Confidences personnalités
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Nº 3083 du vendredi 3 novembre 2017

Confidences personnalités

 
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Homme d'affaires médiateur
L'ancien ministre des Affaires étrangères de l'ex-président français Jacques Chirac, Hervé de Charette, qui préside l'Association Tyr-France, était à Beyrouth à la mi-septembre, pour participer au forum annuel de la Ligue des cités cananéennes, phéniciennes et puniques, organisée au Musée Sursock. Une source bien informée a indiqué à Magazine qu'en marge de cette manifestation, M. de Charette a rencontré le député du Hezbollah, Ali Fayad, avec qui il a procédé à un tour d'horizon de la situation au Liban et en Syrie. La rencontre a été organisée à l'initiative d'un homme d'affaires libanais, ami de M. de Charette, et s'est tenue au domicile de ce dernier, à Achrafié. L'ancien ministre entretient de bonnes relations avec le président Emmanuel Macron et l'un de ses adjoints a été nommé proche conceiller du chef de l'Etat français. Mais c'est à titre personnel que l'ancien ministre a rencontré le député Ali Fayad.      

Une régente à la main de fer
Assurant la «régence» en attendant que son fils aîné soit prêt à prendre la relève de son défunt mari Elie Skaff, Myriam Skaff s'acquitte de sa mission d'une main de fer. Elle ne recule devant rien pour protéger l'héritage politique des Skaff. Mais une personnalité influente qui se considère un ami de la dame de Zahlé lui reproche son manque de «diplomatie et de flexibilité». «Elle s'est brouillée avec l'évêque Issam Darwiche et a rejeté une médiation du président Amine Gemayel pour régler son conflit avec le député Elie Marouni, dit-il. A ce rythme, plus personne ne lui parlera d'ici quelques mois».  

Le retour du jedi
Après sa démission du Parlement en 2008 et une longue traversée du désert, que ses proches qualifient de «volontaire», l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, opère un retour sur la scène politique. Agé de 80 ans, M. Husseini projette de présider une liste électorale face à l'alliance Amal-Hezbollah dans la circonscription de Baalbeck-Hermel. Selon des sources informées, cette liste compte déjà les noms suivants:  Kamel Rifaï (membre du bureau politique du Courant du futur), Abdel Menhem Hujeiri (coordinateur du CDF à Ersal) et Antoine Habchi (Forces libanaises). M. Husseini a du mal à trouver des co-listiers chiites de poids.

Bagdad-Damas via Beyrouth
Le leader chiite irakien, Sayyed Moqtada Sadr, a quitté le Liban, le 22 octobre, pour Amman, après une visite qui a duré une semaine. Pendant son séjour, Sadr était sous la protection du Hezbollah (voir Magazine numéro 3082). Il s'agit de la deuxième visite effectuée au Liban par le très populaire chef religieux chiite en moins de deux mois. Selon des sources bien informées, lors de son dernier passage au pays du cèdre, Moqtada Sadr s'est rendu au mausolée de Sayeda Zeinab, à Damas, après l'intercession du Hezbollah auprès des autorités syriennes, qui ne l'apprécient guère, pour ses virulentes critiques à l'égard du pouvoir baassiste.      

Wiam Wahhab
L'ancien ministre de l'Environnement fait preuve d'un grand dynamisme en prévision des prochaines élections législatives. Selon des observateurs politiques, le chef du parti al-Tawhid al-Arabi a effectué autant de visites et de tournées dans les villes et villages que les deux principaux leaders druzes réunis, Walid Joumblatt et Talal Arslan. M. Wahhab pense qu'il a de sérieuses chances de percer à la faveur du mode de scrutin proportionnel.

 

 



Hussein Hajj Hassan
Ali Mazloum, fils d'un martyr du Hezbollah, a lancé sur facebook une charge sans précédent contre le ministre de l'Industrie et membre du commandement du parti chiite, l'accusant de ne "fréquenter que les tables des corrompus et des trafiquants de drogue". Ali Mazloum a révélé que Hussein Hajj Hassan ignore, depuis un an et demi, sa demande de lui trouver un emploi. C'est la deuxième fois en trois mois que le ministre de l'Industrie est pris à partie par des partisans du Hezbollah.

Fouad Siniora Incontournable
L'absence de chimie entre le Premier ministre Saad Hariri et son prédécesseur Fouad Siniora n'est plus un secret. Au-delà de la dimension personnelle, les divergences portent aussi sur les choix stratégiques, M. Siniora étant partisan de l'adoption d'une ligne dure face au Hezbollah et à ses alliés. Il a ainsi désapprouvé presque toutes les options de M. Hariri, allant de l'appui à la candidature de Sleiman Frangié au soutien à la présidence de Michel Aoun. Signe de la mésentente entre les deux hommes, l'absence de Fouad Siniora sur les calicots accrochés à Beyrouth, qui comportent des portraits de Saad Hariri, de son père Rafic, du ministre Nouhad Machnouk et de Wissam el-Hassan. Ceci dit, des sources proches du Courant du Futur assurent que malgré toute l'antipathie qu'il lui porte, le chef du gouvernement sait pertinemment que M. Siniora est incontournable. «Pour gagner à Saïda, il faut travailler avec Fouad. Nous sommes tous conscients de cette réalité», estime cette source.

La place est prise
L'ex-député Hassan Yaacoub semble perdu. Il n'a toujours pas décidé dans quelle circonscription il compte se présenter lors des législatives de mai 2018. Ainsi, son nom figure dans des enquêtes d'opinion effectuées par des instituts de sondages aussi bien dans sa circonscription de Zahlé que celle voisine de Baalbeck-Hermel. Les hésitations de M. Yaacoub sont dues au fait que le Hezbollah et Amal privilégient la candidature de l'ancien patron de la Sûreté générale (SG), Jamil Sayyed, dans la région de Zahlé.

 

 



Le disgracié reprend du service
Les informations sur une prétendue disgrâce du député Ghazi Aridi sont imprécises, affirment des sources informées. Certes, M. Aridi n'a pas été nommé ministre au gouvernement et ne fait pas partie du cercle chargé de préparer Taymour Joumblatt à la succession de son père. Mais son rôle n'en demeure pas moins important. Le seigneur de Moukhtara lui a confié la mission de reprendre le rôle de médiateur, dans lequel il excelle, avec le Hezbollah et, éventuellement, avec la Syrie. C'est dans ce cadre qu'il a reçu à sa résidence de Beyssour, fin septembre, une délégation du Hezbollah. Preuve que Walid Joumblatt a béni cette rencontre: la présence d'Akram Chehayyeb, Waël bou Faour et Ayman Choucair.

A bas les sondages!
Des sources bien informées racontent qu'un député de Baabda a été pris d'une crise de colère lorsqu'il a pris connaissance des résultats d'un sondage qu'il a lui-même commandé, donnant pour vainqueur son principal adversaire lors des prochaines élections législatives. Etonné de sa réaction, des visiteurs ont appris qu'il s'agit du cinquième sondage qui abouti pratiquement au même résultat.

Pèlerinage dans la Békaa-Ouest
La Békaa-ouest est l'une des circonscriptions les plus convoitées lors des prochaines législatives, car la bataille n'y est pas gagnée d'avance en raison de sa diversité confessionnelle. C'est ce qui explique les visites de personnalités politiques qui prennent la forme de pèlerinage dans cette région. Gebran Bassil s'y est rendu début octobre, précédé trois semaines plus tôt par le secrétaire général du Courant du Futur, Ahmad Hariri. Taymour Joumblatt devrait les suivre incessamment.   

 

L'état nomme un «dur» au tribunal militaire
Le magistrat Peter Germanos a été choisi au poste de commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire d'abord pour ses compétences. Ce juge, qui a été avocat général dans la Békaa et juge d'instruction à Baabda, est considéré comme un intellectuel. Professeur à l'USJ, il est détenteur d'une licence en droit de l'Université Paris II Assas, d'une maîtrise en droit de l'USJ, d'un doctorat en droit de l'UL et d'une maîtrise en gestion de l'Esa. Il est aussi auteur d'ouvrages juridiques et de deux romans: Les sirènes du Levant et Les minarets du Levant. Mais ce n'est pas la seule raison. Peter Germanos est connu pour sa fermeté et son intransigeance. Partisan de la peine de mort, il a instruit des dossiers qui ont sécoué l'opinion publique: l'affaire Hannibal Kadhafi; le double meurtre du Casino du Liban; l'affaire Elie Naufal et l'affaire du clan Mokdad... entre autres.  

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Éditorial
La perception compte que la réalité

La première année du sexennat du général Michel Aoun, élu le 31 octobre 2016 après deux ans et demi de vacance à la première magistrature de l’Etat, vient de s’achever. Partisans et détracteurs du mandat avancent des bilans tellement contradictoires qu’on a l’impression qu’ils ne parlent pas du même pays. Les fidèles du chef de l’Etat égrènent une longue liste de «réalisations», qui n’auraient pu être concrétisées sans la présence, au palais de Baabda, d’un «président fort». Les réussites du mandat vont de l’adoption d’une nouvelle loi électorale introduisant le mode de scrutin proportionnel et le vote des émigrés, à la bataille de l’«Aube des jouroud», qui a permis la libération, par l’armée libanaise, du territoire des groupes terroristes, en passant par les nominations administratives, militaires, sécuritaires, diplomatiques et juridiques, bloquées depuis des années. Au crédit du chef de l’Etat, également, le renforcement de la sécurité préventive, qui a épargné au pays de nombreux attentats, la condamnation à mort d’Ahmad el-Assir et d’autres extrémistes, dont les procès avançaient au ralenti à cause de l’absence d’une volonté politique. Sur le plan économique et social, les partisans du mandat soulignent le vote du budget 2017, après 12 ans de dépenses selon la douzième provisoire – qui autorise toutes sortes d’abus –, et l’adoption de l’échelle des salaires dans la fonction publique, qui renforce le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles. Dans le bilan des contempteurs du mandat, ces «réalisations» ont cédé la place à une interminable liste de fiascos, d’échecs et de défaillances. «L’Etat est en déliquescence», déplore l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui se livre dans les colonnes de Magazine à un réquisitoire au vitriol contre le pouvoir actuel (voir page 16). Pour les détracteurs du président Aoun, les nominations ne sont qu’un partage du gâteau entre les partenaires de la coalition gouvernementale. Plus qu’une faute, l’échelle des salaires serait un péché, selon eux, car son financement impose des charges et des taxes supplémentaires aux chefs d’entreprises, aux sociétés, à la classe moyenne et les catégories les plus démunies. Le vote du budget n’est en aucun cas une source de fierté, car il s’agit de l’année fiscale écoulée, et déjà le gouvernement a dépassé les délais constitutionnels dans l’examen et l’approbation du budget 2018. De plus, la loi fondamentale votée au Parlement permet de mesurer la gravité du phénomène du gaspillage des deniers publics, avec des centaines de milliards de livres qui partent en fumée entre les administrations publiques, les dépenses inutiles et les fonds secrets (voir page 34). Entre ces deux descriptions antagonistes du Liban, il y a la perception qu’ont les Libanais de leur pays. Rares sont ceux qui ont le sentiment que leur vie s’est améliorée d’une année à l’autre. La tâche qui attend le mandat est tellement titanesque, que les réalisations accomplies, aussi importantes soient-elles, n’ont que très peu pesé dans le jugement que les Libanais se font des conditions et de la qualité de leur vie.


 Paul Khalifeh
   

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