Confidences personnalités
Logo

Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

Confidences personnalités

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Confidences personnalités
    Raï-Hezbollah: tout va bien Les propos du patriarche maronite Béchara Raï à la chaine Sky News sur le fait que l'intervention du Hezbollah en Syrie a «divisé les Libanais» n'ont suscité...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Raï-Hezbollah: tout va bien
Les propos du patriarche maronite Béchara Raï à la chaine Sky News sur le fait que l'intervention du Hezbollah en Syrie a «divisé les Libanais» n'ont suscité aucune réaction du parti. Une source du Hezbollah a indiqué à Magazine que le prélat maronite «n'a fait que décrire la situation sans prendre position» sur cette question controversée. Cette source a révélé que «les contacts et les concertations» entre le Hezbollah et le patriarche maronite sont réguliers et portent sur tous les dossiers. En revanche, la source indique que le Hezbollah s'est informé auprès du patriarche, «à la demande d'organisations palestiniennes», sur ses propos concernant le rôle des Palestiniens dans la guerre du Liban. «Certains milieux ont essayé d'utiliser les déclarations de Mgr Raï pour tenter de miner les relations entre Bkerké et le Hezb. Mais elles ont échoué», a commenté la source.

Bizri fait monter les enchères à Saïda
L'ancien président du Conseil municipal de Saïda, Abdel Rahmane Bizri, est courtisé par les différentes forces politiques du chef-lieu du Liban-Sud, en prévision des prochaines élections législatives. Il est approché par le Courant du futur, qui cherche un remplaçant potentiel à Fouad Siniora et par Oussama Saad, qui a besoin de ses voix. Conscient qu'il est en position de force, M. Bizri fait monter les enchères et évite de s'engager, à ce stade, auprès de l'un des deux camps adverses.

Grogne chiite
Des milieux politiques et académiques chiites ont qualifié de «simulacre de démocratie» les élections qui ont reconduit, à la mi-mars, cheikh Abdel Amir Kabalan au poste de vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), qu'il occupe depuis 16 ans. Le Hezbollah et le mouvement Amal observent avec inquiétude cette colère, due au fait que cheikh Kabalan (81 ans) est un homme malade et incapable d'assumer ses fonctions, ce qui fait que le véritable décideur sera cheikh Ali Khatib, élu premier adjoint au vice-président. Les protestataires accusent par ailleurs cheikh Kabalan d'avoir transformé le CSC en chasse-gardée familiale après avoir nommé son fils Ahmad au poste de mufti jaafari, son autre fils Ali à la tête du centre de recherche et de documentation, et cinq autres membres de sa famille à des fonctions diverses.    

Sur la même longueur d'onde
Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, s'est lancé dans une longue tirade contre l'exploitation outrancière des biens-fonds maritimes par des individus ou des sociétés privées, lors d'un Conseil des ministres, à la mi-mars. Il a estimé qu'à ce rythme, «aucun Libanais au revenu modeste ne pourra plus  se rendre à la plage». M. Riachi a reçu le soutien résolu du ministre du Hezbollah, Mohammad Fneich. Le projet a finalement été abandonné.


Salim Jreissati
Le ministre de la Justice a demandé au procureur près la cour de cassation, Samir Hammoud, d'ouvrir les dossiers du Casino du Liban, où les rumeurs sur des irrégularités financières et des détournements de fonds sont alimentées par l'incapacité du Casino à honorer ses obligations vis-à-vis du Trésor public. L'enquête doit porter sur les rémunérations du Pdg et des membres du Conseil d'administration, l'achat du mazout, la gestion du parking et le nombre d'employés.   

Maria Maalouf
La journaliste a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, même parmi les détracteurs du Hezbollah, lorsqu'elle a demandé à Israël, dans une série de tweets, d'assassiner le leader du parti, Sayyed Hassan Nasrallah. Un collectif d'avocats, mené par Achraf Moussawi et Jimmy Hadchiti, a déposé une plainte pour incitation au meurtre et aux dissensions confessionnelles. Maria Maalouf a été convoquée le 28 mars, par la justice.

Journalistes candidats
Le nombre de journalistes qui envisageraient de faire acte de candidature lors des prochaines élections législatives battrait tous les records, à en croire des sources informées. Ce phénomène toucherait plus particulièrement les journalistes proches des partis et des courants du 8 mars. Ils sont sans doute encouragés par le fait que de nombreux hommes politiques libanais viennent, à l'origine, du monde des médias. En effet, le gouvernement actuel compte quatre journalistes, anciens ou encore en exercice. Il s'agit du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, du ministre de l'Education, Marwan Hamadé, du ministre de l'Information, Melhem Riachi, et de celui du Tourisme, Avédis Guidanian (ancien directeur de Radio Van), sans compter les nombreux députés ou autres hommes politiques, comme Wiam Wahhab, pour ne citer que lui. Parmi les journalistes qui convoiteraient un strapontin figureraient, entre autres, Salem Zahran, Rafic Nasrallah, Hussein Mortada...    


La gloire à Gloria
La directrice générale des coopératives au ministère de l'Agriculture, Gloria Abi Zeid, restera à son poste, n'en déplaise au ministre Ghazi Zéaïter. Des sources informées assurent que le Conseil des ministres n'annulera pas le décret portant sur sa nomination, en 2015, à son poste. M. Zéaïter entendait ainsi se débarrasser d'une fonctionnaire «gênante», trop pointilleuse à ses yeux dans l'application de la loi. Le contentieux entre le ministre et sa directrice générale n'en est pas pour autant clos.

Ecoutez bien Nabil kaouq!
C'est de la bouche de Nabil Kaouq qu'il faut prendre le pouls, affirme un ministre. Le vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah a déclaré, fin mars, que l'élaboration d'une nouvelle loi électorale se complique de plus en plus, tranchant avec l'optimisme ambiant. Selon ce ministre, les propos de cheikh Kaouq sont adressés au Courant patriotique libre, dont la dernière proposition a fortement déplu au Hezbollah.

Fouad Siniora en disgrâce
Fouad Siniora est dans le collimateur du chef du gouvernement, Saad Hariri, fermement déterminé à démanteler les réseaux d'influence implantés par l'ex-Premier ministre au sein du Courant du futur et de l'administration publique. Les poursuites autorisées par Saad Hariri contre l'ancien patron d'Ogero, Abdel Menhem Youssef, proche de Siniora, s'inscrivent dans ce cadre. Le Premier ministre souhaiterait aussi écarter un autre de ses amis, Mohammad Zeidan, propriétaire de Phœnicia Amita, qui gère la zone franche de l'aéroport. Enfin, Saad Hariri serait à la recherche d'un remplaçant à M. Siniora comme colistier de sa tante Bahia aux élections législatives à Saïda.   


La réconciliation enterrée
En dépit des efforts discrets mais soutenus entrepris par le Hezbollah pour replâtrer la relation entre ses deux alliés chrétiens, il semble que la réconciliation entre le président Michel Aoun et le député Sleiman Frangié soit enterrée. Bien que le député de Zghorta ait déclaré que l'élection du général Aoun à la première magistrature de l'Etat constitue une victoire pour le courant politique auquel il appartient, il n'est pas disposé à faire la moindre concession pour normaliser sa relation avec le chef de l'Etat. Il ne souhaite pas, en effet, être contraint, en cas de réconciliation, d'apporter son soutien à la candidature du ministre des AE, Gebran Bassil, à Batroun.     

La Koufia et la abaya
Un observateur habitué à décrypter les signaux et les symboles émis par Walid Joumblatt affirme que malgré la cérémonie de passation de pouvoir entre le leader druze et son fils Taymour, l'essentiel du pouvoir reste concentré entre les mains du père. «Il faut comprendre la signification des gestes, précise-t-il. Walid a déposé sur les épaules de son fils la koufia palestinienne alors que la abaya de Kamal Joumblatt, qu'il avait lui-même endossé à la mort de son père, reste rangée dans une armoire.»

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   
Bannière

LES CHIFFRES

Hôpitaux: pas assez de lits
Entre 2005 et 2015, le nombre de patients admis dans les hôpitaux privés est passé de 550 000 à 850 000 par an. Cette progression est tributaire de plusieurs facteurs, dont celui…

Bannière
Bannière

Combien ça coûte

Le permis de conduire
En théorie, le permis de conduire coûte 268 000 L.L., soit 179 dollars. En passant par les bons soins d'une auto-école, ce coût peut grimper jusqu'à 450 000 L.L.. «C’est le prix…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved