Confidences personnalités
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Confidences personnalités

 
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Pas d'accord «Historique»
La rencontre de trois heures et demie entre le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, quelques jours avant l'iftar offert par le président de la République au Palais de Baabda, le 1er juin, ne s'est pas aussi bien passée que l'affirment les milieux du Courant patriotique libre (CPL). Des sources informées affirment que M. Bassil a tenté d'obtenir l'appui de sayyed Nasrallah à ses propositions concernant la loi électorale ainsi que des «garanties» pour la consignation de la parité dans la Constitution. Les milieux du CPL ont parlé d'un «accord historique pour les cinquante prochaines années». En réalité, le leader du Hezbollah n'était favorable ni aux propositions électorales ni à l'amendement de la Constitution. Il a également refusé de se désolidariser du président du Parlement, Nabih Berry, qui est dans le collimateur du CPL et du président Michel Aoun.   

 


Farid Makari sera-t-il candidat?
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, avait laissé entendre, il y a quelques mois, qu'il ne souhaitait pas se porter candidat lors des prochaines élections législatives. Malgré l'adoption d'une nouvelle loi basée sur le mode de scrutin proportionnel, le député du Koura ne semble pas avoir changé d'avis. Dans une déclaration au site al-Kalima online à la mi-juin, M. Makari a indiqué qu'il ne serait probablement pas candidat. Il a critiqué la nouvelle loi qui limite, selon lui, la liberté de l'électeur en lui interdisant le panachage.




Payroll syrien
Une source libanaise proche de Damas a confirmé l'authenticité d'une liste incluant les noms d'ex-ministres, de députés actuels ou anciens, d'hommes et de femmes politiques et de journalistes libanais, inscrits sur le payroll des services de sécurité syriens. Cette liste d'une quarantaine de noms circule sur Internet et contient, outre les noms, les sommes perçues et les organismes qui versent ces rémunérations mensuelles. Ces organismes sont au nombre de cinq: le ministère syrien de l'Information, la Sûreté de l'Etat, la Sécurité nationale, la Sécurité politique et les renseignements militaires. Les sommes versées vont de 60 000 dollars pour l'ex-député de Beyrouth et actuel rédacteur en chef du quotidien al-Binaa, organe du PSNS, Nasser Kandil, à 2 000 dollars pour les journalistes Khodr Awaka et Ghassan Jawad.  

Filtrage
D'éminents juristes et politologues ont critiqué le fait que les présidents de conseils municipaux souhaitant se présenter aux législatives doivent démissionner un an avant la date du scrutin. Ces sources rappellent qu'un grand nombre de présidents de la République étaient des élus locaux, comme Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, ou encore le Turc Recep Tayyip Erdogan ou l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Georges Adwan
Le rôle de facilitateur du député du Chouf pour l'adoption de la nouvelle loi électorale a été apprécié par la plupart des parties politiques. Sa médiation est intervenue au bon moment pour dégager un consensus. Le président du Parlement, Nabih Berry, le chef du gouvernement Saad Hariri, et le chef du PSP, Walid Joumblatt, ont loué les efforts de M. Adwan. Cependant, le CPL a tenté de minimiser son rôle de peur qu'il ne prenne tout le crédit de l'accord, qui a permis d'éviter au pays une crise politique majeure.  

 

 

 

 



Ahmad Fatfat
De sources informées, on apprend que le député de Minyé-Denniyé ne va probablement pas être intégré à la liste parrainée par le Courant du futur lors des prochaines législatives. L'échec de la liste qu'il a soutenu aux municipales de mai 2016 ont montré l'érosion de son assise populaire. De plus, ses positions ne sont pas toujours en phase avec celles de Saad Hariri. Ahmad Fatfat chercherait déjà à se caser ailleurs.

 

 

 



Chouf-Aley
Joumblatt  isolé

Les relations entre le Parti socialiste progressiste (PSP)et les deux principales forces politiques dans la circonscription du Chouf-Aley, le Courant patriotique libre (CPL) et le Courant du futur (CDF), n'ont jamais été aussi mauvaises. Ainsi, le PSP et le CPL se boycottent réciproquement, aussi bien sur les plans partisan que populaire. Le seigneur de Moukhtara a adressé de vifs reproches aux présidents et membres des conseils municipaux qui ont participé à une cérémonie d'inauguration d'un projet, organisée par le ministre de l'Energie, César Abou Khalil, à Baabda. De plus, les partisans du CPL brillent par leur absence lors des tournées de Taymour Joumblatt dans les villages chrétiens du Chouf et de Aley. Enfin, les députés du bloc Joumblatt ne sont pas allés à l'iftar offert par le CDF à Mechref (Chouf), à la mi-juin. En revanche, la relation entre le PSP et les Forces libanaises est bonne... Mais est-ce suffisant pour gagner les prochaines élections?  


Un revenant
L'ex président du Parlement, Hussein Husseini, qui adopte un profil bas depuis sa démission de son poste de député de Baalbek, en 2008, a décidé de revenir sur la scène politique. M. Husseini, dont les qualités de constitutionnaliste sont reconnues de tous, estime  sérieuses ses chances d'être élu en cas d'adoption du mode de scrutin proportionnel, qui ouvre une brèche dans la représentativité monopolistique du tandem chiite. Il ne se pose pas, pour autant, en adversaire du Hezbollah et du mouvement Amal, avec lesquels il partage la même «vision stratégique».   


Retour à l'ancien discours
Antoine Zahra frondeur? Après sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections, sans en avoir auparavant référé au chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, le député de Batroun, Antoine Zahra, continue de se distinguer de la position officielle des FL. Au Parlement, il a critiqué de nombreux articles de la nouvelle loi électorale, alors que ses collègues du bloc gardaient le silence. Le fidèle des fidèles est-il devenu un frondeur?  


Trois partielles dans trois mois
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et le président de la Chambre, Nabih Berry, se sont entendus pour l'organisation, dans trois mois au plus tard, de trois élections partielles pour pourvoir aux sièges vacants de Michel Aoun (Kesrouan), élu président de la République, de Robert Fadel et de Badr Wannous (Tripoli), le premier ayant démissionné et le second étant décédé. Ces partielles seront un test pour la mise en œuvre de la proportionnelle et, surtout, du vote préférentiel.


Joseph Aoun veut abolir les privilèges
Le commandant en chef de l'Armée, le général Joseph Aoun, a commencé à démanteler le réseau massif de privilèges dont bénéficient les officiers supérieurs de l'armée ainsi que d'anciens responsables, et qui coûtent des millions de dollars par an. L'une de ses premières mesures a été d'appliquer les règles au niveau du nombre de chauffeurs et de gardes affectés auprès des officiers. Dans un second temps, il a ordonné la récupération des lignes téléphoniques appartenant à l'armée et branchées dans les domiciles des officiers. Enfin, il a réintégré dans l'armée deux soldates du département médical, détachées auprès de la clinique de la fille de l'ex-président Michel Sleimane, qui est dentiste.

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   
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