Confidences hommes et femmes
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Nº 3075 du vendredi 3 mars 2017

Confidences hommes et femmes

 
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    CPL et FL: cherchez la femme Le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) sont les deux seuls partis libanais qui s'efforcent d'augmenter sensiblement le nombre de leurs candidates...
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CPL et FL: cherchez la femme
Le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) sont les deux seuls partis libanais qui s'efforcent d'augmenter sensiblement le nombre de leurs candidates aux élections législatives. Cette décision, prise séparément, traduit la volonté des deux formations chrétiennes de renforcer le rôle de la femme dans la vie politique, après l'avoir amélioré au sein de leurs instances dirigeantes. Des sources informées au CPL et aux FL assurent que le nombre de candidates lors du prochain scrutin entrera dans les annales parlementaires libanaises. Tout en saluant cette démarche, la responsable d'une ONG internationale basée à Beyrouth souligne que cela ne signifie pas que le nombre de femmes augmentera dans le Parlement. Car les sièges «faciles» sont déjà réservés aux hommes et les plus difficiles sont laissés aux femmes, qui devront se battre pour les obtenir.

Confusion à Tripoli
Une confusion totale règne à Tripoli au niveau des alliances électorales lors des prochaines législatives mais on peut, d'ores et déjà, esquisser les premières trames du tableau. L'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, a multiplié les critiques à l'adresse du chef du gouvernement Saad Hariri. Une alliance avec le Courant du Futur est donc exclue. De même qu'une coopération entre Mikati et Achraf Rifi est très peu probable. Trois listes principales pourraient ainsi voir le jour dans le chef-lieu du Liban-Nord: une alliance entre Nagib Mikati, Fayçal Karamé et Mohammad Safadi; une liste conduite par le Courant du futur; une troisième présidée par Achraf Rifi avec le soutien des milieux islamistes. Les deux premières listes pourraient laisser des sièges vacants pour un échange de voix.


714 officiers et agents femmes à la SG
Le nombre de femmes employées à la Sûreté générale (SG) a exponentiellement augmenté en l'espace de six ans, selon des sources de la SG. 714 femmes de différents grades évoluent aujourd'hui au sein cette institution. Le nombre d'officiers femmes est passé de 8, en 2011, à 41 en 2017. Celui d'inspecteurs femmes a connu une augmentation encore plus significative, grimpant de 198, en 2011, à 673 aujourd'hui. Au moins quatre officiers femmes occupent des positions clés à la SG.

 

Qui veut isoler Walid Joumblatt?
L'introduction dans la loi électorale du mode de scrutin proportionnel ne serait que l'un des moyens pour isoler Walid Joumblatt, soupçonnent des sources du Parti socialiste progressiste (PSP). Une autre facette «de ce plan orchestré» serait l'exclusion des ministres de M. Joumblatt des voyages présidentiels en Egypte et en Jordanie, les 13 et 14 février. «C'est de la paranoïa à l'état pure», ont rétorqué des milieux proches du palais présidentiel.


Ibrahim Kanaan
Le député du Metn et président de la Commission parlementaire des Finances et du Budget serait, selon plusieurs sondages, le candidat maronite favori dans sa circonscription. Dans l'un de ces sondages, Kamal Féghalé le crédite de 66% des intentions de vote si les élections législatives avaient lieu selon la loi de 1960. Au niveau des partis, le CPL recueillerait 34% des suffrage, suivi des FL avec 18,5% et les Kataëb avec 16,8%, selon M. Féghalé.

Hani Kobeissy
Le député d'Amal à Beyrouth serait l'instigateur de l'attaque par des partisans du mouvement contre le siège de la télévision New TV, le 14 février. Invité par la chaîne quelques jours plus tôt, le député avait estimé qu'en critiquant le président Nabih Berry, la New TV s'en prend à ceux qu'il représente, comprendre les chiites. «L'odeur puante de vos transactions douteuses vous poursuit de Libye au Qatar», avait-il conclu.


Zahlé: Un siège très convoité
Le siège parlementaire réservé à la communauté chiite dans la circonscription de Zahlé pourrait être l'un des plus convoités du Liban. Ce n'est pas qu'il soit particulièrement stratégique ou symbolique, mais le fait que les voix des électeurs chrétiens et sunnites sont déterminantes dans la victoire, de nombreux candidats pensent qu'ils ont une chance d'être élus même s'il n'ont pas le soutien ferme du tandem chiite. Le candidat potentiel le plus en vue est l'ex-patron de la Sûreté générale, Jamil Sayyed. Cependant, l'ancien occupant du siège, Hassan Yaacoub, serait aussi intéressé, surtout qu'il souhaite prendre sa revanche sur Nabih Berry. Autre candidat, le journaliste Sobhi Yaghi, qui a de bonnes relations avec les Forces libanaises, entre autres. Selon des sources zahliotes, le propriétaire de l'hôpital de Riyak, Mohammad Abdallah, et l'ingénieur Amer Sabbouri, envisageraient de briguer le siège. D'autres candidats encore silencieux attendraient le moment propice pour se manifester.  


Intermédiaire  
Elias Bou Saab, fait partie des personnes chargées par le président de la République, Michel Aoun, de faire le suivi au niveau des relations avec les pays du Golfe. L'ancien ministre de l'Education nationale, qui a d'excellents rapports avec les dirigeants des Emirats arabes unis, notamment ceux de Dubaï, avait d'ailleurs accompagné le chef de l'Etat lors de son voyage, les 10 et 11 janvier, en Arabie saoudite et au Qatar. M. Bou Saab a déjà accompli, dans l'ombre, plusieurs missions à la demande du président Aoun.


Rifi à la conquête de l'Iqlim
L'ancien ministre de la Justice Achraf Rifi, qui cherche à grignoter la base du Courant du futur, envisagerait de présenter des candidats dans l'Iqlim el-Kharroub (littoral du Chouf) lors des prochaines élections parlementaires. Selon des sources informées, M. Rifi mise sur le grand nombre d'anciens officiers et agents des Forces de sécurité intérieure (FSI), qu'il a longtemps dirigées, originaire de cette région. Ces mêmes sources assurent cependant que M. Rifi n'a pas encore réussi à opérer une véritable percée populaire susceptible de menacer les positions du Courant du futur, qui dispose d'une base solide restée fidèle au Premier ministre Saad Hariri.


Sujet clos pour Saad Hariri
Des sources bien informées croient savoir que l'un des objectifs de la visite à Beyrouth du ministre saoudien des Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhan, était de tenter une réconclitation entre le Premier ministre Saad Hariri et l'ancien ministre de la Justice Achraf Rifi. Toutefois, cette tentative a tourné court lorsque le chef du gouvernement a dit à son hôte qu'il ne souhaitait pas évoquer cette question.  


Avances rejetées
L'ancien ministre des Télécommunications, Boutros Harb, aurait dépêché plusieurs émissaires auprès du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, pour le sonder au sujet d'une éventuelle alliance électorale dans le Batroun. Mais le chef du Courant patriotique libre (CPL) a rejeté ces avances. Il aurait affirmé que sa priorité n'était pas de gagner un siège au Parlement mais d'élaborer une loi électorale juste et équitable.

Hannibal Kadhafi reste en prison
Plus d'un mois après la décision du juge ordonnant sa libération, Hannibal Kadhafi, marié à la Libanaise Aline Skaff, se trouve toujours derrière les barreaux. Le juge pénal à Beyrouth, Ghassan Khoury, avait blanchi le fils de l'ancien dirigeant libyen de l'accusation d'outrage à magistrat. Mais Hannibal Kadhafi faut toujours l'objet de poursuites dans le procès de la disparition de l'imam Moussa Sadr lors d'un voyage en Libye, en 1978. A l'époque des faits, il n'avait que trois ans. Lors d'une audience devant le juge Zaher Hamadé, Hannibal avait accusé Abdel Salam Jalloud, ex-numéro 2 du régime, d'être responsable de l'enlèvement de Sadr.

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Éditorial
Cette mafia qui pille l’Etat

Une association secrète de malfaiteurs» ou un «groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts, par toutes sortes de moyens». Ces deux définitions du mot mafia dans le dictionnaire Larousse en ligne illustrent parfaitement le système en place au Liban. Depuis l’indépendance, et bien avant, cette structure n’a pas évolué, seuls les noms de ses opérateurs ont changé.Cette mafia transcende les communautés religieuses et les partis politiques. Elle est implantée partout où sa présence est nécessaire pour couvrir et protéger ses activités douteuses et illégales. Organisée comme une véritable structure criminelle, elle est composée de «consigliere», de «capos» et de soldats, dirigés par des parrains installés directement ou par proxys aux commandes de l’Etat. Parfois, des disputes entre chefs sur la répartition du butin ou le partage des zones d’influence dégénèrent en conflits violents. Lorsque l’un des parrains estime que ses intérêts ne sont pas pris en compte par ses collègues, il menace d’une guerre totale entre les grandes familles, qui prend alors la forme de guerre civile.Cette mafia étend ses réseaux tentaculaires partout où il est possible de réaliser des profits rapides et illégaux. Aucun secteur ne lui échappe. Elle est très influente dans les ports et à l’aéroport, où ses activités feraient perdre à l’Etat, en manque à gagner, des sommes colossales en raison des droits de douanes qui ne seraient pas perçus conformément aux lois. C’est en quelque sorte de la contrebande institutionnalisée, qui permet d’introduire au Liban toutes sortes de marchandises, favorisant des «commerçants» privilégiés, qui pourront casser les prix, à partir du moment qu’ils ne paient pas de droits de douanes ou la TVA.Les grandes familles de la mafia ont instauré un système quasi-monopolistique dans plusieurs secteurs. Elles sont présentes dans l’importation et la distribution des hydrocarbures, de certains produits alimentaires, de produits pharmaceutiques… Elle prélève sa part des profits générés par les générateurs de quartier, qui rapporteraient près d’un milliard de dollars par an, et par les distributeurs de bouquets de chaînes satellitaires, estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.Cette mafia, qui dispose de partis-écrans et d’associations de bienfaisance, entretient une clientèle nourrie avec les miettes de l’argent pillé, qui finit dans les poches des parrains, au lieu d’être déposées dans les caisses de l’Etat.La volonté de réforme, qui consiste à transformer la caricature d’Etat en institutions authentiques, existe. Mais elle s’est toujours heurtée aux forces réactionnaires derrière lesquelles se cache la mafia. Pour la vaincre, il faut affaiblir son pouvoir économique, assécher ses sources de financement, qui lui permettent d’entretenir sa vaste clientèle. Il faut opter pour une approche graduelle, procéder secteur par secteur, en jouant les familles les unes contre les autres, et en offrant à celles qui le souhaitent, la possibilité de se repentir.


 Paul Khalifeh
   
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