Confidences personnalités
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Nº 3078 du vendredi 2 juin 2017

Confidences personnalités

 
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Rifi chasse sur les terres de Hariri
L'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, est déterminé à chasser sur les terres du Courant du futur (CDF). Durant le mois de mai, un mouvement qui se fait appeler «Liwa' al-Chabab» (la brigade des jeunes), appuyant ouvertement l'ex-directeur des Forces de sécurité intérieure (FSI), a ouvert une série de permanences dans les localités à majorité sunnite de Majdal Anjar (Caza de Zahlé) et Soueiri (Békaa-Ouest). D'autres bureaux seront implantés à Lala, Marj et Qaraoun. L'objectif de cette expansion est purement électorale et s'appuie sur le ressentiment d'une partie de la base du CDF, qui reproche à son chef, Saad Hariri, d'avoir fait trop de concessions dans les dossiers de l'élection présidentielle et de la formation du gouvernement. M. Rifi se présente donc en défenseur des sunnites face «au féodalisme politique» et au «projet iranien agressif». Conscient de la gravité de la situation, le secrétaire général du CDF, Ahmad Hariri, multiplie les visites de terrain et les réunions.

Porte-parole
L'ancien ministre et chef du parti al-Tawhid, Wiam Wahhab, a lancé des critiques virulentes contre le ministre des Télécommunications, Jamal Jarrah, l'accusant de «transactions douteuses». Selon lui, M. Jarrah serait chargé d'exécuter un plan visant à permettre au chef du gouvernement, M. Saad Hariri, de mettre la main sur le secteur de l'Internet au Liban, un marché estimé à des centaines de millions de dollars par an. M. Jarrah a nié en bloc les accusations portées contre lui. Des sources politiques affirment que dans cette affaire, M. Wahhab se fait le porte-parole du Hezbollah, qui préfère ne pas attaquer directement M. Hariri, de peur de replonger le pays dans un climat de tensions sectaires. Méfiant, le Hezbollah craint que la «mainmise financière» ne soit le prélude à une surveillance du réseau pour le compte des Américains..      


Khaled Daher, le dindon de la farce
Le député du Akkar, Khaled Daher, se plaint devant ses proches d'avoir été le dindon de la farce. Après avoir soutenu la candidature de Michel Aoun à la présidence, par réaction à l'appui apporté par le Courant du futur à Sleiman Frangié, il n'a plus les faveurs du CPL, à l'issue du rapprochement entre le président Aoun et Saad Hariri. Brouillé avec Sleiman Frangié, il se considère perdant sur les deux tableaux.

Où se cachent les salafistes de Tripoli?
Une partie des figures salafistes de Tripoli a été récupérée par des associations et des structures appartenant à des hommes politiques de la ville, qui leur assurent protection et moyens de subsistance. Cette «planque» n'empêche pas les personnalités salafistes de continuer leur action politique. On l'a encore vu le 24 avril, jour de la commémoration du génocide arménien, lorsque Tripoli a été décorée aux couleurs du drapeau turc. Selon des sources bien informées, c'est à l'initiative du mouvement al-Azem, fondé par l'ancien Premier ministre Najib Mikati, que les drapeaux ont été accrochés.  


Le rendez-vous raté de Hariri
Les efforts du Premier ministre Saad Hariri pour rencontrer le président Donald Trump en marge du sommet islamo-américain de Riyad, les 20 et 21 mai, n'ont pas été couronnés de succès. Le chef du gouvernement avait pourtant grand espoir de rencontrer en tête-à-tête le président des Etats-Unis, même pour une courte réunion, après avoir activé des «contacts influents» auprès de la Maison Blanche. Selon des sources informées, c'est la deuxième fois que M. Hariri tente d'obtenir un rendez-vous avec M. Trump. La première tentative, en mars dernier, avait été aussi infructueuse que la seconde. M. Hariri s'était entendu dire que l'agenda du président Trump était saturé pour les mois à venir. Il lui a été conseillé de tenter sa chance du côté du secrétaire d'Etat Rex Tillerson, du vice-président Mike Pence ou encore du président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Bob Corker. Le chef du gouvernement n'a pas écouté ces conseils et a essayé une nouvelle fois... avec les résultats que l'on connaît.     


Farah Hariri
Cette physicienne nucléaire franco-libanaise, âgée de 30 ans, conseille le président français Emma-nuel Macron sur les ques-tions énergétiques. Elle travaille au CERN, où elle côtoie des prix Nobel. C'est la fille d'un général libanais à la retraite de confession chiite, Assadallah Hariri. Cet officier est célèbre pour avoir répondu à l'ex-président Emile Lahoud, qui prenait de ses nouvelles: «Ça va mal avec Assad (allusion à Hafez el-Assad), Allah (le Hezbollah) et Hariri (ex 1er ministre Rafic Hariri)».



Mouïn Merhébi
Le ministre des Affaires des Déplacés a failli provoquer un grave incident, le 10 mai, au Grand Sérail, lorsqu'il a refusé que les agents de la sécurité ouvrent la portière de sa voiture pour vérifier l'identité des occupants et inscrire leurs noms, comme il est d'usage. Ses gardes du corps et les membres de la Garde du Grand Sérail ont brandi leurs armes; et l'incident a failli dégénerer si ce n'est l'intervention d'un officier, qui a apaisé les esprits.      



 

 


Frangié jubile
Le député de Zghorta, Sleiman Frangié, jubile en observant les tribulations qui entachent la relation du tandem chiite avec le président de la République, Michel Aoun. «Voilà votre allié que vous avez soutenu jusqu'au bout... je vous avais prévenu qu'il serait difficile de s'entendre avec lui», s'est délecté le chef du Courant des Marada devant des responsables du Hezbollah. M. Frangié a déclaré que s'il avait été élu président de la République, la nouvelle loi électorale aurait déjà été votée depuis des mois.   


 

 


Berry ne quittera pas Aïn el-Tiné
Selon ses proches, le président du Parlement, Nabih Berry, n'a aucunement l'intention de quitter la résidence de Aïn el-Tiné, réservé au président du Parlement, au cas où le mandat de la Chambre s'achèverait, le 20 juin, sans qu'un accord sur une nouvelle loi électorale n'ait été trouvé. S'appuyant sur l'avis de constitutionnalistes reconnus, M. Berry estime que le président et le bureau de la Chambre doivent rester en place et assumer leurs responsabilités même après la fin de la législature, car le système parlementaire libanais ne supporte pas  un vide au niveau du pouvoir législatif. Dans les coulisses, les milieux de Berry dénoncent une tentative de «pousser les chiites en dehors du système politique, ce qui est contraire au Pacte national».  


Qui a fait plus pour Bécharré?
Des représentants d'ONG ont apporté leur soutien à la député Sethrida Geagea après les critiques dont elle a été la cible de la part de son oncle, l'ancien député de Bécharré, Gebran Tok, qui l'a accusée de vouloir s'attribuer les projets de développements entrepris dans la ville. Ces acteurs de la société civile ont confirmé que Mme Geagea a fait, en quelques années seulement, plus que ce qui n'a été fait pendant des décennies.


L'autre visage
de Nasrallah Une source du Hezbollah a confirmé le récit raconté à la chaîne Rotana-Golfe par Okab Sakr, au sujet de sayyed Hassan Nasrallah. Affirmant avoir été témoin de la scène, le député de Zahlé (Courant du Futur) a affirmé que sayyed Nasrallah, alors responsable militaire du Hezbollah à Dahié pendant la guerre inter-chiite, dans les années 80, n'a pas hésité à bombarder un immeuble, bien qu'il savait que trois de ses frères, membres du mouvement Amal, y étaient retranchés. L'un d'eux avait été blessé.


Le sénat éloigne Joumblatt de Hariri
La relation entre le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, et le Premier ministre Saad Hariri traverse un de ses moments les plus difficiles, selon des sources proches du député du Chouf. Le leader druze reproche au chef du Courant du Futur de s'être rapproché du président Michel Aoun au détriment de sa relation «historique» avec le PSP. Les divergences sont nombreuses entre les deux anciens alliés mais la goutte qui a fait déborder le vase est le soutien apporté par M. Hariri à la revendication du Courant patriotique libre (CPL) de confier la présidence du Sénat – s'il venait à être formé – à un chrétien et non pas à un druze, comme cela avait été promis à M. Joumblatt par Hafez el-Assad et Rafic Hariri, à la fin des années 80 et au début des années 90.        

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Éditorial
Au nom de la stabilité

La prorogation du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, pour un mandat de six années, ne fait pas l’unanimité des partis politiques et des experts, même si la décision a été prise en un tour de main au cours d’une réunion du Conseil des ministres tenue à Baabda. Les opposants à cette décision s’expriment ouvertement. Certains d’entre eux accusent le patron de la banque centrale d’être «l’allié privilégié des banques commerciales», l’affublant, parfois, du titre peu élogieux de «banquier des banques». La stratégie qu’il met en œuvre, à chaque fois que ce secteur est confronté à un début de crise, aboutit à rendre les établissements de crédits, ou la plupart d’entre eux, relativement renforcés. D’autres détracteurs, plus sévères, le qualifient, carrément, de «gardien des voleurs du temple».En deux mots, le 5ème mandat qu’entamera Riad Salamé en juillet sera encore plus délicat et difficile à gérer que les précédents. Le statu quo de stabilité relative au pays du cèdre peut basculer brusquement. Le Proche-Orient est dans la tourmente. Le monde arabe, les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, n’ont pas encore jeté leurs dés et tous les scénarios sont encore possibles. Karl Albrecht avait dit: «Partir avec un idéal en tête et finir avec un deal», alors qu’Ashleigh Brilliant avait conseillé «de négocier (…), si vous ne pouvez ni le contrôler, ni le surmonter.» Or aujourd’hui, le Liban est contraint de suivre les règlements – souvent perçus comme des diktats – des pays dont il utilise la monnaie, en l’occurrence le dollar américain et l’euro, entraînant une obligation inéluctable, celle de la négociation. Riad Salamé a réussi à gérer ce volet, en évitant au Liban et à son secteur bancaire le pire. Néanmoins, il ne peut pas se prévaloir d’avoir relancé la croissance économique – mais est-ce son rôle? –, en dépit des programmes de subvention des taux d’intérêts débiteurs et d’autres stimulations adoptées par la BDL, ces cinq dernières années. Selon les prévisions du FMI, le taux de croissance serait, en 2022, de 3%. Il est évident que la politique monétaire a quelque peu empiété sur la politique économique et financière. Mais qui en assume la responsabilité?Certes, personne n’est indispensable dans le monde des affaires, de l’économie et des finances. Mais il y a aussi ce que l'on appelle «l’homme du moment». En attendant que les épais nuages qui couvrent la région commencent à se dissiper, le pays doit respirer, mais, surtout, il a besoin «d’inspiration divine pour une prudente continuité de résilience et d’ingénierie»… qui profiterait, cette fois, à tous.


 Liliane Mokbel
   
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