 000 donneurs se sont déjà présentés et d'ici trois mois, il pourrait être opéré. Nicolas Sehnaoui lui a rendu visite sur son lit  d'hôpital et lui a remis des cadeaux à l'occasion de la fête de Noël.

 



 

 


Achraf Rifi
L'ancien ministre de la Justice serait le principal artisan du plan saoudien avorté, qui consistait à remplacer Saad Hariri par son frère Bahaa au leadership sunnite au Liban. Selon des sources beyrouthines, le Courant du Futur disposerait des preuves et de tous les détails de ce qu'il appelle le «complot», auquel auraient adhéré d'autres personnalités politiques; dont Samir Geagea, le chef des Forces libanaises (FL).

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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