Confidences partis
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

Confidences partis

 
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Énorme gâchis au parti Baas
Une cinquantaine d'hommes, dont certains étaient armés, ont occupé, dans la nuit du 11 au 12 mars, le siège principal du parti Baas pro-syrien, situé dans le quartier de Ras el-Nabeh, à Beyrouth. Selon des sources informées, il s'agissait de partisans du courant dirigé par Nohman Chalak et Nabil Kanso, qui entendaient protester contre les résultats du congrès extraordinaire du parti, qui a nommé le député Assem Kanso au poste de secrétaire général. Nabil Kanso n'est autre que le neveu du député. Le Baas est miné par une lutte entre différentes mouvances, qui prétendent toutes jouir du soutien du commandement général du Baas à Damas. Une chose est sûre, l'ambassadeur de Syrie au Liban, Ali Abdel Karim Ali, soutiendrait, lui, la faction de Chalak face au député Kanso.    

James Mattis inquiète le Hezbollah
Le Hezbollah a demandé à des chercheurs et des experts des Etats-Unis de passer au crible fin le travail des think tank américains et les articles de la presse US concernant tout ce qui est écrit à son sujet. Le parti tente de connaître les intentions de l'Administration Trump, qui compte de nombreux responsables qui lui sont farouchement hostiles. Le plus virulent d'entre eux est le secrétaire à la Défense, Jamas Mattis, dont la forte appréhension à l'égard du Hezbollah et de l'Iran remonte à l'attentat contre le siège des Marines à Beyrouth, en 1983, qui avait fait plus de 240 morts, dont 220 militaires américains. Des propos récents attribués au ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubair, qui a prédit une guerre israélienne contre le Hezbollah, ont amplifié les inquiétudes du parti. Depuis l'accession de Trump à la Maison Blanche et les propos belliqueux d'Israël, le Hezbollah accorde une plus grande attention au front du Liban-Sud.

Le PSP change de cap sur la Syrie
Après avoir soutenu les rebelles syriens, le Parti socialiste progressiste (PSP) est en train de changer de cap. A la mi-mars, le parti de Walid Joumblatt a organisé une cérémonie à la mémoire de l'officier druze de l'armée syrienne, Hani Melaeb, mort au combat à Homs. Des cadres du PSP ont reçu les condoléances aux côtés de proches du défunt et du responsable du Hezbollah dans la montagne, Bilal Dagher. Par ailleurs, le PSP n'a pas remplacé le portrait géant de Wahid Balous, le cheikh druze syrien opposant, incendié à Aley.     



Les chiffres ne font pas peur
Les machines électorales des différents partis libanais sont déjà à l'œuvre en prévision des prochaines législatives. A la demande d'un grand parti chrétien, un expert en questions électorales a fourni des chiffres détaillés sur la répartition confessionnelle des électeurs au Liban: 1 329 112 chrétiens; 1 062 102 sunnites; 1 043 763 chiites; 205 137 druzes. Le nombre d'électeurs musulmans s'élève donc à 2 311 002, soit un million de plus que les chrétiens. Ce déséquilibre frappant n'a pas pour autant inquiété les dirigeants de ce parti, qui soulignent que dans le contexte politique actuel, la compétition électorale n'est pas entre musulmans et chrétiens mais entre deux projets politiques, qui transcendent les communautés. Il est peu probable de voir les sunnites et les chiites voter dans une même direction. En revanche, il est fort probable de voir une alliance entre une grande partie des chrétiens et des chiites. Les druzes, eux, voteraient plutôt aux côtés des sunnites.



A gauche, des «egos démesurés»
Le secrétaire général du Parti communiste (PCL), Hanna Gharib, déploie de sérieux efforts pour fédérer les débris de la gauche libanaise lors des prochaines élections législatives. Bien qu'affaiblies, les personnalités et les formations de gauche se présentent, pour l'heure, en rang dispersé. M. Gharib propose d'appuyer dans chaque région le candidat capable d'obtenir le plus de voix possibles. Mais ces efforts se heurtent à «l'ego démesuré» de certaines personnalités, confie une source du PCL.  

Ibrahim Basbous décline l'offre
Comme il est d'usage au Liban, le directeur général sortant des Forces de sécurité intérieure (FSI) est nommé au poste d'ambassadeur au Caire ou à la Ligue arabe. Le procédé était envisagé avec le général Ibrahim Basbous après son remplacement à la tête des FSI par le général Imad Othman. Mais Basbous a décliné l'offre de Saad Hariri, préférant couler une retraite tranquille dans son village de l'Iqlim el-Kharroub.



Compréhension à Washington
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, est satisfait des rencontres qu'il a eues avec des responsables américains, en marge de la réunion qui a regroupé, à Washington le 22 mars, 68 pays pour discuter de la lutte anti-terroriste. Des sources diplomatiques rapportent que les Américains ont fait preuve de compréhension à l'égard de la position du Liban, qui réclame le retour des réfugiés syriens dans leur pays. Pour la première fois lors d'une réunion internationale, l'expression «retour volontaire» des réfugiés n'a pas été retenue dans les documents officiels. M. Bassil a par ailleurs obtenu de ses interlocuteurs des assurances que l'aide américaine à l'armée libanaise se poursuivra normalement.

Le Hezbollah proteste auprès de Bassil
Le Hezbollah a discrètement protesté auprès du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, pour l'inaction de l'ambassade du Liban à Rabat dans l'affaire de l'extradition vers les Etats-Unis de l'homme d'affaires libanais chiite, Kassem Tajeddine, arrêté au Maroc. M. Tajeddine est accusé d'avoir contourné les sanctions américaines le frappant pour cause de «financement d'une organisation terroriste». Le Hezbollah reproche à l'ambassade du Liban de ne pas être intervenue auprès des autorités marocaines pour empêcher l'extradition.

Les raisons de la colère saoudienne
Une partie des dirigeants libanais souhaite la reprise des contacts officiels avec Damas pour discuter du retour des réfugiés syriens dans leur pays. Dans le but d'obtenir une couverture arabe, de hauts responsables ont plaidé, auprès de l'Egypte, pour la récupération par la Syrie de son siège à la Ligue arabe. Mais cette démarche a été très mal accueillie par les Etats du Golfe, Arabie saoudite en tête. Riyad n'a pas manqué d'exprimer son mécontentement par des voies diplomatiques.

Lutte anti-Terroriste
L'UE loue l'efficacité du Liban

Une source diplomatique européenne a déclaré à Magazine que le Liban n'a plus rien à envier aux pays les plus développés en matière de lutte anti-terroriste.  Cette appréciation est intervenue au lendemain de la conférence sur la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, organisée conjointement par le ministère des Affaires étrangères et l'Union européeenne, début mars. Cette réunion s'est tenue à Beyrouth en présence de diplomates, de représentants des services de sécurité libanais et d'acteurs de la société civile. Les discussions ont porté sur les moyens de détection des faux documents de voyage et le filtrage des voyageurs, dans le souci de mieux contrôler les frontières libanaises, considérées comme l'une des portes vers l'Europe. Dans ce cadre, l'UE a offert à la Sûreté générale, pour le coût de trois millions d'euros, un système informatique appelé le «Registre des données frontalières», qui permet de centraliser tous les renseignements concernant les entrées, les sorties et le transit par le territoire libanais. Lors d'une tournée auprès des hauts responsables de la sécurité, la délégation européenne s'est dite «agréablement surprise» par les compétences développées par le Liban, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.  

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   
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