Confidences personnalités
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Confidences personnalités

 
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Maan Bachour
Wanted en Irak

Maan Bachour, l'ancien secrétaire général du Congrès nationaliste arabe, est la seule personnalité libanaise dont le nom figure sur une liste irakienne de soixante individus recherchés pour leur soutien présumé à l'Etat islamique et à d'autres groupes terroristes. Interrogé par Magazine, M. Bachour s'est dit surpris des accusations dont il fait l'objet, alors qu'il consacre son combat à la lutte contre ces groupes partout dans le monde arabe. Selon lui, la liste qui circule avait été établie par les Américains en 2006 et a été repiochée par des milieux politiques irakiens à la veille des législatives dans ce pays. «Certains veulent utiliser mon amitié avec l'ancien président Saddam Hussein pour exacerber les ressentiments d'une partie des Irakiens contre le parti Baas avant les élections», dit-il. M. Bachour n'écarte pas non plus la possibilité qu'il soit victime d'une campagne de dénigrement pour son rôle central dans la campagne panarabe contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

Berry n'a pas confiance en Bassil
Le torchon brûle, à petit feu certes, entre le président du Parlement, Nabih Berry, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, même si les relations se sont améliorées entre le numéro trois de la République et le chef de l'Etat Michel Aoun. En réclamant que des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur soient envoyés à l'étranger pour superviser le vote des émigrés et des non résidents, M. Berry montre clairement qu'il n'a pas confiance dans l'impartialité et le professionnalisme du personnel qui sera détaché par le Palais Bustros pour mener à bien cette mission.


Compétition outre-mer
Les mauvaises relations entre le président du Parlement Nabih Berry et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, ont dépassé les frontières nationales pour se traduire dans les pays d'outre-mer en une féroce compétition entre le mouvement Amal et le Courant patriotique libre (CPL). Les deux partis ont déployé leurs machines électorales pour tenter de faire le meilleur score lors des élections législatives qui doivent être organisées dans les pays de la diaspora entre le 22 et le 27 avril. Les batailles les plus dures auront lieu dans certains pays d'Afrique mais aussi en Allemagne, qui compte quinze bureaux de vote. 92 000 Libanais non résidents se sont inscrits, conformément à la nouvelle loi électorale qui accorde, pour la première fois, le droit de vote aux émigrés.          

Assem Kanso prend sa retraite
Le député Assem Kanso, qui n'a pas été pris sur la liste du Hezbollah à Baalbeck-Hermel, et qui est très affaibli au parti Baas, refusait de prendre sa retraite. Il aurait envisagé de se présenter en indépendant aux élections législatives. Mais le turbulent homme politique aurait finalement accepté de ne pas jouer au trublion après l'intervention du président Bachar el-Assad, qui lui a envoyé un émissaire pour lui conseiller de passer la main calmement.  

Myriam Skaff
La présidente du Bloc populaire de Zahlé est une négociatrice coriace, déclarent aussi bien ses amis que ses détracteurs. Forte des 9 000 voix qu'elle peut apporter à toute liste qu'elle intègrerait, Mme Skaff prend son temps pour répondre aux multiples offres qui lui sont proposées. La dernière en date vient du Hezbollah, qui lui a conseillé de conclure une alliance avec le député Nicolas Fattouche. Mais la «dame de fer» de Zahlé n'a toujours pas donné de réponse.


Rafic Abi Younès
L'ancien homme fort du Baas pro-irakien s'est toujours présenté comme un nationaliste arabe, ardent défenseur de la résistance anti-israélienne. M. Abi Younès aura cependant du mal à justifier, pour deux raisons, sa décision de rejoindre la liste d'Achraf Rifi, pour briguer le siège maronite, à Tripoli: d'abord, il migre de Jbeil, sa région natale, vers Tripoli; ensuite il s'allie au plus grand pourfendeur du Hezbollah au Liban.    

La face cachée du conflit
Les propos jugés «humiliants» du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, à l'encontre du président du Parlement, Nabih Berry, ne sont pas la seule raison expliquant la solide antipathie que se vouent les deux hommes. Le conflit sur les travailleurs journaliers de l'Electricité du Liban, et les divergences portant sur de nombreux autres dossiers ne sont, aussi, que la partie visible de l'iceberg. Selon des sources bien informées, d'autres raisons cachées et peu connues du grand public sont venues se greffer sur tous ces sujets litigieux. L'enquête dont fait l'objet le général Mohammad Husseini, chef du cabinet de l'ancien commandant en chef de l'armée, le général Jean Kawhaji, est très mal perçue par M. Berry. Le président du Parlement estime qu'au-delà de cet officier, c'est lui que l'on veut atteindre, non pas forcément à travers les résultats de l'enquête mais en montrant qu'il est incapable d'assurer une protection à un général de confession chiite.   

 

Relation amicale libano-chypriote
Pour bien marquer la forte amitié qu'il porte au Liban, et plus particulièrement au ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, le président chypriote, Nikos Anastasiadès, a tenu à participer, pour sa première sortie publique après sa récente réélection, à la messe célébrée à l'occasion de la Saint-Maron, à Nicosie, le 11 février. La relation amicale qui lie M. Bassil au président Anastasiadès et à son chef de la diplomatie, Ioannès Cassoulidès, qui a également assisté à l'office religieux, se traduira, entre autres, par une étroite coopération et collaboration dans le dossier de l'exploitation des ressources offshores en hydrocarbures dans l'intérêt des deux pays, affirment des sources bien informées. 

La guerre des conseillers: épisode I
Dans «la guerre des conseillers», qui a opposé l'ancien ministre de l'Education, Elias Bou Saab, et le conseiller en communication du président Michel Aoun, Jean Aziz, ce dernier a été contraint à la démission. Le conflit entre les deux hommes a éclaté après de virulentes attaques contre M. Bou Saab au JT de la OTV, où M. Aziz dirige les émissions politiques. Des attaques consécutives aux propos de l'ex-ministre, qui avait refusé de parler, lors d'une intervention à la NTV, «d'occupation mais de présence syrienne au Liban». Toutefois, des observateurs voient dans la dispute des deux conseillers un bras de fer par proxys entre le président du CPL, Gebran Bassil, dont M. Bou Saab est proche, et Mireille Aoun Hachem. M. Bou Saab, conseiller du président Aoun pour les relations internationales, aurait refusé de revenir sur ses propos à la demande de M. Bassil, croit-on savoir de source informée.

Liste incomplète pour Wiam Wahhab
L'ancien ministre de l'Environnement, Wiam Wahhab, aurait décidé de former une liste incomplète avec le Parti syrien national social (PSNS) et deux autres candidats indépendants, un sunnite proche des mouvements nassériens et un maronite indépendant. Brouillé avec l'émir Talal Arslan, c'est la seule solution qui se présente au trublion druze.


Mansour dans le bloc du PSNS
L'ancien ministre et député Albert Mansour se présenterait au siège grec-catholique de Baalbeck-Hermel au sein de la liste du Hezbollah. Le siège est actuellement occupé par le député Marwan Farès, membre du Parti syrien national social. Selon des sources informées, le PSNS a accepté de soutenir la candidature de M. Mansour à condition qu'il accepte de siéger au sein de son bloc parlementaire, bien qu'il ne soit pas membre du parti. 


Le message fort de Saad Hariri
De tous les messages que Saad Hariri a lancés lors de son discours au Biel le 14 février, à l'occasion du 13ème anniversaire de l'assassinat de son père, ses rivaux et ses détracteurs au sein de la communauté sunnite en ont principalement retenu un: la capacité du Courant du Futur à mobiliser ses partisans dans les régions du Liban-nord (Tripoli, Akkar, Denniyé) reste importante. Des milliers de symathisants ont fait le déplacement, parfois à bord de convois bruyants et indisciplinés.

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   
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